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Le doctorant à la recherche de son identité numérique

Quel intérêt pour le doctorant à gérer sa e-réputation (sur internet) ? Une visibilité professionnelle sur la toile représente-t-elle un moyen efficace de faciliter l’entrée des doctorants dans la vie active ? Les questions autour du positionnement des thésards sur les réseaux sociaux et les blogs professionnels étaient au cœur de la 11e édition du forum des doctorants qui a eu lieu le 6 juin 2011 à la Faculté de droit, d’économie et de gestion.

Les intervenants des deux tables-rondes consacrées aux réseaux sociaux professionnels (type Viadeo, LinkedIn) et au « doctorant blogueur » ont exposé les bénéfices d’une présence sur le web, et tenté de dissiper les réticences exprimées par certains doctorants.

Retour sur quelques éléments de réponses apportés par des recruteurs, scientifiques blogueurs, spécialistes de réseaux sociaux, etc. afin d’aider les doctorants à construire efficacement leur identité numérique.

Stratégie de présence numérique

Cinq intervenants et l'animateur sont assis côte à côte sur l'estrade
Même si 3 % des recrutements seulement ont lieu à partir des réseaux sociaux, cela n’empêche pas la majorité des recruteurs de « Googliser » (taper un nom dans un moteur de recherche web) les candidats, a expliqué lvan Orgebin, directeur d’agence chez Figaro classifieds (sites d’annonces d’emploi). D’où l’intérêt pour le doctorant d’ « occuper le terrain » afin d’éviter que le recruteur n’arrive sur des pages à caractère non professionnel, type profil Facebook. En pratique, la gestion intelligente de sa e-réputation suppose une organisation des informations mises en ligne. Différents moyens sont alors à la disposition du doctorant : éditer un CV en ligne, comme le propose par exemple la société nantaise DoYouBuzz, remplir un profil Viadeo ou LinkedIn, mentionnant le parcours professionnel et les compétences acquises. Ces applications sont autant d’outils d’aide à la construction de l’identité numérique. « Le choix des mots-clefs est essentiel pour bien ressortir dans les moteurs de recherche », a insisté Sophie Bellec, consultante en recrutement.

Gestion active du réseau

« Les entreprises, désireuses de sortir du formatage des diplômés de grandes écoles, entreprennent peu à peu des recrutements vers les universités », constate Sophie Bellec. Une identité numérique visible, bien construite et active peut à ce titre aider le doctorant à « aller chercher » le recruteur en lui détaillant son expérience professionnelle. Afin d’aboutir à un ensemble identitaire cohérent, il est nécessaire de participer à des communautés de professionnels via des réseaux, de bien référencer ses pages à partir de ses compétences, et d’articuler correctement ses profils, CV et site personnel.

 

Le blog, intéressant pour le doctorant et la communauté scientifique

Alimenter un blog professionnel ? Très peu de doctorants osent la démarche. « Beaucoup hésitent pour des questions de légitimité par rapport à leur laboratoire, leur directeur de thèse, leur collègues », explique Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l’information à l’Université de Nantes et blogueur.

Le blog n’est pas encore rentré dans la culture scientifique française en raison de réticences de la part des chercheurs : peur de se faire voler des idées, crainte de ne pas pouvoir maîtriser les commentaires publiés, etc. Pour Mathieu Perona, ATER à Sciences Po Paris et intervenant du forum, son blog économique a d’abord été un lieu où il a pu exposer ses recherches préliminaires alors qu’il était doctorant. Pour lui, la question du plagiat ne se pose pas en raison du fossé existant entre les idées exposées sur son blog et le papier académique publiable.

Les intervenants de la table-ronde, convaincus de l’utilité du blog professionnel, ont répondu aux nombreux questionnements des thésards.

De leurs propos, ressortent au moins 10 bonnes raisons pour un doctorant d’ouvrir un blog professionnel :
  • Élargir ses lieux de recherche et d’activité : le blog devient une véritable « paillasse » scientifique où les réflexions se construisent.
  • Travailler son art de la synthèse en rédigeant des billets courts et compréhensibles par tout un chacun (chercheurs et non-initiés)
  • Développer un mode de communication alternatif : le blog peut être abordé comme une étape intermédiaire entre la recherche et la publication dans des revues académiques.
  • Veiller : pour tenir son blog, le chercheur se doit d’être au courant de ce qui se dit dans son domaine, et notamment sur internet. L’activité de « blogging » devient indirectement une façon de se nourrir.
  • Partager, échanger avec ses pairs et le grand public : en signalant une actualité, en y réagissant, en proposant une analyse.
  • Développer un réseau : certains blogs sont alimentés par plusieurs doctorants, leur permettant (exemple : www.panurge.org) ainsi de rester en contact. Le blog peut se révéler comme un moyen de sortir de l’isolement du thésard.
  • Se créer un point d’entrée pour une possibilité d’emploi : en bloguant, le doctorant peut acquérir une certaine notoriété dans un domaine scientifique et de se faire connaître. Le blog est une façon de se démarquer par rapport au CV, d’apporter un plus.
  • Contribuer au débat public : le blog, par sa vocation de vulgarisation fait sortir de l’ombre la recherche académique. Il permet aussi de faire entendre une voix alternative aux discours de quelques « bons clients » médiatiques considérés comme les chercheurs de références.
  • Confronter des réflexions à l’avis de praticiens afin d’avoir une idée de la réception de ses idées à l’extérieur et de leur viabilité sur le terrain.
  • Animer la vie du laboratoire en suscitant les discussions entre collègues. Certains doctorants cachent qu’ils sont blogueurs alors que le blog est un bon moyen d’émulation scientifique au sein d’une équipe. Beaucoup de grands laboratoires nord-américains possèdent leurs blogs.

Thérèse Rosset

Commentaire de Auto maroc posté le 4 octobre 2011 à 23:15

A travers l'utilisation croissante des médias sociaux et de la multiplication des contenus générés par l'utilisateur, on s'expose et on s'exprime de plus en plus sur le web. Par contrecoup, la question de l'identité numérique et de la gestion des multiples représentations d'un individu qu'elle regroupe devient centrale.

Dans l'univers Internet, notre identité se forge à partir des traces que nous y laissons, mais aussi à partir de ce que les autres disent et publient sur nous, ce qui rend identité et réputation numériques difficilement contrôlables.

Commentaire de référencement angers posté le 9 novembre 2011 à 17:46

Sans nul doute qu'un blog professionnel devient une évidence pour tout doctorant !

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Le Forum en images

Les intervenants de la 1e table ronde : Julien Maleinge, Stéphane Amiard, Sophie Bellec, Jean-Baptiste Dupuis, Ivan Orgebin et l'animateur Aymeric Joubert
Damien Hamard, doctorant et les deux intervenants de la seconde table ronde : Mathieu Perona et Olivier Ertzscheid
L'amphitéâtre Volney de la Faculté de droit, d'économie et de gestion où s'est déroulé le Forum
Hommage rendu à Geneviève Rivoire, marraine de la promotion
Les docteurs et HDR diplômés
Cocktail à l'Espace culturel
Concert du groupe angevin "A singer must die"
Concert du groupe "A singer must die"
Concert du groupe "A singer must die"
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Docteurs et HDR diplômés

Le forum des doctorants s’est clôturé avec une cérémonie de remise des diplômes de 14 docteurs sortis entre octobre 2009 et septembre 2010.

Nouveauté 2011, 13 chercheurs HDR (8 présents) ont reçu leur diplôme lors d’une cérémonie « marrainée » par Geneviève Rivoire, ancienne présidente de l’université de 1971 à 1975.  L’HDR est le diplôme national de l'enseignement supérieur le plus élevé en France qu'il est possible d'obtenir après un doctorat. Il permet de postuler à un poste de professeur des universités, d'être directeur de thèse ou choisi comme rapporteur de thèse.