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NanoFar+ - Université Angers

Nanomédecines et innovations pharmaceutiques

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NanoFar + : vers la pérennisation du programme international

Frank Boury, coordinateur du programme NanoFar

Soutenu par la Région, le programme NanoFar+ vient d'être lancé. Objectif : consolider et renforcer les collaborations internationales nées depuis 2012 dans le sillage de NanoFar, le programme de doctorat européen centré sur les nanomédecines.

NanoFar est un programme de doctorat conjoint, labellisé « Erasmus Mundus » par la Commission européenne. Dédié aux nanomédecines et innovations pharmaceutiques, il permet à des étudiants du monde entier de réaliser leurs 3 ans de thèse sous la cotutelle de deux des six universités impliquées (Angers et Nantes en France, Liège et Louvain en Belgique, Nottingham au Royaume-Uni et Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne). Chaque doctorant doit effectuer au moins un an de recherche en dehors du pays de son établissement de rattachement.

Les six universités impliquées dans NanoFar
Depuis 2012, année de son lancement, 33 doctorants, originaires de 20 pays (France, Italie, Iran, Inde, Swaziland...), ont été sélectionnés parmi 350 candidatures pour bénéficier de ce programme piloté par l’UA et coordonné par Frank Boury, enseignant au sein du département Issba de l'UFR sciences pharmaceutiques et ingénierie de la santé, chercheur au sein de l'unité Mint, et directeur adjoint de l'école doctorale Biologie et santé. Les premiers soutiendront leur thèse à l’automne 2015. À la même période, la quatrième cohorte de doctorants débutera ses travaux, avant une cinquième et dernière qui sera recrutée pour septembre 2016. Au total, une cinquantaine de thèses auront été financées grâce aux fonds européens, aux soutiens de la Région Pays de la Loire (une thèse par an) et de l'UA (une thèse par an), ainsi que divers partenaires locaux (Angers Loire métropole...). Mais après ?

22 partenaires académiques

Pour préparer l'avenir, un programme complémentaire baptisé « NanoFar + » a été lancé le 1er janvier 2015. Il repose sur un budget d'un peu plus de 720 000 euros, dont une aide de 500 000 euros accordée pour 4 ans par le conseil régional des Pays de la Loire, dans le cadre de son appel à projets Stratégie internationale qui vise à consolider et pérenniser « les réseaux de recherche d'excellence à l'international ».

Dans le cas de NanoFar +, le consortium initial de six universités a été élargi à seize nouveaux partenaires académiques, « européens et non-européens », souligne Frank Boury. Des établissements de Pretoria (Afrique du Sud), La Plata (Argentine), Tel Aviv (Israël), Calcutta (Inde), Dublin (Irlande), ou bien encore Boston (États-Unis) sont en passe d'intégrer le réseau. « Cela va notamment nous permettre d'élargir les axes de recherche ». Deux thématiques (nanomédecine et infectiologie, et, sécurité des nanomédecines) vont ainsi être explorées par des pots-doctorants lors des quatre prochaines années.

Recherches et formations

Les partenaires ambitionnent également de proposer des formations conjointes en nanomédecine, au niveau du master (par échange d'étudiants). La formation doctorale sera renforcée, en particulier les chapitres concernant la valorisation des travaux de recherche et l'esprit entrepreneurial. Le réseau NanoFar + souhaite, par ailleurs, créer des liens avec les sciences humaines et sociales, en supportant des études « sur tous les aspects sociétaux, éthiques et réglementaires », liés aux nanomédecines.

Pour coordonner les différentes actions, un ingénieur projet est en cours de recrutement. Il sera aussi – et surtout – chargé d'accompagner la recherche de fonds, « pour pouvoir garder un nombre critique d'une dizaine de thèses financées chaque année au-delà de 2016 ». D'ores et déjà, le réseau a prévu de répondre à de nouveaux appels à projets européens (dans le cadre d'Horizon 2020). Une prospection auprès de partenaires industriels a également été engagée.

Un projet de LIA

Trois universités partenaires de Nanofar +, celle d'Angers, de La Plata (Argentine) et de Campinas (Brésil) travaillent en parallèle à la création d'un « laboratoire international associé » (LIA), labellisé par l'Inserm.

Le LIA permet à des équipes de différents pays de collaborer sur un projet de recherche défini, en mettant en commun des moyens humains et matériels, au sein d'un laboratoire conjoint mais sans réalité physique (chaque équipe reste rattachée à sa structure initiale).

Depuis 2010, deux LIA impliquant des chercheurs de l'UA ont vu le jour. Dans le cadre du premier, coordonné par Marc-Antoine Custaud, des équipes angevines (BNMI) et moscovites ont étudié les effets de la gravité sur les dysfonctionnements cardiovasculaires induits par l'apesanteur et les conditions environnementales. Le second LIA, baptisé « Napoli » (Nano photoswitching of organic materials with light) a été lancé en 2014. Il repose sur la collaboration de physiciens de Moltech-Anjou et de deux équipes de chimistes de l'université de Wroclaw, en Pologne. Ensemble, ils tentent « d'accroître les compétences dans le champ de la photochimie, la photophysique et les applications de nanostructures contenant des molécules photocommutables », explique Régis Barillé, chercheur à Moltech et coordinateur du projet. Des avancées sont attendues « dans les domaines du contrôle optique des surfaces bioactives, du traitement de l'information ou du stockage de données ».