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MT 180 secondes/Julie Meilland - Université Angers

Ma thèse en 180 secondes

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Embarquez avec Julie Meilland !

Le 7 avril 2015

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Doctorante au sein du Laboratoire d’études des bio-indicateurs actuels et fossiles (LPG-BIAF), Julie Meilland sera la seule représentante de l'Université d'Angers lors de la finale régionale de Ma thèse en 180 secondes, mardi 7 avril, au Centre des congrès d'Angers. Elle aura 3 minutes pour convaincre le public et le jury de l'intérêt de ses recherches sur les foraminifères.

Difficile de tout dire en 3 minutes. Mardi, Julie Meilland, 25 ans, ne vous dira pas qu'elle a grandi loin de la mer, à Saint-Étienne. Elle passera sous silence sa passion pour la plongée – elle a même fait sport études. Elle taira les détails de son parcours universitaire, qui l'a fait naviguer d'un bout à l'autre de la France : un DUT Génie biologique à Nancy, une licence de biologie marine à La Rochelle, un master de chimie marine à Brest, avant de jeter l'ancre à l'Université d'Angers. Depuis septembre 2012, elle y prépare une thèse, sous la direction d'Hélène Howa. Quand elle n'est pas à l'autre bout du globe, sur une mer hostile.

Julie Meilland gardera pour elle le récit de son séjour en Tasmanie, des six semaines passées près du pôle Nord à bord du Pourquoi Pas ? Elle évoquera à peine ses nombreux mois en lisière du pôle Sud, à braver l'océan austral, sur le navire de recherche océanographique Marion Dufresne. Pas un mot sur les Quarantièmes Rugissants, les tempêtes qui jettent « à terre » les ordinateurs, la fatigue après des heures et des heures à « pêcher » les foraminifères à l'aide d'un filet à plancton, à les étudier, les classer...

Julie Meilland, à la Faculté des sciences, au sein du laboratoire du LPGN-BIAF
Les foraminifères sont des organismes vivants unicellulaires si petits qu'il faut les isoler au pinceau sous la loupe binoculaire, en anticipant le roulis du bateau. « Je les soumets ensuite un à un à une batterie d'analyses, tant qu'ils sont vivants. C'est assez intense et laborieux. On ne dort pas beaucoup sur les bateaux. Mais j'ai conscience que c'est une chance immense de pouvoir faire ça. Ce type d'expéditions coûtent très cher. Donc il faut les valoriser au mieux. C'est la science qui prime alors, pas le sommeil ».

Changement climatique

Les foraminifères se trouvent dans toutes les mers. Pourquoi, mille sabords, aller les chercher au diable ? « L'océan austral est une région relativement préservée, et c'est un puits de carbone, un endroit où l'océan absorbe énormément de carbone », que les foraminifères vont stocker, notamment en construisant leur coquille.

Tous ceux qui ont entendu parler du changement climatique et des émissions de CO2 comprendront l'intérêt d'étudier l'un des réservoirs naturels du carbone. « On essaie d'avoir la connaissance la plus fine de la situation actuelle, de comprendre les cycles du carbone dans le passé, pour voir comment ça risque d'évoluer ».

Vous n'avez pas tout compris ? Julie Meilland vous redit – presque – tout en 180 secondes :


MEILLAND Julie - Pré-sélection Finale Régionale... par mt180-paysdelaloire

 

Techniques de communication

Julie Meilland a décroché sa sélection pour la finale régionale de Ma thèse en 180 secondes le 12 mars dernier, grâce au vote du public lors de la sélection locale organisée à Angers, dans les locaux de la Passerelle. Une récompense pour celle qui était jusqu'à récemment mal à l'aise pour s'exprimer en public.
Pour parvenir à ce résultat, Julie Meilland à travailler. Comme les autres doctorants inscrits à Ma thèse en 180 secondes, elle a suivi deux demi-journées de formation avec un professionnel de la communication. « Ça m'a aidée », confie la doctorante angevine. Son entourage peut en témoigner : « Avant, mes copains pensaient que je travaillais sur les manchots ».
La jeune scientifique est persuadée de l'intérêt de ce concours, et plus généralement de la vulgarisation scientifique. « C'est important d'expliquer ce que l'on fait aux gens, de transmettre un message clair. D'autant que je bénéficie d'une bourse ministérielle : ça veut dire que ce sont les impôts qui financent mes travaux, ceux de tout le monde. C'est normal que les gens comprennent ce que l'on fait. En plus, je suis dans le domaine de l'écologie. Si on n'arrive pas à trouver les bons mots pour expliquer, certaines choses ne changeront jamais ».

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Douze candidats pour une place

Douze candidats issus des écoles doctorales de l'Unam (Université Nantes-Angers-Le Mans), présenteront tour à tour leurs travaux, lors de la finale régionale de Ma thèse en 180 secondes, ce mardi 7 avril 2015, à 18 h, au Centre des congrès d'Angers (entrée libre).

Un(e) lauréat(e) sera désigné(e) par un jury composé de membres de la communauté scientifique, de journalistes/communicants et de personnalités du monde de l’entreprise. Il ou elle partira défendre les couleurs de la région Pays de la Loire à Nancy, lors de la finale nationale qui aura lieu le 3 juin.

Le public présent le 7 avril sera également invité à voter afin de désigner son/sa candidat(e) favori(te), qui recevra un trophée d'honneur.

Les douze candidats :
  • Kenza AYCHE : « Propriétés mécaniques et structurales des encapsulants polymères utilisés en microélectronique : effets de la température et de l'humidité »
  •  Arthur BABEAU : « Modélisation de la pultrusion de composites thermoplastiques et propriétés induites »
  • Anne BERNABE : « Modélisation microclimatique urbaine. Proposition adaptée à l'échelle du quartier »
  • François BRILLET : « Nouvelle stratégie d'évaluation de la biodégradation de substances organiques dans le cadre de la directive européenne REACH »
  • Lucie CARD : « La figure du pirate de l'époque moderne »
  • Nora CESBRON : « Les SARMs (Selective Androgen Receptor Modulators), une nouvelle famille d'agents anabolisants : étude des effets zootechniques et développement de stratégies analytiques visant la mise en évidence de leur utilisation chez le jeune bovin »
  • Marion GUILLOUX : « Distribution inhomogène du sel : intensification de la perception salée d'aliments assemblés réduits en sel »
  • Wafaa HALLOUM : « Développement de stratégies analytiques dédiées aux retardateurs de flamme phosphorés - Contribution à l'évaluation de l'exposition alimentaire de l'homme à ces contaminants émergents »
  • Sylvain LANNEAU : « Conception et application d'un capteur bio-inspiré des poissons électriques pour la robotique »
  • Julie MEILLAND : « La biomasse des foraminifères et son effet sur la pompe biologique du carbone dans l'océan antarctique »
  • Virginie MONTAGNE : « Influence des propriétés chimiques et physico-chimiques de la rhizosphère sur l'évolution des communautés microbiennes dans les systèmes de cultures hors sol sur des substrats organiques »
  • Gregory SAVI : « L'action de la communication sur les attentes au cours des transformations organisationnelles »

Une vidéo de chaque candidat est visible en ligne