Aller au contenuAller au menuAller à la rechercheAller à la page d'actualités

Label Ligue contre le cancer - Université Angers

Label Ligue contre le cancer

  • Partager la page sur les réseaux sociaux
  • Envoyer cette page par mail

    Envoyer par mail


    Séparés par des virgules
  • Imprimer cette page
  • Commenter cette page

Deux équipes labellisées par la Ligue Nationale Contre le Cancer

logo équipe labellisée ligue contre le cancer
L'UMR 1066 Inserm « Micro et Nanomédecines Biomimétiques (IVP) » (Jean-Pierre  Benoit) et l'unité Inserm 892 « Immunité innée et Immunothérapie » (Yves Delnest) viennent d'obtenir le label « Équipe Labellisée 2012 » par la Ligue Nationale Contre le Cancer (LNCC).

La première équipe travaille sur une thématique animée par le Dr Emmanuel Garcion : « De la compréhension du comportement de cellules souches cancéreuses dans les gliomes au développement d’une nanomédecine adaptée ». Pascale Jeannin, de l'unité 892 réalise un projet ayant trait à « l'immunothérapie antitumorale active combinée: Induction de lymphocytes T cytotoxiques et levée de l'environnement immunosuppresseur ».

270 000 euros pour chaque laboratoire

Le programme « Equipes Labellisées » apportera un soutien financier de 90 000 euros annuels par laboratoire jusqu'à fin 2014. Les deux laboratoires avaient déjà été labellisés en 2007 et 2008. Tous les ans, la Ligue lance des appels d'offres auxquels peuvent répondre les laboratoires travaillant sur la thématique du cancer d'y répondre. « La sélection des projets de recherche est très sévère », témoigne Jean-Pierre Benoît, directeur de l'équipe, qui a dans le passé fait partie d'une des Commissions nationales de la LNCC. Les équipes participant à ce programme sont sélectionnées sur trois critères principaux : leur excellence, attestée par leurs publications internationales, la qualité scientifique des projets de recherche pour lesquels le soutien de la Ligue est demandé, la faisabilité du projet qui repose non seulement sur la qualité de l’équipe mais aussi sur un environnement satisfaisant en matière d’équipements.

La Ligue nationale se sert ensuite des résultats de ces recherches pour communiquer auprès du grand public et faire appel aux dons. Une manière de montrer que la recherche avance. Pour le laboratoire angevin, ce label est loin d'être négligé : il atteste de la qualité de son travail. « Nous sommes assurés de réaliser les travaux que nous avons présenté dans notre dossier, c'est une sorte de pression positive », assure Emmanuel Garcion, en charge de l'animation du projet de recherche sélectionné.

Vaincre les cellules souches dans le cancer du cerveau

Douze chercheurs travaillent actuellement sur le glioblastome (forme de cancer du cerveau) au sein de l'UMR 1066. « Aucun traitement satisfaisant n'existe à ce jour contre cette tumeur cérébrale », explique Emmanuel Garçion. Leurs travaux de recherche cognitive (de médicaments) et appliquée consistent à comprendre comment les cellules souches résistent aux thérapies « classiques » de radiothérapies et chimiothérapies. Les chercheurs angevins mettent au point des nanocapsules agissant sur les « microARN », à l'origine de la résistance des cellules souches aux traitements contre le cancer. Il s'agit de concentrer l'action du traitement uniquement sur ces points de résistance, améliorant ainsi son efficacité. Emmanuel Garçion et son équipe escomptent des résultats d'ici 5 ans. À plus longue échéance, les chercheurs envisagent l'utilisation ces nanomédicaments pour soigner d'autres cancers comme celui du poumon ou du foie.

Stratégie d’immunothérapie combinée dans le traitement du cancer de l'ovaire

Pascale Jeannin et ses collègues mettent au point une  nouvelle stratégie pour traiter le cancer de l'ovaire. Leur travail consiste actuellement à identifier de nouvelles stratégies vaccinales, basées sur l’utilisation de molécules microbiennes pour cibler les protéines tumorales vers les cellules responsables de la génération des lymphocytes T tueurs, capables d'éliminer la tumeur. Mais pour que ces lymphocytes soient efficaces, les chercheurs doivent également trouver un moyen de bloquer certaines molécules immunosuppressives autour de la tumeur. En effet, les cellules cancéreuses, en générant un environnement immunosuppresseur, empêchent les cellules immunitaires, et donc les cellules tueuses, de détruire la tumeur. L’approche dévelopée par l’équipe consiste donc à optimiser une stratégie basée sur la vaccination et le blocage de l’environnement immunosuppresseur de la tumeur. « D'ici 1 an et demi, nous passerons à la seconde étape du projet consistant à valider le blocage de certaines cytokines impliquées dans l'immunosuppression », détaille Céline Beauvillain, de l'équipe Inserm 892. Une fois que les chercheurs auront trouvé le moyen de « neutraliser » l'environnement immunosuppresseur, ils injecteront un vaccin qui forcera l'organisme à fabriquer des lymphocytes tueurs, capables d’ éliminer la tumeur.

Thérèse Rosset

*
*
*