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La Fondation Raoul-Follereau soutient l’équipe Atomyca

Le président de la Fondation Raoul-Follereau qui lutte contre la lèpre et d’autres maladies tropicales négligées était à Angers, jeudi 12 juillet, auprès des chercheurs angevins de l’équipe Atomyca, spécialistes de l’ulcère du Buruli.

Il a été décrit pour la première fois en 1948 en Australie puis en en Ouganda-. Mais l'ulcère de Buruli, classé comme « maladie émergente » par l'OMS, garde ses zones d’ombres. On sait qu'une bactérie, Mycobacterium ulcerans, proche de celles responsables de la tuberculose et de la lèpre, est à l'origine de l'infection nécrosante qui s'attaque à la peau et aux tissus mous, laissant de grandes surfaces de chair béantes. Une trentaine de pays, principalement situés en zones subtropicales humides, ont signalé des cas de cette maladie fortement invalidante si elle n'est pas traitée, par antibiotique et chirurgie dans les cas les plus graves. Elle touche entre 5 à 10 000 personnes par an, surtout des enfants, dont 90 % en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Mais comment se transmet exactement le bacille ? Comment agit-il ? Comment mieux lutter contre ?

Laurent Marsollier, Michel Récipon, Christian Johnson et Estelle Marion lors de leur rencontre à Angers le 11 juillet 2019
Laurent Marsollier, Michel Récipon, Christian Johnson et Estelle Marion lors de leur rencontre à Angers le 11 juillet 2019
Ces questions animent depuis des années les chercheurs d’Atomyca, l’une des équipes du Centre de recherche en cancérologie et immunologie Nantes Angers (CRCINA). Ils ont été associés à la mise au point d’un diagnostic et ont ouvert la voie à un traitement oral par antibiotiques de la maladie, qui frappe des zones reculées.

« Aujourd’hui, nous continuons à travailler sur les modes de transmission et l’amélioration du traitement, indique Laurent Marsollier, directeur de recherche Inserm, et responsable de l’équipe de 2007 à 2018. Nous cherchons aussi à inventer un outil de diagnostic utilisable en zones endémiques qui sont souvent reculées ».

Un hôpital au Bénin

Le 12 juillet 2019, l’équipe de recherche désormais dirigée par Estelle Marion a accueilli au sein de ses laboratoires, à l’Institut de biologie en santé, Michel Récipon, président de la Fondation Raoul-Follereau. Il était accompagné de Christian Johnson, président de l’International Leprosy Association, et expert à l'OMS.

« La Fondation est un financeur historique de nos travaux, indique Laurent Marsollier.  Au cours du temps, elle est devenue un partenaire important et nous collaborons activement au Bénin ». En 2003, la Fondation y a ouvert un centre de dépistage et de traitement de l'ulcère de Buruli à Pobé, au sud-est du pays. « Nous avons en charge toute la partie concernant l’analyse médicale, précise Laurent Marsollier. Nous avons formé les professionnels de santé et continuons à assurer leur accompagnement, en nous rendant sur place tous les 3 mois ».

Le centre béninois diagnostique chaque année entre 100 et 200 cas d’ulcère de Buruli, et une vingtaine de cas de lèpre. « Grâce à cette collaboration, nous avons accès à des données sur la maladie, qui permettent de faire avancer la recherche ».

Pour en savoir plus sur l'action de la Fondation Raoul-Follereau au Bénin :

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