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L’UA solidaire de la Tunisie

L’Université d’Angers est partie prenante d’un projet européen de coopération qui vise à améliorer l’insertion professionnelle des jeunes Tunisiens.

La Tunisie souffre d’un décalage entre les attentes de son marché du travail et les formations dispensées dans les universités. Cela se traduit en chiffre : « 41 % des chômeurs sont diplômés de l’enseignement supérieur », rapporte Françoise Grolleau, vice-présidente International de l’UA.

Une délégation universitaire tunisienne a été reçue en novembre 2017 par l'Istia, dans le cadre de travaux préparatoires
Une délégation universitaire tunisienne a été reçue en novembre 2017 par l'Istia, dans le cadre de travaux préparatoires
Avec Laurent Bordet, vice-président de l’UA et en charge de l’insertion professionnelle à Polytech Angers (ex-Istia), Françoise Grolleau s’est rendue à Tunis, du 6 au 10 janvier 2019. Accueillie par le service consulaire de l’Institut français de Tunisie, la délégation angevine a pu dialoguer avec neuf universités et Instituts supérieurs des études technologiques (Iset), « qui sont l’équivalent de nos IUT ».

Transfert de compétences

Les échanges ont permis d’affiner le dossier de candidature qui sera déposé le 7 février 2019 auprès de la Commission européenne, dans le cadre du programme Erasmus+ (Action clé n°2, Renforcement des capacités dans le domaine de l’enseignement supérieur). « Il s’agit d’un programme qui vise à moderniser l’enseignement supérieur dans des pays partenaires,  sous-entendu non européens car en dehors des pays du programme, résume Françoise Grolleau. Dans notre cas, l’objectif est de transférer nos savoir-faire en matière d’orientation et d’insertion professionnelle. En Tunisie, ces missions sont dévolues à 135 Centres de carrière et de certification des compétences, des “4C” qui servent de maillon entre les universités et les entreprises. L’idée est de faire monter en compétences 9 des centres 4C, répartis sur le territoire tunisien. C’est sur eux que reposeront ensuite la dissémination et les formations en cascade dans le pays ».

L’UA ne se lance pas seule dans cette action de coopération. Le projet repose sur plusieurs partenaires européens : l’université de Grenade en Espagne, un consortium de 74 universités italiennes, et pour la France, l’UA et le Cnam. Directrice du SUIO-IP, Christine Ménard est la coordinatrice scientifique du projet européen. Elle est aidée par le Centre d'appui aux projets européens, CAP Europe, pour rédiger la proposition.

« Si la coopération France-Tunisie est historique, l’UA s'inscrit ici dans un nouveau projet d'aide au développement de la Tunisie encouragée par le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France en Tunisie, qui est partenaire du consortium depuis la toute première heure. En cas de succès, c’est avec le même esprit que l’Ambassade s’engagera à apporter sa connaissance opérationnelle du contexte scientifique et universitaire tunisien et à faciliter les actions de mise en œuvre du projet ».

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