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Quels freins à la formation continue ?

Manuella Roupnel-Fuentes

Quels mécanismes favorisent ou, à l’inverse, freinent le recours à la formation professionnelle ? Cette question est au centre du programme de recherche régional Informa.

Suivre des évolutions technologiques, développer de nouvelles compétences, se réorienter, rebondir… Dans un monde en permanente mutation où les carrières sont de moins en moins linéaires, l’intérêt de se former tout au long de la vie professionnelle ne se discute plus. Pourtant, les Français en âge de bénéficier des multiples dispositifs y ont recours de façon très différente selon leur situation. « Paradoxalement, les chômeurs ont moins accès à la formation que les salariés, alors qu’on pourrait penser qu’ils en ont davantage besoin », constate Manuella Roupnel-Fuentes, maîtresse de conférences en sociologie à l’IUT Angers-Cholet et coordinatrice d’Informa (pour « L’INjonction à se FORMer et à s’Adapter »).

Le programme, lancé le 1er janvier 2017, associe une vingtaine de chercheur.e.s, principalement issu.e.s des trois universités ligériennes : des sociologues, des géographes, des économistes… Huit disciplines en tout. Leur but commun est d’étudier les conditions dans lesquelles les actifs des Pays de la Loire ont recours, ou non, à la formation continue. Ils s’intéresseront particulièrement aux plus fragiles : les chômeurs et les personnes éloignées de l’emploi, les jeunes décrocheurs scolaires, les seniors, les précaires ou salariés d’employeurs multiples, les salariés en voie de reclassement… « Nous allons également nous pencher sur les effets de la formation continue, complète Manuella Roupnel. Et regarder si elle peut aider ou non les chômeurs à retourner vers l’emploi ».

L’étude sera avant tout qualitative : « Quelles représentations se font les salariés de la formation continue ? Pourquoi décident-ils de s’en saisir ? Qu’en attendent-ils ? » Pour le quantitatif, les chercheurs s’appuieront sur les données de l’enquête « Défis » menée au plan national.

Pari scientifique

Les 3 ans de programme devraient déboucher sur la production de quelque 300 entretiens biographiques. Deux conférences-débats avec les professionnels du secteur seront organisées d’ici fin 2019. Un ouvrage collectif rassemblant les conclusions des chercheurs est prévu, ainsi que la production d’un film documentaire. 

Ce projet a reçu le soutien de la Région Pays de la Loire (200 000 €), dans le cadre de ces appels à projets encourageant les « paris scientifiques ». « C’est un pari, car tout cela a été très peu étudié jusqu’ici. Il y a notamment un vide sur les publics les plus fragiles ». 

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