Aller au contenuAller au menuAller à la rechercheAller à la page d'actualités

Labcom Feed in tech - Université Angers

Valorisation du Végétal

  • Partager la page sur les réseaux sociaux
  • Envoyer cette page par mail

    Envoyer par mail


    Séparés par des virgules
  • Imprimer cette page
  • Commenter cette page

Feed in tech : un nouveau Labcom

Extraits de raisins

L’unité de recherche Sonas et l’entreprise Nor-Feed associent leurs savoir-faire en matière de plantes et extraits de plantes à destination de la nutrition et de la santé animales. L’Agence nationale de la recherche (ANR) vient de labelliser leur Laboratoire commun (Labcom), baptisé « Feed in Tech ».

Comment diminuer l’usage de médicaments dans les élevages ? L’enjeu est à la fois sociétal, partout dans le monde des consommateurs réclamant une alimentation plus saine, et sanitaire, avec le développement de résistances bactériennes aux antibiotiques.

Dès 2003, Nor-Feed s’est lancé sur le créneau des méthodes alternatives naturelles. Basée à Beaucouzé, tout près du campus du Végétal d'Angers, l’entreprise met au point, fabrique et commercialise des additifs à base de plantes et d’extraits de plantes qui sont incorporés aux aliments pour animaux, de rente principalement (production d'œufs, de lait, de viande…). « C’est un marché à forte croissance, de l’ordre de 4 % chaque année dans le monde », constate Pierre Chicoteau, qui fut vétérinaire et chercheur en physiologie animale, avant de revêtir le costume de chef d’entreprise.


L’innovation est essentielle pour la PME (35 personnes, essentiellement en Anjou, dont un quart se consacrent à la R&D). Dans ce domaine, comme pour sa croissance à l’international (60 % du chiffres d’affaire est réalisé à l’export), Nor-Feed s’est appuyée sur des partenaires.

La collaboration avec le laboratoire Sonas, l’un des composants du pôle végétal angevin, spécialisé dans la valorisation des molécules naturelle à visée thérapeutique, a débuté dès 2008. Un projet régional et une thèse Cifre ont abouti à la mise au point d’une gamme de produits Nor-Feed à base de plantes à saponines, aux vertus antiparasitaires. « Depuis cette date, notre collaboration n’a cessé de progresser, constate David Guilet, professeur de chimie analytique à l’UA, membre du Sonas. Nous avons signé deux contrats de recherche et conduit deux autres thèses Cifre. Le Labcom est la poursuite de ce mouvement, avec la volonté d’accélérer encore et d’approfondir des thématiques que le temps d’une thèse ne permet pas d’explorer totalement ».

« Une nutrition de précision »

Le Labcom Feed in Tech va se concentrer sur trois axes en particulier :

  • La maîtrise des produits, « c'est-à-dire connaître précisément ce qui est dans le produit, identifier les marqueurs chimiques, et surtout maîtriser leur quantification en situation de très faibles doses dans cette matrice complexe qu’est l’aliment », précise l’enseignant-chercheur..
  • L’axe concernant la modélisation biologique est « le plus innovant ». L’objectif est de mettre au point des modèles, à partir d’insectes, qui permettrait d’évaluer facilement les impacts positifs ou négatifs de tel ou tel élément, de tel ou tel mix, afin d’optimiser la composition des aliments pour animaux. « C’est un outil qui pourrait être précieux », avoue Pierre Chicoteau.
  • Le 3e axe concerne les bio-essais et les analyses métabolomiques associées. Nor-Feed s’appuie sur des réseaux d’animaux vivants dans des fermes expérimentales pour tester et mettre au point ses produits. « Cela va nous permettre d’avoir accès à des données que nous ne pourrions pas avoir en laboratoire, se félicite David Guilet. C’est l’un des avantages de notre coopération. Elle nous permet d’investiguer des thématiques qu’il aurait été difficile de développer seul ».

David Guilet, du Sonas, et Pierre Chicoteau, à la tête de Nor-Feed
Moyens partagés

Outre leur savoir-faire, les deux partenaires vont mettre en commun des ressources. Humaines notamment : en plus de sept enseignants-chercheurs et ingénieurs du Sonas, et du service R&D de Nor-Feed, trois personnes vont être prochainement recrutées (deux ingénieur.e.s et un.e doctorant.e).

Financièrement, le projet recevra le soutien de l’Agence nationale de la recherche (ANR), à hauteur de 300 000 euros sur 3 ans, à compter du 1er septembre 2017, date officielle du lancement de Feed in Tech.

*
*
*

Le 3e Labcom angevin

Un Labcom est un laboratoire commun qui associe un laboratoire universitaire de recherche et une société industrielle. Créé en 2013, ce programme est l’une des mesures pour l’innovation décidées par le gouvernement pour apporter une nouvelle dynamique de transfert de la recherche publique vers le monde industriel français. Les objectifs du programme Labcom sont d’accompagner la croissance des PME et ETI par l’accès à la recherche publique.

Depuis 2013, plus d’un centaine de Labcoms ont été labellisés par l'ANR, dont trois à l’Université d’Angers (dans l’ordre chronologique :

  • Nextbone, avec l'unité Gerom, sur le remodelage osseux
     
  • Estim, avec l'IRHS, sur l’évaluation des stimulateurs des plantes
     
  • Feed in Tech