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Injures sexistes et LGBT-phobes - Université Angers

Journée d'étude Gedi

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Injures sexistes et LGBT-phobes : ce que disent ces maux

Le 14 novembre 2014

Tags sexistes et homophobes dans un parking

Dans le cadre du programme régional Gedi (Genre et discrimination sexistes et homophobes), porté par la SFR Confluences, une journée d'étude consacrée aux injures sexistes et LGBT-phobes est organisée le vendredi 14 novembre, à la Maison des sciences humaines de l'Université d'Angers.

Elles font parties de notre quotidien. Dans la rue, à l'école, au travail parfois. Pas une semaine sans que nous ne lisions sur un mur ou entendions une de ces expressions ou petits mots grossiers.

Le sujet des injures est peu étudié. « Nous avons choisi de nous intéresser à deux formes particulières : les injures sexistes et les injures homophobes dans toutes leur diversité, indique Christine Bard, professeure d'histoire contemporaine à l'Université d'Angers, directrice de la SFR Confluences. Quand on voit certains tags fleurir partout ou qu'on entend des gamins de 4-5 ans se traiter de "sale pute" ou "d'enculé", on voit bien qu'il y a un problème. Ça interroge. On ne peut pas nier que ce soit un objet d'études ».

Différentes disciplines seront représentées le 14 novembre : histoire, littérature, sociologie, philosophie, droit... « Nous allons beaucoup insisté sur l'aspect juridique. L'injure est punie par la loi, rappelle Christine Bard. C'est un délit de presse depuis 1881 ».

Bien peu de plaintes sont déposées. Dans notre société, l'injure à caractère sexuel est souvent banalisée. « C'est ce socle culturel qui est interrogé. Nous allons resituer l'injure dans un environnement plus vaste, en interpréter le sens aussi bien du côté de l'injurieur que de celui qui la reçoit, et tenter de comprendre comment sexisme et homophobie fonctionnent ensemble ».

Dans de nombreux cas, l'injure est totalement détachée de la réalité des pratiques de la personne visée. « Par exemple, un tiers des élèves hétérosexuels se disent victimes d'insultes homophobes. Ce qui est alors sanctionné, ce n'est pas une préférence sexuelle, mais une attitude, des cheveux, des vêtements différents... L'injure vient rappeler la norme et sanctionner l'écart à cette norme, réel ou supposé ».

« Une approche scientifique » sur des sujets sensibles

Cette journée d'étude est la première organisée dans le cadre du programme Gedi. Lancé pour 4 ans en janvier 2014, avec le soutien financier de la Région Pays de la Loire, ce programme interdisciplinaire et multisite réunit près de 80 enseignants-chercheurs français et étrangers, dont une grosse moitié exerce dans les trois universités de Nantes, Angers et Le Mans. « Nous sommes dans une approche scientifique, précise Christine Bard, coordinatrice  du programme. Nous cherchons à avancer dans la connaissance, à la fois du sexisme et de l'homophobie, à travers de la recherche fondamentale et appliquée. Par exemple, nous analysons les résultats des actions éducatives menées contre les discriminations dans les lycées des Pays de la Loire. Une autre enquête est en cours pour savoir si les inégalités au travail persistent dans la région, en milieu rural et péri-urbain ».

Cinq axes de recherche ont été définis. Sont notamment étudiés : le sexisme et les discriminations dans le sport, le rôle du mouvement féministe dans la lutte contre les inégalités, la place des œuvres littéraires écrites par des femmes... Autre action concrète : un colloque international de droit comparé sera organisé en 2016 pour comprendre « comment les lois de différents pays abordent, selon le terme juridique approprié, les discriminations en raison du sexe ou de l'orientation sexuelle ».

Retrouvez d'autres informations sur Gedi sur le site dédié au programme

Pratique

Journée d'étude Injures sexistes et LGBT-phobes,
le vendredi 14 novembre,
de 9 h à 19 h,
à la Maison des sciences humaines de l'Université d'Angers (5 bis, boulevard Lavoisier),
campus de Belle-Beille

 

Voir le programme complet de la journée

 

Inscription gratuite mais obligatoire au 02 41 22 63 65, ou auprès de :
mireille.loirat @ univ-angers.fr