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Entretien avec Armand-Claude Abanda - Université Angers

Entretien avec Armand-Claude Abanda

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Entretien avec Armand-Claude Abanda

Président du conseil d'administration de l'IFTIC-SUP (Institut supérieur de formation aux métiers des télécommunications de l'innovation technologique, de commerce et de gestion), au Cameroun, qui accueille un master délocalisé de l'ISTIA, l'école d'ingénieur de l'Université d'Angers.


Pourquoi une délocalisation d'un Master de l'Université d'Angers au Cameroun ?

Il n'existait aucune formation de haut-cadres en innovation en Afrique, d'où l'idée de délocaliser un Master en technologies innovantes-information stratégique à Yaoundé (capitale du Cameroun). C'est une grande première en Afrique ! Nous avons voulu tisser ce lien pour favoriser l'innovation et développer l'entrepreneuriat local. Les autorités du Cameroun encouragent vivement la création de PME-PMI. Un besoin était là : les secteur des télécommunications et de la téléphonie mobile sont très porteurs chez nous.

Comment s'organise l'accès à la formation ?

Les étudiants camerounais sont inscrits à l'Université d'Angers, au même titre que ceux de l'ISTIA (École d'ingénieurs de l'Université d'Angers). Nous avons constaté que le niveau des élèves est équivalent dans les deux pays, ce qui est une bonne chose. Dans un premier temps, seule la première année de Master a été délocalisée. À des fins de sélection, il a fallu déterminer des équivalences au niveau de la Licence 3 pour savoir quels diplômes autorisent l'accès au Master de l'Université d'Angers. L'an dernier, le nombre de candidatures a atteint les 200.

À la différence des promotions angevines, ¾ de nos étudiants sont salariés, dont certains employés dans les ministères. Leur défi est d'innover dans l'activité qu'ils exercent, pour évoluer en grade. Parmi les juniors de la promotion 2010, beaucoup veulent créer leur propre entreprise.

Comment se passent les cours ?

L'enseignement est assuré conjointement : à 60 % par des professeurs de l'ISTIA (plus sur les thématiques de veille, prospective...) et à 40 % par des locaux (cours de communication, d'anglais...). Plus de 30 intervenants professionnels français voire européens sont envoyés en mission d'une semaine chacun. En raison du grand nombre d'étudiants salariés, le programme, identique sur le fond, a de fait été adapté en cours du soir, de 16h à 21h. Les élèves se montrent très satisfaits de la qualité des enseignements assurés par les intervenants étrangers. La présence continuelle des professeurs angevins apporte une réelle valeur ajoutée au diplôme. Il est essentiel qu'ils continuent de participer aux cours. Soucieux de l'harmonie du programme, nous veillons à ce que les enseignants français et camerounais se rencontrent lors des missions. Une association angevine, « Worldwide Cameroun », s'est constituée pour faciliter les liens entre les promotions-jumelles.

Et au niveau des moyens mis à la disposition des étudiants ?

Les étudiants d'Angers et de Yaoundé disposent des mêmes outils de travail : accès à la base de données, aux logiciels (comme Kb Crawl), informations et ressources électroniques. Bientôt, les cours dispensés dans les locaux de l'ISTIA seront proposés au podcast sur un serveur, aussi accessible aux étudiants camerounais. Cela permettra à ceux ayant raté des cours de les rattraper plus facilement. Les mêmes règles pour tout le monde, voilà le principe. De même, du côté administratif, tout le monde a les mêmes informations.

Quel avenir pour cette formation ?

L'IFTIC-SUP étant un institut privé, les frais de scolarité incombent entièrement aux élèves et servent à couvrir les frais de mission, sans qu'aucun bénéfice ne soit dégagé. Même si la formation est moins onéreuse qu'en France, elle représente un coût énorme pour les étudiants camerounais. Nous constituons actuellement un dossier dans le cadre du programme européen « Edulink ». Ce projet vise à mettre en place un pôle d'excellence africain d'innovation qui nous permettra d'obtenir 500 000 € d'aides sur 3 ans. Ces fonds aideront à baisser le coût de la formation, afin qu'elle bénéficie à davantage de personnes. Au cœur du projet, la création d'un réseau avec des pays de la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale). À terme, l'idée est de proposer cette formation dans toute l'Afrique francophone par un système de transfert de compétences. L'engouement observé lors de la cérémonie de remise des diplômes (à laquelle des représentants de l'Université d'Angers ont assisté) des 77 lauréats de la 1re promotion en dit long sur l'accueil de la population camerounaise pour ce genre de dispositif.

Thérèse Rosset
therese.rosset @ univ-angers.fr

Commentaire de BENGALA ZOCK Patrick posté le 29 juillet 2011 à 19:00

Bonjour à tous je suis ravi du fait que de telle formation puisse se faire au cameroun je loue une tres grande admiration et souhaite longue vie à cette delocalisation.

Commentaire de akamba ariel posté le 21 août 2013 à 17:22

salut tout le monde je suis a la recherche d'une école et je crois l'avoir trouvée je pense m'inscrire des que possible.

Commentaire de bertin posté le 13 octobre 2014 à 09:19

Merçi à M. Armand Claude ABANDA pour cette excellente formation que nous avons reçu.

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