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Translational nanomedicine - Université Angers

Translational nanomedicine international meeting

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Nanomédecines : Angers "sur le bon chemin"

Le Pr Frédéric Lagarce, cheville ouvrière de la rencontre internationale

Le 2e Translational nanomedicine international meeting s'est tenu les 27, 28 et 29 août à l'Université d'Angers. Il a rassemblé 150 spécialistes internationaux des nanomédecines à la Faculté de médecine. La rencontre a permis de faire le point sur les dernières avancées, et identifier les freins à la mise sur le marché de ces traitements, infiniment petits par la taille (de l'ordre du milliardième de mètre) mais à l'énorme potentiel.

Aussi bien sur la forme que sur le fond, le colloque qui a rassemblé des scientifiques, mais aussi des industriels et responsables d'agences de régulation, est un « succès », estime le Pr Frédéric Lagarge, coorganisateur de la rencontre avec l'Américain Arun Kumar. « Les gens sont venus nous dire que c'était une conférence exceptionnelle », s'enthousiasme l'enseignant-chercheur en pharmacie, membre de l'unité Mint (Micro et nanomédecines biomimétiques). Responsable de ce laboratoire angevin et président d'honneur du congrès, le Pr Jean-Pierre Benoît ne dit pas autre chose : « Un programme scientifique exceptionnel, 150 personnes venues de 16 pays, des cinq continents, des communications par des "pointures" américaines et européennes, de nouveaux concepts abordés, et, surtout, ce qui était le but du congrès, on a vu comment les choses évoluaient vers la clinique, quels étaient les obstacles à surmonter pour aller de la recherche fondamentale aux patients ».

Diagnostics, thérapies...

Depuis une dizaine d'années, la recherche sur les nanomédecines, c'est-à-dire l'application des nanotechnologies à la médecine et la santé, a connu un fort essor. Avec des avancées prometteuses « dans le développement de diagnostics individuels, de thérapies ciblées et un meilleur suivi des traitements, note l'Agence nationale de la recherche. Les domaines médicaux qui devraient bénéficier le plus de la nanomédecine sont le cancer, les maladies cardio-vasculaires, les maladies neurologiques (notamment neuro-dégénératives), le diabète, les maladies inflammatoires ainsi que l'orthopédie et d'autres pratiques médicales qui peuvent avoir recours à la médecine régénérative ».

« Le problème, analyse Frédéric Lagarce, c'est qu'il y a beaucoup de recherches, mais très peu d'applications au final. Les publications scientifiques sur le sujet se comptent par milliers, mais l'on retombe à quelques dizaines quand on regarde les médicaments susceptibles d'être délivrés aux patients ».

Le Pr Jean-Pierre Benoît, président d'honneur du Translational nanomedicine international meeting
Une grande part des interventions du meeting international a donc été consacrée aux « obstacles à surmonter pour permettre à la nanomédecine d'atteindre le marché », pour reprendre le titre de la conférence d'ouverture donnée par Ruth Duncan (Cardiff), pionnière dans ce domaine. Des représentants d'entreprises ont été invités à partager leur expérience, ainsi que des agences gouvernementales de santé.

« Ça nous a confortés dans notre vision, indique Jean-Pierre Benoît. Angers associe à la fois la recherche fondamentale avec le Mint, le transfert, le développement pharmaceutique avec la société Carlina Technologies, et des potentialités cliniques avec notre partenaire du CHU. Je pense que nous sommes sur le bon chemin pour apporter des nanosystèmes sur le marché ».

 

Rendez-vous au Brésil
Après une 1re édition aux États-Unis en 2012, et une 2e à Angers, le 3e Translational nanomedicine international meeting aura lieu en juin 2016 au Brésil.

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Les partenaires

Le Translational nanomedicine international meeting d'Angers était organisé par l'unité mixte de recherche Mint (Micro et nanomédecines biomimétiques),

en partenariat avec :

avec le soutien de :

  • la SFR Icat (Interactions cellulaires et applications thérapeutiques)