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LabCom Nextbone - Université Angers

LabCom Nextbone

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Nextbone, les substituts osseux du futur

Daniel Chappard

L'unité de recherche Gerom de l'Université d'Angers et la société toulousaine Kasios ont créé un laboratoire commun (LabCom), baptisé « Nextbone », pour développer de nouveaux biomatériaux destinés à la reconstruction osseuse. Validé par l'Agence nationale de la recherche en 2015, il a été officiellement inauguré ce 8 juillet 2016 à l'Iris.

Un LabCom associe une équipe de recherche universitaire et une société industrielle. En contrepartie d’une aide financière de 300 000 euros sur 3 ans, les deux partenaires s’engagent à mettre en commun des moyens humains et matériels, à mener une recherche commune, sous une gouvernance conjointe.

Créé en 2013, ce dispositif est l’une des mesures pour l’innovation décidées par le gouvernement afin d’apporter une nouvelle dynamique de transfert de la recherche publique vers le monde industriel français et accompagner la croissance des PME et ETI.

Depuis le lancement du programme, 89 LabComs ont été validés par l’Agence nationale de la recherche (ANR), sur un total de 319 dossiers évalués. La région Pays de la Loire en compte 9, dont deux à Angers : Estim, dans le domaine du végétal, et Nextbone, dans celui de la santé.

Imiter la nature

NextBone associe le Groupe d’études remodelage osseux et biomatériaux (Gerom) et la société toulousaine Kasios, spécialisée dans la fabrication et la distribution de substituts osseux et d’implants pour la chirurgie orthopédique, la neurochirurgie et la chirurgie dentaire. Ensemble, ils comptent développer et commercialiser de nouveaux biomatériaux, au plus près des véritables os, qui seront fabriqués industriellement par Kasios selon les recommandations et spécificités fournies par Gerom.

Dirigé par Daniel Chappard, le laboratoire de l'Université d’Angers jouit d’une reconnaissance internationale en matière d’analyse tridimensionnelle du tissu osseux. « Nous sommes l’une des deux plate-formes européennes les mieux équipées pour l’imagerie osseuse », se félicite le professeur Chappard.

Déjà une longue collaboration

Nextbone a été officiellement inauguré le 8 juillet 2016, en présence (de g. à dr.) d'Anne Puech, responsable du programme LabCom à l'ANR, Daniel Chappard, Nicolas Guéna, Paul Calès, vice-président de l'UA en charge de la valorisation scientifique, le Dr Bernard Guillaume (Gerom) et Michel Baslé, l'élu angevin délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche
L’équipe angevine collabore de longue date avec l’entreprise née en 2001. Celle-ci compte aujourd’hui une trentaine de collaborateurs, commercialise ses produits dans une cinquantaine de pays, pour un chiffre d’affaires annuel de près de 6 millions d’euros. « Nous avons très vite compris que nous devions conforter l’environnement scientifique de nos substituts synthétiques osseux, pour que nos produits aient une véritable crédibilité, indique son président, Nicolas Guéna. Le rapprochement avec Daniel Chappard date d’une dizaine d’années, parce qu’à l’époque déjà, il était "the" spécialiste ».

Depuis, Gerom et Kasios ont signé une douzaine de publications dans des revues internationales et déposé un logiciel pour l’analyse de la porosité.

Au sein de leur nouveau LabCom, les deux partenaires vont travailler selon quatre axes principaux :

  • la fabrication de blocs de biomatériaux poreux favorisant l’ostéoconduction (capacité du matériau à servir de support passif à la repousse osseuse) ;
  • la fabrication de membranes favorisant l’ostéoconduction, à partir de micro ou nanofilaments ;
  • les matériaux de comblement sous forme granulaire ;
  • l’utilisation de liants spécifiques, pour immobiliser les granules et stimuler la vascularisation.

Plusieurs thèses Cifre sont déjà en cours.

Un marché prometteur

Nextbone a choisi de travailler sur des biomatériaux synthétiques, en raison des risques sanitaires potentiels liés à l’utilisation des matériaux naturels.

Les biomatériaux constituent un marché en plein essor, en particulier dans le domaine osseux où l’utilisation des prothèses va augmenter avec le vieillissement de la population.

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Avec le soutien de la SATT

Le projet Nextbone a bénéficié de l’accompagnement de la Société d’accélération du transfert de technologie (SATT) Ouest Valorisation. Créée en 2012 dans le cadre du programme des Investissements d’avenir, elle est l’opérateur de valorisation des 24 établissements publics et organismes de recherche en Pays de la Loire et Bretagne.

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