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Innovation dans le patrimoine - Université Angers

Colloque "Innovation dans le patrimoine"

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Le patrimoine en mouvements

Affiche colloque

Les 29 et 30 novembre 2018, près de 250 personnes ont assisté au colloque consacré à « L’innovation dans le patrimoine », organisé à l’UA par les trois universités d’Angers, de Nantes et du Mans avec l’appui de plusieurs RFI. Retour sur cet événement scientifique avec son principal organisateur, le géographe Jean-René Morice, membre de l’unité de recherche ESO-Angers, spécialiste des nouveaux patrimoines.

Comment l’idée de ce colloque est-elle née ?

Jean-René Morice : Peu de gens le savent, mais l’année 2018 a été désignée Année européenne du patrimoine culturel par la Commission européenne. Ce colloque s’inscrit dans cette perspective. Il est aussi dans la continuité du programme de recherche Neopat, sur les nouveaux patrimoines en Pays de la Loire, et de l’ouvrage que nous avions coordonné sur cette thématique avec Guy Saupin de l'Université de Nantes et Nadine Vivier de l'Université du Maine.

Cinq ans après, les trois universités ligériennes ont souhaité réactiver les réseaux et refaire le point sur cette question des nouveaux patrimoines, de l’innovation dans le patrimoine, et de l’inflation vers le tout-patrimoine. Ce qui fait patrimoine prend aujourd’hui des formes de plus en plus variées, et le temps pour qu’un objet devienne patrimoine semble de plus en plus rétréci. On en vient à se demander : qu’est-ce qui n’est pas dédié à devenir du patrimoine ?

Ces questions étaient au cœur des deux jours de colloque…

Astrid Corbineau et Jean-René Morice ont organisé ce colloque
JRM : Oui, il y a eu trois grands moments. La première matinée, nous nous sommes intéressés à cette extension typologique et à cette accélération temporelle. Par exemple, Stéphane Tison, maître de conférences en histoire contemporaine, est venu parler du possible classement au Patrimoine mondial de l’humanité des sites funéraires la Guerre 1914-18. Avec Astrid Corbineau, chargée d’enseignement à l’Esthua - qui m’a aidé à organiser ce colloque - nous nous sommes intéressés au lien entre art contemporain et patrimoine.

Au cours du deuxième temps, nous avons regardé la place qu’a pris le numérique, ce qu’il apporte dans la valorisation du patrimoine, la médiation… en sachant que le numérique lui-même peut constituer un patrimoine. Nous avons beaucoup mis l’accent sur le « patrimoine culturel immatériel », constitué des sons, du patois aux chants de marins, de la gastronomie, voire des odeurs comme l’a proposé un exemple nantais. Cette dimension immatérielle devient de plus en plus prégnante.

La toute récente inscription des parfums de Grasse à la liste du patrimoine immatériel de l’Unesco l’illustre bien…

JRM : Absolument. De nombreux professionnels ont apporté leur approche lors de ce deuxième temps, puisque le colloque était organisé en collaboration avec trois dispositifs RFI, Angers TourismLab, Ouest industries Créatives et Alliance Europa, et avec l’appui de OPCI-Ethnodoc, l’observatoire interrégional des patrimoines culturels immatériels.

Lors du dernier temps, le vendredi matin, nous nous sommes interrogés sur le patrimoine en tant qu’élément identitaire. En quoi est-il un produit de l’identité d’un territoire, comment participe-t-il, voire façonne, cette identité territoriale ? Sylvine Pickel-Chevalier, maître de conférences à l’Esthua, a pris l’exemple du cheval à Saumur, Olivier Etcheverria, autre enseignant-chercheur de l’Esthua, a parlé de la gastronomie dans les Pays de la Loire…

Deux grandes tables rondes ont été organisées le jeudi après-midi

La réflexion s’est focalisée sur la région, même si nous avons souhaité avoir un regard européen que nous ont apporté des chercheurs  de nationalités portugaise, espagnole, allemande…

Quels sont les principaux apports de ce colloque ?

JRM : Il nous a permis d’aborder des thématiques qui n’avaient pas été traitées dans le cadre du programme Neopat, comme le cheval, l’art contemporain… Il a surtout confirmé cette accélération vers le tout-patrimoine, plus forte que nous l’avions prévue, et l’importance grandissante du numérique et du patrimoine immatériel.

Quelles suites seront données ?

JRM : Une prochaine publication reprendra les éléments débattus lors de ce rendez-vous. Au-delà, il nous semblerait important de continuer à questionner ces nouveaux patrimoines, à travers des temps d’échanges plus ou moins réguliers.
 

Retrouvez le positionnement scientifique et le programme complet du colloque sur ce document

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