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Ouverture de la clinique juridique Droit des migrations

Pour la première fois cette année, les étudiants de 2e année du master Droit international et européen, encadrés par leurs enseignantes, apportent un service juridique sur-mesure à sept partenaires confrontés à des questions sur le droit des migrations. L’occasion de mettre en pratique leurs savoirs dans le monde professionnel.

Le modèle est déjà très développé dans les universités anglo-saxonnes. « L’idée est de faire du droit hors des cours magistraux », résume Bérangère Taxil, professeure de droit international public, coresponsable du parcours de master Droit international et européen.

Toutes les deux semaines, étudiant·e·s et enseignantes échangent sur l'avancée des dossiers
Toutes les deux semaines, étudiant·e·s et enseignantes échangent sur l'avancée des dossiers
Depuis octobre 2018 et jusqu’à fin décembre, 19 étudiant·e·s de cette formation mènent, dans le cadre de leurs projets tuteurés, des recherches juridiques pour le compte de sept partenaires : la Ligue des droits de l’Homme de Maine-et-Loire, le Secours catholique, SOS Méditerranée, des cabinets d’avocats spécialisés dans la défense de demandeurs d’asile ou encore le cabinet de la députée Stella Dupont. « Les partenaires ont répertorié un certain nombre de questions qu’ils voulaient voir abordées et nous avons affecté des étudiants sur ces problématiques, en fonction de leurs souhaits, en leur demandant de rédiger des réponses, explique Émilie Lenain, doctorante en droit des réfugiés qui pilote le nouveau dispositif. L’objectif est à la fois de fournir un soutien juridique aux partenaires, mais également de préparer nos étudiants au monde professionnel ».

« C’est vraiment très concret », confirme Marion. L'étudiante s’est mise au service de la Ligue des droits de l’Homme qui accompagne les étrangers dans leurs démarches. « C’est une très bonne expérience ». « Le fait d’avoir des relations avec le monde professionnel est très enrichissant », renchérit Axel, qui apporte son concours aux avocats nantais de Quai des Libertés, spécialisés dans le droit des étrangers.

Toutes les deux semaines, les étudiant·e·s et leurs enseignantes se retrouvent pour un séminaire de 2 heures, afin de faire le point sur l’avancée des dossiers et discuter des éventuelles difficultés.

Lancé à titre expérimental cette année, la clinique juridique Droit des migrations devrait se développer dans les années à venir.

Dans le prolongement d'Arreco

Le projet initié par Bérangère Taxil et sa consœur de l'UA, Alina Miron, spécialiste du droit de la mer, fait suite à l’organisation du concours international de plaidoiries Charles Rousseau à Angers en mai 2018, qui avait interrogé la question du sauvetage en mer de migrants (dont le cas fictif a devancé la réalité en traitant d’une affaire très similaire à la situation qu’a connu l’Aquarius l’été dernier).

Il s’inscrit également dans le programme de recherche Accueil et relocalisation des réfugiés en Europe : catégorisation et opérationnalisation (Arreco), porté par le Centre Jean Bodin et soutenu par Alliance Europa, qui vise à étudier « qui accueille qui et comment dans le contexte actuel du bouleversement européen face à la mondialisation des flux de réfugiés ? »

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