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Tony Breton - Université Angers

Moltech-Anjou

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Tony Breton, prix du jeune chercheur en électrochimie

Tony Breton

Pour ses travaux sur la fonctionnalisation de surfaces, l’enseignant-chercheur de l’Université d’Angers s’est vu attribuer un prix par la division régionale France de l’International society of electrochemistry (ISE).

Le prix remis lors des Journées d’électrochimie 2017, fin juin à Bordeaux, récompense l’ensemble du début de carrière de Tony Breton, 39 ans, et en particulier ses recherches sur la fonctionnalisation de surface contrôlée, thématique originale qu’il a développée depuis 2012.

Pour faire simple, la fonctionnalisation de surfaces consiste, comme le résume le maître de conférence en chimie physique, « à essayer d’accrocher des molécules sur des surfaces », afin d’optimiser les spécificités d’un matériau ou lui conférer des propriétés supplémentaires. Différentes technologies sont d’ores et déjà utilisées par les industriels (revêtements, traitements de surface…) pour rendre leurs produits anti-adhérents, résistants à la corrosion, etc. Le monde de la nano-électronique est aussi intéressé. Mais il y a un problème.

À l’image d’un peintre un peu trop généreux sur la peinture, « quand on modifie des surfaces, on a tendance à mettre des gros paquets, constate le chercheur du laboratoire Moltech-Anjou, spécialisé dans les matériaux moléculaires organiques. Le but de mes travaux a été de parvenir à faire la pellicule la plus fine possible : une monocouche moléculaire, pas plus épaisse qu’une molécule. Cela permet d’exploiter au mieux les fonctionnalités de cette couche, puisqu’elle est à la fois en contact direct avec le matériau support et avec l’élément extérieur ».

Un procédé « simple »


Pour éviter la formation de couches épaisses, Tony Breton a eu l’idée d’utiliser un piégeur de radicaux, le DPPH, dont le but est de capter les molécules réactives excédentaires. Un procédé « original mais simple ». Il suffisait d’y penser.

Le chercheur de l’UA a signé une demi-douzaine de publications scientifiques depuis 2013, sur la mise au point du procédé, mais également sur l’intérêt d’obtenir une telle monocouche. « Plus on approche de la monocouche, plus le matériau devient actif, et plus il est évident de contrôler ses propriétés ».

Tony Breton poursuit actuellement ses travaux dans ce domaine. « Le but, maintenant, est d’exploiter cette méthodologie pour quantifier l’expression des propriétés en fonction de la structure et de l’épaisseur de la couche organique ».

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Bio express

Originaire de La Rochelle, Tony Breton a effectué l’intégralité de sa formation universitaire à Poitiers. En 2004, rattaché au Laboratoire de catalyse en chimie organique (aujourd’hui devenu l'Institut de chimie des milieux et matériaux de Poitiers), il soutient une thèse en électrosynthèse organique.

Après un année d’enseignement et un post-doctorat à l’Université du Québec à Montréal (Uqam), Tony Breton rejoint l’Université d'Angers en septembre 2006, en qualité de maître de conférences. Il est habilité à diriger des recherches depuis 2011.