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Visite de Rachel Bouvet, professeure à l'UQAM - Université Angers

Visite de Rachel Bouvet, professeure à l'UQAM

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Rachel Bouvet, invitée de l'Université d'Angers

Du 28 mai 2013 au 30 mai 2013

photo portrait de rachel bouvet

Rachel Bouvet, professeure titulaire à l’Université du Québec à Montréal, sera l’invitée du laboratoire CERIEC fin mai-début juin. Nous vous invitons à assister ou participer aux activités suivantes :

Mardi 28 mai

À 18h à la MSH Amphi Germaine Tillion, conférence : « Géopoétique, géocritique, écocritique : points communs et divergences ».

Cette conférence présentera la géopoétique, la géocritique et l'écocritique, trois approches récentes en études littéraires, en essayant de cibler leurs points communs et leurs divergences. Il sera notamment question du rapport à l'espace et à la nature, de l'interdisciplinarité et des questions éthiques relatives à l'environnement.

Mercredi 29 mai

Après-midi Initiation à la géopoétique dans le cadre d’un atelier de terrain animé par Rachel Bouvet et Dominique Rousseau. Dominique Rousseau est un artiste angevin qui a réalisé plusieurs livres d’artiste avec Kenneth White. Il travaille particulièrement sur la matière végétale et, récemment, sur le chanvre.

Matériel à prévoir : des chaussures de marche, des vêtements adaptés à la température, de l’eau et un en-cas et surtout le « kit du géopoéticien » qui comprend : un carnet, des crayons, un appareil photo, des sacs refermables (pour d’éventuels échantillons ou artefacts trouvés en chemin).

Attention le nombre de places étant limité,
inscription obligatoire auprès de isabelle.trivisani@univ-angers.fr (Isabelle.Trivisani @ univ-angers.fr)

Jeudi 30 mai

De 9h30 à 12h30 à la MSH salle Frida Kahlo pour l’Atelier de l’axe Cultures du Végétal de la SFR Confluences.

9h30-11h Présentation de travaux de recherche
  • Benjamin Buisson (CERHIO). « L’histoire du pôle végétal 1965-2005 : état des lieux et questions. »
  • Cristiana Oghina-Pavie (CERHIO). « Les rosiers du XIXe siècle : un défi interdisciplinaire. »
  • Anaïs Boulard (CERIEC). Étudier l'inquiétude écologique en littérature : intérêts, approches et difficultés. »
11h15-12h15 Conférence de Rachel Bouvet

«  L’imaginaire végétal dans l’œuvre de Marie Le Franc » Avec le soutien du CERPECA

Présentation de l’auteure :

Écrivaine difficile à classer, bretonne d’origine et québécoise d’adoption, Marie Le Franc (1879-1964) a toute sa vie durant fait l’aller-retour entre les deux côtés de l’Atlantique, entre les paysages fondateurs —la presqu’île de Rhuys dans le Morbihan—, et les paysages découverts à l’âge adulte —la forêt laurentienne, l’hiver canadien, les villages de pêcheurs gaspésiens. Deux romans surtout, Grand-Louis l’innocent, ayant obtenu le prix Fémina en 1927, et Hélier fils des bois(1930), ont retenu l’attention des critiques. Deux héros tellement liés à leur environnement (la lande bretonne pour le premier, la forêt canadienne pour le second) qu’on a l’impression qu’ils en sont l’émanation. Son œuvre comporte deux cycles, qui ne correspondent pas à une découpe temporelle, mais spatiale : le « cycle canadien » et le « cycle breton ». La distance et l’expérience du déplacement sont le moteur de l’écriture, qui se nourrit des paysages familiers ou découverts lors d’un voyage, des sensations vécues au contact d’une nature qui, sans être totalement hostile à l’être humain, n’en demeure pas moins extrêmement difficile à habiter. Rarement considérée comme une écrivaine-voyageuse, alors même que son livre intitulé Au pays canadien-français (1931), ayant reçu le prix Montyon de l’Académie française, a été publié dans la collection «Voyageuses de lettres » des éditions Fasquelle, cette écrivaine a été oubliée par l’histoire littéraire, malgré sa participation à la Fondation de l’Académie de Bretagne en 1937 où elle a occupé le poste de vice-présidente. Plusieurs de ses textes ont fait l’objet de rééditions récemment, en Bretagne et au Québec. Je m’intéresserai dans cette conférence à l’imaginaire végétal tel qu’il apparaît dans son roman Hélier fils des bois à partir de l’étude des paysages sylvestres et de la dynamique de l’altérité.