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Nouveaux locaux LPG-BIAF - Université Angers

À la Faculté des sciences

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De nouveaux laboratoires pour le LPG-BIAF

Une étudiante du LPG-BIAF classant des foraminifères

Le LPG-BIAF a pris possession de nouveaux locaux dans le bâtiment F de la Faculté des sciences. Un emménagement qui permet de concentrer les forces vives et les équipements de l'équipe spécialiste des bio-indicateurs actuels et fossiles.

Adossé au département Géologie de l’Université d’Angers, le LPG-BIAF est le pôle angevin du Laboratoire de Planétologie et Géodynamique (UMR 6112). L'équipe a acquis une réputation mondiale dans l’étude des foraminifères, une groupe de 5000 espèces d’organismes unicellulaires de taille microscopique (de 0,1 à 0,5 mm en général).

Différentes espèces de foraminifères benthiques typiques de l'Océan indien
Les foraminifères sont présents dans les océans depuis au moins 550 millions d’années, et nombreux à l’état de fossile dans les sédiments marins. L’analyse de leurs coquilles et des matières qui les entourent permet d’en apprendre beaucoup sur les conditions du milieu. C’est un témoin de la qualité de l’eau, du climat à une période donnée, des variations de ces éléments dans le temps… De quoi mieux « comprendre le fonctionnement des océans actuels », « reconstruire les climats passés et prédire les changements environnementaux futurs », « évaluer l’impact des activités humaines sur les écosystèmes »… Autant d’objectifs que s’est fixés le LPG-BIAF.

Rapprochement physique

Frans Jorissen, directeur du LPG-BIAF
Depuis la création de l'équipe en 2002, l’effectif a fortement progressé. « Il a triplé. Nous étions trois ou quatre chercheurs à mon arrivée », confirme le professeur Frans Jorissen, responsable du site angevin qui compte aujourd’hui 10 enseignants-chercheurs, des doctorants, des post-doctorants, du personnel technique et administratif. Quelque 25 personnes au total, réparties en différents endroits de la Faculté des sciences, jusqu’à récemment.

Depuis novembre, l’ensemble du LPG-BIAF est regroupé. Il a conservé les bureaux qu'il occupait au 2e étage du bâtiment C', et pris possession des locaux situés dans le prolongement, au 2e étage du bâtiment F. Des paillasses, pour l'essentiel, libérées par les chercheurs de l’IRHS qui ont rejoint à la fin de l’été le Campus du végétal

De la carotte sédimentaire à l'ADN

L’équipe du LPG-BIAF a ouvert les portes de ses nouvelles installations aux visiteurs, jeudi 25 février 2016. L’espace est doté d’une demi-douzaine de laboratoires, permettant d’accomplir différentes phases de la recherche : réception des carottes sédimentaires, préparation des échantillons, séparation des espèces de foraminifères, analyse des paramètres physico-chimiques de la coquille, analyse géochimique des sédiments pour appréhender le milieu dans lequel vivaient les foraminifères…

Le LPG-BIAF dispose également d’un laboratoire de culture afin d’approfondir les connaissances sur les foraminifères vivants. « Il doit exister cinq ou six laboratoires de culture dans le monde », souligne Emmanuelle Geslin, enseignante-chercheuse en micropaléontologie et environnements des littoraux, qui tente de comprendre, par exemple, comment certains foraminifères peuvent vivre sans oxygène.

Autre innovation : le LPG-BIAF est, depuis peu, équipé d’une plate-forme d’extraction d’ADN qui permet, entre autres, de mieux différencier des espèces proches et d'ouvrir de nouvelles pistes de recherche.

Le tour des labos en images

Le 25 février, l'équipe du LPG-BIAF a accueilli les visiteurs dans ses nouveaux locaux
Christine Barras, ingénieure de recherche, a animé une partie de la visite
Dans cette salle, les foraminifères sont séparés, un à un, des sédiments et caractérisés
Un travail de fourmi essentiel pour obtenir des populations uniformes
Le LPG-BIAF est l'une des rares structures au monde dotée d'un laboratoire de culture
Emmanuelle Geslin a présenté l'intérêt des travaux sur l'ADN des foraminifères
Une part des locaux est dédé à l'étude géochimique des sédiments
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Mémo

Les recherches du LPG-BIAF s’insèrent dans le thème EPEBI (Environnements, paléo-environnements et bio-indicateurs) de l’UMR-CNRS 6112. L'équipe étudie des écosystèmes marins et côtiers, dans l’actuel et dans le passé, pour aborder quatre thématiques :

  1. le fonctionnement des écosystèmes actuels,
  2. la qualité des écosystèmes actuels,
  3. le développement de proxies paléo-océanographiques, et
  4. l’application de ces proxies dans des archives sédimentaires du Quaternaire.

Les principaux outils de recherche sont :

  1. les micro-organismes fossilisables (foraminifères benthiques et planctoniques),
  2. la géochimie (réactions diagénétiques, composition des tests de foraminifères),
  3. la sédimentologie (dynamique et flux sédimentaires).

La stratégie de recherche du LPG-BIAF est basée sur une combinaison d’observations sur le terrain, d’expériences en laboratoire, et d’études de carottes sédimentaires.

L'info en +

En 2015, Julie Meilland, doctorante au LPG-BIAF a participé au concours de vulgarisation scientifique, Ma thèse en 180 secondes. Un bon moyen d'en apprendre davantage sur les foraminifères et leur rôle dans le stockage de CO2.

Sa prestation est à retrouver ici.