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Colloque Burgess - Université Angers

Colloque "Little Wilson and Big God"

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Anthony Burgess et la religion

Du 14 décembre 2017 au 15 décembre 2017

Affiche promotionnelle du livre "Little Wilson and Big God" (collection Centre Anthony Burgess)

Le Cirpall et le Centre Anthony Burgess organisent un nouveau colloque consacré à l’auteur de L’Orange mécanique, dont une partie des archives sont conservées à l’Université d'Angers.

Le Centre Anthony Burgess a été fondé en 1998 après que la veuve de l'écrivain britannique a légué à l'Université d'Angers des livres, manuscrits, documents audio, instruments de musiques et autres papiers personnels que Burgess conservait dans ses résidences secondaires en Provence et sur l’île de Malte. Ce fonds est hébergé à la Bibliothèque universitaire d'Angers.

Depuis 2001, le Centre organise régulièrement un colloque international consacré aux influences et à l'œuvre d'Anthony Burgess (1917-1993). Un auteur provocateur, souvent perçu comme un apôtre de l’ultra-violence : on lui doit, notamment, L’Orange mécanique (A Clockwork Orange), porté à l’écran en 1971 par Stanley Kubrick. Un film devenu culte.


En 2014, la 6e édition du rendez-vous scientifique s'est intéressée aux liens de Burgess avec la France. Le colloque 2017 reprend quant à lui le titre de l'une de ses autobiographies, « Little Wilson and Big God » (« Petit Wilson et Dieu le Père »). Il se penchera sur le rapport qu'entretenait l'écrivain (John Wilson de son vrai nom) avec la religion et le sacré.

Les références religieuses ne manquent pas dans sa volumineuse production (32 romans, une vingtaine d’essais, des biographies, recueils de poésie…). Citons entre autres titres : L’Homme de Nazareth, Abba Abba, Le Royaume des mécréants« Les thèmes religieux sont devenus plus importants dans la seconde partie de sa vie », constate Jean-Michel Yvard, maître de conférences en anglais à l’UA, chercheur au Cirpall, spécialiste de l’histoire des idées en Grande-Bretagne, religieuses notamment.

À l'école catholique

Le jeune Burgess a été élevé dans la foi et la minorité catholiques de Manchester. Devenu écrivain, il se dit agnostique mais conserve des « références culturelles chrétiennes », et suit de près l'évolution de l'Église (il s'oppose par exemple à certaines conclusions du concile Vatican II).

Dans L’Orange mécanique, Alex, le héros qui n'a rien d'un enfant de chœur, lit la Bible. « À la recherche des passages violents, précise Jean-Michel Yvard. Burgess met souvent en scène des personnages chrétiens qui n’arrivent à se tenir à la morale chrétienne. Lui-même se présente comme un chrétien qui ne parvient pas à être à la hauteur ».

Burgess semble surtout s’intéresser à l’aspect spirituel, intellectuel des religions, « aux schèmes à vocation modélisable, potentiellement universels qui peuvent être préservés dans un contexte pourtant de plus en plus sécularisé ». L’Orange mécanique, (de même que le roman La Folle semence publié la même année) interroge par exemple la place du libre arbitre face au péché : c’est l’un des points fondamentaux opposant deux doctrines des premiers siècles du christianisme, le pélagianisme et l’augustinisme, que Burgess a étudiées. « Ces deux doctrines renvoient à deux conceptions de l’homme et, en définitive, à deux manières d’envisager l’organisation de l’espace social et politique ».   

 Multiples facettes

Les 14 et 15 décembre 2017, plusieurs universitaires angevins et britanniques interviendront aux côtés de Jean-Michel Yvard, pour des communications sur toute ou partie de l’œuvre de Burgess. Des lectures théâtralisées assurées par des étudiants ponctueront l’après-midi du 14 décembre.

À partir de cette date et jusqu’au 2 mars 2018, une exposition sera également visible à la BU Belle-Beille. Intitulée « Polyphonic Man », elle montrera les multiples visages de celui qui fut à la fois écrivain, compositeur… mais aussi chroniqueur de l’actualité du Vatican pour la presse italienne.

Consulter le programme complet

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Pratique

Colloque international « Litte Wilson and Big God : Anthony Burgess, religion and the sacred », le 14 décembre de 14h à 17h30 et le 15 décembre de 9h à 12h30 à la Maison de la recherche Germaine-Tillion. Entrée libre.

• L’exposition « Polyphonic Man : the many voices of Anthony Burgess » est visible du 14 décembre 2017 au 2 mars 2018, à la BU Belle-Beille, aux horaires habituels d’ouverture. Entrée libre.