fr | en

Séparés par des virgules

Le « dynamisme » des recherches sur le genre

 Du 27 au 30 août 2019, l’Université d’Angers a accueilli le 2e congrès international de l’Institut du genre. Plus de 300 intervenant·e·s ont animé cette rencontre scientifique sur le thème « Genre et émancipation ».


Lors de la dernière séance plénière du congrès, sur l'après #MeToo
Créé en 2012 à l’initiative du CNRS, le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) Institut du genre regroupe 31 partenaires, universités et organismes de recherche de toute la France. Parmi ses objectifs : « Renforcer la légitimité scientifique de ce domaine d’études, promouvoir son extension géographique et encourager les recherches pluridisciplinaires », rappelle la sociologue Sylvie Cromer, directrice scientifique du GIS.

En 2014, un premier congrès international s’est tenu à l’ENS de Lyon. Il a permis de faire un état des lieux de la recherche française. Le deuxième s’est déroulé à l’UA, les derniers jours d’août. « Il a mis en évidence l’étendu des domaines de recherche sur le genre et leur dynamisme », résume Sandra Laugier, professeure de philosophie et présidente du GIS.

Pas moins de 75 ateliers ont été proposés, quatre débats, et deux séances plénières, la première sur « la mondialisation des mouvements anti-genre », la seconde sur les violences sexistes et sexuelles et les conséquences du mouvement #MeToo. Par rapport à 2014 et le premier congrès, « on parle beaucoup plus d’égalité aujourd’hui, de la place des femmes, se félicite Sandra Laugier. Le mouvement #MeToo a montré l’importance de ces éléments, mais aussi les résistances qui existent. D’où l’importance de poursuivre les recherches sur le genre, qui sont elles-mêmes des armes de libération et d’émancipation ».

La comédienne Anna Delogé a proposé des "ptits rites de dévirilisation" aux participants
La comédienne Anna Delogé a proposé des "ptits rites de dévirilisation" aux participants
Le programme comportait également un volet culturel. Avec, entre autres : le spectacle « Dress code » de la compagnie Piment langue d’oiseau, des « petits rites de dévirilisation » lors des pauses, une projection-conférence autour du biopic Jackie, une exposition de photographies à la Galerie Dityvon, « Les amies de la place Blanche », par Christer Strömholm. Quatre visites du Centre des archives du féminisme, hébergé dans la BU Belle-Beille, étaient aussi proposées.

L'UA en pointe

L’Université d’Angers n’avait pas été choisie au hasard pour accueillir cet événement. « Depuis le début, elle est un membre très actif de l’Institut », reconnaît la présidente du GIS. L’UA accueille le Centre des archives du féminisme, mis en place par l’historienne Christine Bard, dont les travaux ont eu une renommée internationale. On lui doit également le programme pluridisciplinaire Gedi (Genre et discriminations sexistes et homophobes). Dans le domaine de la formation, l’UA porte depuis 3 ans un master Études sur le genre à l’échelle de l’Université Bretagne Loire, et organise, chaque mois de mars, un événement culturel et de valorisation scientifique, le Mois du genre.

Au-delà de la recherche et de l’enseignement, la gouvernance de l’UA attache une forte importance à l’égalité de genre, et plus généralement à la lutte contre les discriminations. C’est le rôle de la mission Égalité, pilotée par Anne-Sophie Hocquet, enseignante-chercheuse en droit du travail et vice-présidente Égalité de l’UA depuis 2016.

L'équipe organisatrice du congrès de l'Institut du genre
L'équipe organisatrice du congrès de l'Institut du genre

Les champs suivis d'un astérisque * sont obligatoires

Scroll