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Les fonds du CIE à l'UA - Université Angers

Centre international de l'enfance

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CIE : des fonds uniques en France

Photo tirée des archives du CIE. Recherches sur la vaccination

Après 50 ans d'activité de formation et de recherche, le Centre international de l'enfance (CIE) disparaît. Il lègue alors ses archives et sa documentation à l'Université d'Angers. Une mine d'informations pour les chercheurs angevins.

Confronté à de graves difficultés financières, le Centre international de l'enfance et de la famille (Cidef), tout juste né de la fusion du CIE et de l'Institut de l'enfance et de la famille (Idef) est dissout en 1999. Ses archives et sa documentation attirent alors la convoitise. Pas moins de 20 institutions se déclarent prêtes à en accueillir une partie. L'Université d'Angers est alors « la seule qui propose de réceptionner les deux fonds, les archives et la documentation », a rappelé Damien Hamard, doctorant en archivistique, membre du Cerhio, lors d'une journée consacrée au CIE, qui s'est tenue à la MSH le 6 juin 2014.

Le projet prévoit que les archives soient confiés au Centre des archives de la protection de l'enfance et de l'adolescence, le Capea créé à Angers un an plus tôt, en 1998, tandis que la documentation sera prise en charge par la Bibliothèque universitaire. Le conseil d'administration du Cidef donne son feu vert pour le transfert, après avoir obtenu « l'affirmation que le fonds d'archive serait exploité », précise Damien Hamard.

Volumineux

La quantité de documents qui arrivent alors à l'Université d'Angers est impressionnante : huit semi-remorques, 40 000 volumes, 100 m3 d'archives qui concernent aussi bien la vie institutionnelle des trois structures CIEIdef et Cidef (statuts, finances, personnels...) que leurs activités (recherche scientifique, diffusion des savoirs, recueil de données...). Les deux fonds sont séparés : le fonds documentaire est intégré au catalogue de la BU, les archives sont confiées à des étudiants de la formation Histoire et métiers des archives qui s'emploient à un premier défrichage.

Après ce tri initial, et le départ du Capea, le fonds du Cidef, en partie stocké à la Faculté de médecine, est peu exploité. En 2007, un second traitement permet de réduire son volume à 91 mètres linéaires. L'inventaire est disponible en ligne.

À partir de 2012, le fonds d'archives fait l'objet d'un net regain d'intérêt. Le Cerhio développe un axe de recherche autour de l'enfance et des familles (protection de l'enfance, filiation...) et perçoit les possibilités offertes par le fonds du Cidef.

Patrice Marcilloux, Maxime Szczepanski et Damien Hamard, lors de la journée du 6 juin 2014 consacrée au CIE
« Littérature grise »

De son côté, la BU s'est replongée dans le fonds documentaire, composé de quelque 520 ouvrages, de médecine principalement, écrits en différentes langues, et 200 mètres linéaires de littérature grise (articles, actes de colloque, mémoires...). « Cette littérature grise, on ne l'a retrouve qu'à Angers, insiste Maxime Szczepanski, à la tête de la BU de Belle-Beille. Et elle intéresse particulièrement les chercheurs ».

Depuis juin 2014, un nouveau travail de référencement de cette littérature grise a été lancé, « pour répondre aux cotes internationales, poursuit le responsable. On a tout intérêt que ce fonds vive ».

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