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Cancers pédiatriques : Charline Miot sur la piste des dérégulations immunitaires

Pédiatre de formation, Charline Miot mène des recherches sur les mécanismes qui permettent la régulation du système immunitaire. Objectif : comprendre l’apparition de certains cancers chez les enfants. Actuellement en post-doctorat à Philadelphie, elle a reçu plusieurs prix en 2018.

Charline Miot, lors d'un récent passage au sein du laboratoire d'immunologie d'Angers
Charline Miot, lors d'un récent passage au sein du laboratoire d'immunologie d'Angers
Formée à la Faculté de médecine de l’UA, Charline Miot opte pour la pédiatrie lors de son internat. Elle débute en parallèle de son activité au CHU d’Angers un doctorat de science au sein de l’équipe Immunité innée et immunothérapie, une des équipes angevines du Centre de recherche en cancérologie et immunologie Nantes-Angers. Elle y révèle le rôle de plusieurs cytokines - des médiateurs qui permettent aux cellules immunitaires de communiquer entre elles - dans le cadre de l’infection par le virus de l’hépatite C. Ses résultats met en lumière un processus d’infection chronique qui, à terme, peut mener à certaines formes de cancers (carcinomes).

Charline Miot poursuit sa formation à Paris, à l’hôpital Necker-Enfants malades et son Centre d’études des déficits immunitaires. De retour à Angers, elle exerce au CHU dans le service d'oncologie pédiatrique, puis au sein du laboratoire d’immunologie et allergologie.

Dans « le plus gros hôpital pédiatrique du monde »

Une nouvelle page s’est ouverte pour la jeune chercheuse en octobre 2018. Elle a entamé un post-doctorat de 2 ans aux États-Unis, au sein du Children hospital of Philadelphia, « le plus gros hôpital pédiatrique du monde ». Elle y mène des travaux de recherche fondamentale sur les mécanismes moléculaires qui permettent la régulation du système immunitaire. Un domaine encore peut explorer. « Le but est de voir comment ce système hautement régulé peut se dérégler et favoriser l’apparition de cancers lymphoïdes ».

Son laboratoire d’accueil à Philadelphie a développé des « modèles animaux assez complexes ». Charline Miot pourra ainsi étudier chez la souris un mécanisme de cassures de l’ADN impliqué dans la translocation de gènes menant à la surexpression de protéines oncogènes. Les résultats de ses travaux pourraient permettre l’identification de cibles thérapeutiques, notamment dans le cadre de cancers lymphoïdes comme les leucémies aiguës de l’enfant.

Ce post-doctorat a été rendu possible grâce à l’obtention de plusieurs bourses et prix. Charline Miot a ainsi été lauréate en 2018 du prix de mobilité internationale de la Fondation ARC, du prix Bettencourt pour les jeunes chercheurs, et d'une bourse de la Fondation d’entreprise du groupe Pasteur Mutualité.

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