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Une « fresque-molécule » géante pour l’IBS - Université Angers

Une « fresque-molécule » géante pour l’IBS

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L'artiste Richard Fauguet devant sa fresque

Une fresque longue de 80 mètres représentant une molécule a investi les baies vitrées du nouvel Institut de Biologie en Santé (IBS). Conçue par Richard Fauguet, l'œuvre d'art a trouvé sa place, 3 ans après le début de l'aventure.

« Ce projet avait un côté plaisant car il impliquait de s'adapter aux lieux », révèle Richard Fauguet, créateur de l'œuvre artistique commandée pour le bâtiment de l'IBS, sur le campus Santé de l'Université d'Angers. Cet artiste français d'art contemporain a été choisi pour créer une œuvre d'art dans les nouveaux locaux de l'IRIS (Institut de recherche de l'ingénierie de la santé) et du PBH (Plateau de biologie hospitalière). La Loi du « 1% artistique » oblige en effet à consacrer 1% du coût de construction des bâtiments publics à la commande ou à l'acquisition d'œuvres d'arts. Sélectionné en 2007 par un jury, Richard Fauguet a travaillé en collaboration avec la société « Glace contrôle », qui a fabriqué et posé le film-molécule sur les vitres.

Il a d'abord fallu déterminer la forme que prendrait l'œuvre. L'idée d'une fresque a semblé intéressante à l'artiste car elle permettait d'utiliser l'énorme surface vitrée, de jouer avec les reflets dans cet endroit de passage. « J'ai d'abord réfléchi à un dessin qui illustre la recherche scientifique. L'idée d'une molécule me paraissait simple et accessible à tous », témoigne l'artiste, originaire du Berry. Parti d'une image génétique, il a voulu la faire « proliférer », encerclant ainsi le bâtiment sur 80 mètres. Richard Fauguet se dit ravi d'avoir appris à travailler sous « contrainte », à savoir celle du bâtiment. Prise dans ce sens, l'œuvre d'art ne joue pas le même rôle que dans un musée. «  Qui sait si dans quelques temps, les gens ne se donneront pas rendez-vous à la chenille de l'IBS, s'enthousiasme l'artiste qui veut faire de son œuvre un signe d'identité reconnaissable.

Une fois le motif choisi, place aux simulations 3D, essais couleurs et autres tests de pigments. « J'avais le souvenir de molécules oranges dans mes vieux livres scolaires. Et la couleur bleu s'accordait bien avec le gris foncé », explique Richard Fauguet. Par une forme épurée et des couleurs vives, l'objectif était de rendre ludique un dessin à la base plutôt austère. La société « Glace contrôle » d'Angoulême a ensuite pris le relais pour la réalisation de la fresque. Brevetée, la technique consiste à injecter par multi-couches des pigments de couleurs dans un film résistant à la lumière et au temps. À partir du dessin 21x29, 7 fourni par Fauguet, une simulation sur 2m² a été tentée. La pose à l'aide d'un agent mouillant adhésif a nécessité 10 jours. Caractéristique étonnante, le revêtement donne à la surface vitrée un effet miroir.

« Je n'avais jamais travaillé sur ce support », indique Richard Fauguet, épaté par le résultat. En effet, même à regarder la fresque de plus près, l'observateur n'a pas l'impression de se trouver devant un film collé sur la vitre. Et miracle de technologie, les personnes situées à l'extérieur ne voient pas ce qui se passe derrière la molécule tandis qu'à l'intérieur, les chercheurs voient très bien dehors, à travers la fresque. Tout le monde peut ainsi en profiter !

Thérèse Rosset

Un nouveau bâtiment

Les laboratoires de l'Institut de Recherche de l'Ingénierie de la Santé-IRIS (Université d'Angers) et ceux du Plateau de Biologie Hospitalière-PBH (CHU d'Angers) se rassemblent dans un nouveau bâtiment baptisé Institut de Biologie en Santé (IBS).

Situé à l'intersection des rues Valentin Hauy et des Capucins, l'entrée se fera par le CHU, 4 rue Larrey.