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Soutenance de thèse | Renate KUEN - Université Angers

Soutenance de thèse | Renate KUEN

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Soutenance de thèse de Madame Renate KUEN

14h00 | Maison de la Recherche Germaine Tillion |Amphi Germaine Tillion | 5, bis boulevard Lavoisier | ANGERS

Le 26 octobre 2018

Sujet : Regards croisés sur l’Orient du XIXème siècle à travers les œuvres de trois voyageuses européennes, Ida Pfeiffer, Amalia Nizzoli et Isabelle Eberhardt

Directeur de thèse : Madame Anne-Rachel HERMETET

RÉSUMÉ

« Regards croisés sur l’Orient du XIXe siècle à travers les œuvres de trois voyageuses européennes Ida Pfeiffer, Amalia Nizzoli et Isabelle Eberhardt » compare les récits viatiques de trois voyageuses européennes dans certains pays de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient à une époque précédant et durant l’expansion coloniale européenne. Ida Pfeiffer (1797), une voyageuse et écrivaine viennoise et Amalia Nizzoli (1806), originaire d’Italie, non encore autonome et unifiée, connaissent l’Orient sous la domination de l’Empire Ottoman de la première moitié du XIXe siècle. Isabelle Eberhardt (1877), quant à elle, voyage au Maghreb sous la domination française. La lecture croisée s’interroge sur l’influence de l’appartenance au genre féminin sur la représentation de l’Orient par l’Occident et sur les changements de perspective dus à l’évènement du colonialisme. La thèse de l’Orient crée par l’Occident du comparatiste Edward Saïd constitue le point de départ de l’argumentation. A travers différentes étapes qui vont de l’émergence d’une littérature de voyage féminine, à l’éducation spécifique que les trois voyageuses ont reçue dans leurs pays d’origine et à l’organisation de leurs voyages, l’analyse s’interroge, à l’aide d’exemples précis, sur l’image donnée par les trois autrices de l’Orient, de ses paysages, de sa population, en particulier des femmes mais aussi des hommes avec lesquels elles entrent en contact. La question centrale abordée est de se demander si une perspective féminine peut déterminer une image de l’Orient différente par rapport à celle décrite par le comparatiste Edward Saïd, comme forgée sur une opposition avec l’Occident dans laquelle l’Orient a souvent été représenté comme son négatif.  L’analyse des différents aspects des œuvres montre que les voyageuses très rarement se détachent d’un système de description binaire dans lequel Orient et Occident sont présentés en opposition.