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Bamako - Université Angers

Bamako

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L'Université d'Angers répond aux besoins universitaires du Mali

Salif Berthé et Daniel Martina
Le recteur de l'Université de Bamako au Mali, Salif Berthé, était en visite à l'Université d'Angers du 12 au 19 décembre pour tenter de définir de quelle façon faire évoluer la coopération entre les deux établissements.

De sa rencontre avec certains enseignants de différentes disciplines, ont émergé des projets de collaboration dans le domaine de la formation des enseignants et des étudiants maliens, notamment  en lettres, langues et sciences humaines, médecine et en ingénierie de la santé.

« Je suis venu à Angers pour explorer les pistes de formation doctorale de nos formateurs en France », a expliqué le recteur de cette université de 100 000 étudiants qui est en manque de professeurs. L'établissement délivre actuellement des diplômes de niveau licence et aimerait amener ses étudiants en master. Sur ce terrain, l'école doctorale SCE de l'Unam aide par exemple à la mise en place (avis sur les maquettes) de masters recherche à Bamako pour la rentrée prochaine dans le domaine des lettres, langues et sciences humaines. Des professeurs maliens démarreront un doctorat à partir de septembre 2012 en co-tutelle de thèse (Bamako – Université d'Angers) ou à Angers. Dans un second temps, l'Université malienne envisage de se doter d'une école doctorale en lettres, langues et sciences humaines avec l'aide de l'École doctorale SCE de l'Unam. D'où leur volonté de former rapidement des doctorants, futurs encadrants de thésards.

L'Université d'Angers met son savoir-faire au service des besoins sanitaires du Mali. La Faculté de médecine est en lien permanent avec l'Université de Bamako depuis une trentaine d'années. L'Issba collabore depuis 6 ans avec des centres de santé communautaires maliens. Le docteur Ballit, conseiller du gouvernement avait sollicité l'Université d'Angers pour mettre au point des farines destinées aux nourrissons. Beaucoup d'enfants entre 6 et 9 mois souffrent en effet de malnutrition au moment du sevrage. « Nous avons mis au point une formulation basique en collaboration avec un institut de recherche local et proposé une bouillie de sevrage à base de céréales locales, donc peu chère », explique Chetaou Mahaza, professeur des universités en bactériologie à l'UFR de Sciences Pharmaceutiques et d'Ingénierie de la Santé. Constituée de mil, de Niébé (sorte de haricot qui contient des protéines) et de malt, cette bouillie est fabriquée par les mamans maliennes dans les dispensaires puis donnée aux nourrissons afin d'éviter les retards de croissance. Même si pour l'instant cette recette n'est utilisée qu'au Mali, elle pourrait facilement être exportée dans tous les pays de l'Afrique de l'Ouest.

Manque de gestion des structures sanitaires

L'Issba envoie chaque année des étudiants à Bamako (sauf depuis 2 ans en raison des risques d'enlèvement) pour dispenser des cours de préparation de la bouillie de sevrage, mais aussi des cours d'hygiène et d'informations générales sanitaires. L'Université de Bamako est particulièrement intéressée par les formations de l'Université d'Angers en matière de qualité et management des structures de santé, gestion des risques. Les centres de santé communautaires manquent par exemple régulièrement de médicaments en raison d'une mauvaise traçabilité des stocks. Le recteur Salif Berthé cherche des enseignants français prêts à venir donner des cours à Bamako et s'est dit prêt à envoyer des étudiants maliens à Angers car le pays a fortement besoin de ce type de compétences.

Thérèse Rosset

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Deux villes partenaires

Les liens entre Angers et Bamako remontent à 1974, date de jumelage des deux villes.