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HerbenLoire - Université Angers

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Un recensement régional des herbiers

Flyer du projet HerbEnLoire

Les propriétaires d’herbiers et de toutes autres collections botaniques sont invités à se manifester auprès de l’équipe d’HerbEnLoire. Objectif dans un premier temps : inventorier, expertiser, et protéger ce patrimoine fragile. Ce recensement constituera le point de départ d’une recherche historique sur les botanistes de la région, et d’une étude scientifique sur la répartition des espèces depuis le XIXe siècle.

On en trouve dans les muséums, les universités, généralement fournies et bien conservées. Elles sont aussi dans les écoles, enfouies dans les archives des mairies, en vitrine ou au grenier chez des particuliers… Toutes les collections qui ont un lien avec la botanique intéressent le projet HerbEnLoire : les herbiers de plantes séchées, communs ou artistiques, les collections de champignons, de mousses, de graines, de bois…  Seule condition : elles doivent être aujourd’hui conservées en Pays de la Loire.

Au-delà du traditionnel herbier, il existe de multiples formes de collections botaniques
« Peu importe si elles sont incomplètes ou en mauvais état, s’il n’y a qu’une dizaine de plantes ou si leur identification semble fausse. L’important, c’est de savoir quand et où l’échantillon a été récolté », insistent les partenaires d’HerbEnLoire (lire ci-contre).

Ils se sont donnés 18 mois pour identifier un maximum de collections. Ce recensement a plusieurs objectifs. Il vise tout d’abord à faire connaître et protéger ce patrimoine. « Quand les gens appellent, on essaie de déterminer avec eux le nombre de spécimens conservés, les dates de collectes, les zones géographiques concernées, le type de papier utilisé, etc., avant éventuellement de se déplacer. Mais dans tous les cas, nous les informons sur la manière de conserver ces collections qui sont fragiles », indique Samantha Bazan, chargée de mission HerbEnLoire, recrutée en octobre dernier.

Les collectionneurs et leurs trésors

Les informations collectées viendront enrichir une base de données en ligne. L’inventaire servira également de matière première à des travaux de recherches. « L’un des axes du projet s’intéresse aux collectionneurs, précise Cristiana Pavie-Oghina, enseignante-chercheuse à l’Université d'Angers, membre du Cerhio, spécialiste de l’histoire du végétal. Qui sont-ils ? Pourquoi l’ont-ils fait ? Comment sont-ils reliés entre eux ? Quelle est la place de la culture botanique dans la société ? à l’école ? On touche à l’histoire des sciences : comment la science de la flore s’est-elle construite dans le temps, et, quel a été le rôle des sociétés savantes et des botanistes de province ? »

Cristiana Pavie-Oghina, David Mercier, Samantha Bazan et Thomas Rouillard
Un autre volet du projet s’intéresse directement à ce que contiennent ces herbiers. « Ils sont un témoignage de la répartition des plantes à une époque donnée », explique le botaniste David Mercier, représentant du réseau Tela Botanica, l’un des partenaires. « En les rapprochant, on peut suivre la disparition de certaines plantes, constater que d’autres apparaissent, des invasives par exemple, poursuit Thomas Rouillard, chargé des collections végétales au muséum des sciences naturelles d’Angers. On va pouvoir constater des variations dans les périodes de floraisons, avoir des éléments sur des variations du climat, sur des maladies... »

Les herbiers ouvrent également la voie à des recherches génétiques, notamment sur la variabilité des espèces. « C’est très riche, résume Thomas Rouillard. C’est pour cela que l’on voudrait éviter que certains partent à la poubelle ».

 

Si vous disposez ou avez connaissance d’une collection botanique ou pour plus d’informations, contactez HerbEnLoire :

● En écrivant à herbenloire @ gmail.com
● En téléphonant au 06 73 56 75 12

Plus d’infos sur http://herbenloire.univ-angers.fr

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Dynamique collective

Depuis les années 2000, une dynamique s’est créée autour des herbiers. Conférences, réflexions scientifiques et engouement du public ont conduit au lancement en 2013 du programme eReColNat (Recensement et numérisation des collections naturalistes), à l’échelle nationale. HerbEnLoire s’inscrit dans cette dynamique.

Le projet, porté par l’Université d’Angers, associe le Conservatoire botanique national
de Brest, Tela Botanica, les muséums d’histoire naturelle de Nantes, Angers, Le Mans et Laval, le centre régional de la biodiversité de Beautour, Agrocampus Ouest et la Société d’études scientifiques de l’Anjou.

Il est principalement financé par la Région des Pays de la Loire, avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles et du programme eReColNat.

Quelques graines conservées dans les collections du muséeum des sciences naturelles d'Angers