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Basse vision - Université Angers

Sensibilisation aux handicaps visuels

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Ouvrir les yeux sur la basse vision

Fernand Rath souffre de basse vision

Le programme régional Basse vision, porté par l’UA et l'équipe du programme Premmi, vise à sensibiliser le public et les professionnels de santé aux pertes importantes d’acuité visuelle. Après la réalisation de deux courts métrages sur cette problématique, des actions de sensibilisation ont été menées dans les gares des Pays de la Loire.

Fernand Rath se déplace avec une canne blanche. Mais est capable de lire les horaires de train qui défilent sur le tableau d’affichage de la gare d’Angers. Car il voit, « mais différemment ». Comme dans un tube, sa vision périphérique étant altérée. Pas facile dans ces conditions de se déplacer. D'où la canne.

Comme Fernand, plus de 2 % de Français.e.s souffrent de basse vision. Les troubles induits, fortement handicapants, varient : perte de la vision périphérique (due à des pathologies comme le glaucome, la rétinite pigmentaire…), altération de la vision centrale (causée par la DMLA ou des neuropathies optiques…), vision floue diffuse (forte myopie ou cataracte).

« Ces handicaps visuels sont très méconnus par la population, constate le chercheur angevin Guy Lenaers, spécialiste de la médecine mitochondriale et des neuropathies optiques héréditaires. Et ce sont des handicaps qui ne se voient pas forcément, d'où parfois une non prise en compte de ces difficultés par les personnes autour, voire des remarques blessantes ».

« Combattre les idées reçues »

L’équipe de recherche de Guy Lenaers, Mitolab, composante du laboratoire Mitovasc, a décidé de lancer un programme de sensibilisation sur cette question. Associant des structures régionales (voir la liste des partenaires ci-contre), il a notamment pris la forme de deux films, une courte vidéo de sensibilisation et un reportage sur le parcours des patients, du diagnostic à l’accompagnement, et les apports de la recherche. Des actions de sensibilisation ont également été menées dans cinq grandes gares des Pays de la Loire.

 

Le vendredi 16 juin 2017, dans le hall de la gare Saint-Laud, à Angers, là-même où une partie des scènes a été tournée, deux animateurs ont interpellé les voyageurs. Pour tenter de « combattre les idées reçues », explique Balladjigui, l’un des deux étudiants relais-santé de l’Université d’Angers recrutés pour cette mission.

Le public a été invité à se mettre en situation de handicap en gare d'Angers
Avec son homologue, Nina, ils ont dialogué avec des personnes de tous âges, et leur ont proposé à chaque fois de se mettre en situation de handicap, en enfilant des lunettes spéciales qui simulent une perte de vision (suite à un glaucome, à du diabète…). « Instructif, avoue Jennifer. Ma grand-mère a souffert de la DMLA, je comprends mieux ce qu’elle a vécu ».

Après Nantes, La Roche-sur-Yon, Laval, Le Mans, l'action a atteint son terminus à Angers. Au total, quelque 600 personnes ont été directement informées au cours de cette campagne.

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Partenaires

Le projet Basse vision, lauréat de l’appel à projets CLES de la Région Pays de la Loire, regroupe les représentants des entités régionales impliquées dans l’accompagnement de la basse vision :

  • l’équipe Mitolab de l’UMR Mitovasc (Université d'Angers-CNRS-Inserm) pour la recherche sur les mécanismes et les causes des maladies ;
     
  • le CHU Angers pour la recherche, le diagnostic, et la prise en charge des patients atteints de basse vision ;
     

Le projet s’appuie sur l’expérience clinique d’ophtalmologistes du CHU Angers et du CRBV avec son équipe pluridisciplinaire ainsi que sur Terre des Sciences pour leur savoir-faire en médiation et culture scientifique.

Le projet a également bénéficié du concours de la SNCF, pour la partie films et animations.