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L'Occident face à la nature - Université Angers

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La nature, telle que l'Occident la voit

La couverture du livre "L'Occident face à la nature"

Enseignante-chercheuse à l'ITBS, Sylvine Pickel-Chevalier signe L'Occident face à la nature, à la confluence des sciences, de la philosophie et des arts. Un ouvrage qui éclaire, notamment, la relation complexe que peuvent entretenir les hommes avec leur environnement.

Qu'est-ce que la nature ? En a-t-on la même définition selon que l'on vive en France ou aux confins de l'Asie ? Les activités humaines y ont-elles leur place ? Le tourisme est-il conciliable avec la préservation de la nature ? Ce sont quelques-unes des questions soulevées par Sylvine Pickel-Chevalier, dans son livre L'Occident face à la nature. Maître de conférences en géographie à l'Université d'Angers, responsable des échanges entre l'ITBS et l'Indonésie, l'enseignante-chercheuse y couche sur papier le résultat d'une dizaine d'années de réflexion. Et tord le cou à quelques idées admises.

Construction sociale

Sylvine Pickel-Chevalier montre dans cet ouvrage le « caractère relatif » de notre vision de la nature. « La sensibilisation à la nature et son esthétique ne relève pas d'un universalisme immuable, mais d'un long processus, cristallisant plus de 2000 ans d'histoire et de culture », écrit-elle. La notion a évolué depuis l'Antiquité, influencée par les progrès de la science, par la philosophie, la politique et les arts. « L'intérêt qu'elle suscite n'est pas un phénomène récent, contrairement aux idées reçues, mais participe à la construction de la société depuis sa genèse, en renvoyant à l'identité de l'être humain – étranger ou intégré aux milieux où il vit ».

Après avoir longtemps craint sa sauvagerie, la société occidentale s'est peu à peu appropriée la nature, jusqu'à en faire un terrain de jeu à l’époque contemporaine, avec l’avènement de la société de loisirs. L'impact des activités humaines, notamment le fort développement du tourisme (l'un des domaines d'études de Sylvine Pickel-Chevalier), conduit à une idée aujourd'hui largement partagée: il faut « revenir » à la nature, la « préserver ». « La relation protectrice, patrimoniale et affective à la nature relève bien moins d’un « retour » que de l’invention d’un nouveau rapport, fruit de la société industrielle et de loisirs qui émerge en Occident à partir du XIXe siècle ».

Différences culturelles

Le développement durable repose « sur le socle d’une conception occidentale de la société – privilégiant l’humanisme et l’individualisme – et de la nature – objet autonome menacé par la modernité », résume Sylvine Pickel-Chevalier, en mettant en garde ceux qui voudraient l'imposer uniformément à l'échelle du globe. Chaque société a son histoire, sa culture... En Indonésie, les habitants de Bali, par exemple, « ne séparent pas l'homme de l'environnement. Ils utilisent le même terme pour désigner les espaces agricoles et les espaces sauvages. Pour eux, respecter la nature, c'est respecter sa spiritualité, pas forcément sa matérialité »...

C.P.

Pour contacter l'auteure :
sylvine.chevalier @ univ-angers.fr

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En vidéo

Retrouvez l'interview accordée par Sylvine Pickel-Chevalier à l'occasion de la sortie de son livre, sur le site de la Bibliothèque universitaire

Pratique

L'Occident face à la nature. A la confluence des sciences, de la philosophie et des arts,

de Sylvine Pickel-Chevalier,
préfacé par Philippe Violier,
est paru aux éditions
Le Cavalier bleu,
collection Idées reçues,
mars 2014,
218 pages.
Prix : 22 euros.

N°ISBN : 978-2-84670-532-5

Le livre est disponible à l’achat en librairie, et consultable à la Bibliothèque universitaire.