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Cérémonie de remise de diplômes - Université Angers

Cérémonie de remise de diplômes

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Les docteurs 2013 ont reçu leur diplôme

Les diplômés, avec leur écharpe dont la couleur symbolise leur école doctorale

L'Université d'Angers organisait samedi 5 avril dernier une cérémonie de remise de diplômes pour ses docteurs qui ont soutenu leur thèse en 2013.

Ils ont atteint le plus haut grade universitaire (bac + 8), après au moins 3 ans de recherche sur des sujets très spécialisés. « Si on s'en tient à vos thèmes, on pourrait penser qu'il n'y a rien de commun entre vous », a remarqué Jean-Paul Saint-André, le président de l'Université d'Angers (UA), en préambule de la cérémonie organisée le 5 avril, à la Faculté de droit, d'économie et de gestion. Une centaine de personnes (récipiendaires, directeurs de recherches, familles et amis), étaient réunies pour cet événement désormais inscrit au calendrier annuel de l'université. Le président a rapidement balayé l'impression de disparité : en menant à bien leur projet doctoral, tous ont acquis une méthodologie, des compétences, un savoir-faire et un savoir-être communs. Et sont devenus les ambassadeurs « de l'Université d'Angers et du laboratoire qui vous a accueilli ». La soutenance n'est « pas un aboutissement, mais un commencement », a renchéri Christian Pihet, vice-président du conseil scientifique, en charge de la recherche.

L'UA compte chaque année quelque 500 étudiants inscrits en thèse, répartis dans l'une des huit écoles doctorales thématiques. En 2013, 91 ont accédé au titre de docteur. Quel a été leur parcours, comment ont-ils vécu leurs années de doctorat, pour quels débouchés ? Éléments de réponse à travers trois jeunes docteurs.

 

Leila Hassani

30 ansLeila Hassani pose avec son écharpe pourpre, couleur de son école doctorale

Ecole doctorale : Biologie Santé (BS)
Spécialité : Pharmacologie expérimentale et clinique

Après avoir étudié la pharmacie en Algérie, son pays d'origine, et fait un Master en région parisienne, Leila Hassani rejoint Angers et le laboratoire MINT. Durant les trois années de sa thèse, elle se consacre à l'étude des microparticules de carbonate de calcium, capables de véhiculer des protéines thérapeutiques. « Le but, c'est de développer un bio-matériau hybride qui stimulera la reconstruction d'un os », résume la jeune femme, « pour des personnes qui souffrant d'une perte osseuse, par exemple, en raison de leur âge, ou des victimes d'accident ».
Pour sa thèse, Leila Hassani voulait « un sujet concret, avec des applications ». Son profil a séduit l'industrie pharmaceutique. « J'ai commencé à chercher un emploi très tôt. J'ai fait des congrès pour rencontrer des professionnels. J'ai participé au programme Un Nouveau chapitre de la thèse, proposé par le collège doctoral d'Angers qui aide les doctorants à mieux présenter leur CV, leur parcours au monde de l'entreprise. Ça m'a beaucoup aidée lors des entretiens, pour postuler. Les DRH ont parfois peur de notre profil de « sur-diplômés ». Il faut leur rappeler qu'on est capables de réfléchir sur le terrain, de gérer des périodes de stress, on est habitués à mener des collaborations, à former des gens, à conduire des projets... ». Seulement deux mois après sa soutenance, en octobre 2013, Leila Hassani a été embauchée dans le département Recherche et développement du groupe Ipsen, à Dreux.

Télécharger le résumé de cette thèse.

 

Mickaël Lecomte

Mickaël Lecomte pose avec son écharpe grise, couleur de son école doctorale
31 ans
Ecole doctorale : Végétal, Environnement, Nutrition, Agroalimentaire, Mer (VENAM)
Spécialité : Biologie cellulaire et moléculaire végétale

Un champignon attaque les feuilles de carottes. Avec des conséquences financières pour les maraîchers. « Les producteurs récoltent les carottes grâce à des engins qui tirent les feuilles. S'il n'y a plus de feuille, plus de récolte », résume Mickaël Lecomte. Pour éviter ces pertes économiques, les producteurs peuvent évidemment utiliser des fongicides. « Mais avec des conséquences environnementales... ». D'où la recherche de méthodes alternatives.
Pendant 3 ans, au sein de IRHS, Mickaël Lecomte a étudié les mécanismes de défense de la carotte face à l'Alternaria dauci. « Pourquoi certaines variétés sont plus résistantes ? Quelles molécules synthétisent ces carottes pour se défendre ? »
Docteur depuis juillet 2013, le Sarthois arrivé à Angers en Master 2, poursuit son travail au sein de l'IRHS, en tant qu'Attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER). En plus des cours de microbiologie et de pathologie végétale qu'il dispense aux étudiants, il approfondit sa recherche sur la toxine libérée par le champignon responsable de l'attaque.

Télécharger le résumé de cette thèse.

 

Beatrice Scutaru

Beatrice Scuratu pose avec son écharpe mauve, couleur de son école doctorale
30 ans
École doctorale : Sociétés, Cultures, Échanges (SCE)
Spécialité : Histoire

Elle est arrivée en 2005, dans le cadre du programme Erasmus, pour une 3e année de Licence Histoire et n'a dès lors plus quitté l'Université d'Angers ! Après son Master, la Roumaine Beatrice Scutaru enchaîne avec une thèse sur « Les relations entre les sociétés française et roumaine : un atout pour l'ancrage de la Roumanie à l'Europe (des années 1960 à 1995) ? ». Un travail codirigé par le professeur angevin Yves Denéchère et le Roumain Florin Platon, de l'université de Iasi (4e ville du pays), l'établissement d'origine de Beatrice Scutaru.
Cinq ans de recherches, dans les archives de plusieurs pays, seront nécessaires pour mener à bien cette thèse. « C'était une expérience humaine très enrichissante, un défi qu'il a fallu relever dans la durée, avec des moments de hauts et des bas, c'est vrai, avoue Beatrice, même quand on adore son sujet ».
En parallèle, pendant 4 ans, « j'ai donné des cours. Je n'avais pas d'expérience de l'enseignement, j'étais un peu stressée au début, mais j'ai adoré. Faire de la recherche et partager en même temps avec les étudiants, il y a vraiment un lien ». Une double vocation que Beatrice Scutaru souhaite poursuivre à l'avenir, « ici ou dans un autre pays. Le plus dur, c'est de partir la première fois ».

Télécharger le résumé de cette thèse.

Cedric Paquereau

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En images

Jean-Paul Saint-André et Christian Pihet, président et vice-président de l'UA.
Les membres de l'école doctorale Droit, économie, gestion, environnement, sociétés et territoires
Crédit photo : Gilles Morin
Les diplômés de l'école doctorale Droit, économie, gestion, environnement, sociétés et territoires
Les membres de l'école doctorale Biologie et Santé
Crédit photo : Gilles Morin
Les diplômés de l'école doctorale Biologie et Santé
Les membres de l'école doctorale Sciences et technologies de l'information et mathématiques
Crédit photo : Gilles Morin
Les diplômés de l'école doctorale Sciences et technologies de l'information et mathématiques
L'école doctorale Végétal, environnement, nutrition, agroalimentaire, mer
Les diplômés de l'école doctorale VENAM
L'école doctorale Sociétés, cultures, échanges
Les diplômés de l'école doctorale Sociétés, cultures, échanges
Crédit photo : Gilles Morin
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