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Passage en 2e année - Université Angers

Alternative à la Paces

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Pluripass : le point sur le passage en 2e année

Isabelle Richard et Catherine Passirani répondant aux questions des étudiants


Le 22 février, les 1200 étudiants de PluriPASS étaient conviés à une réunion d’information sur les modalités d’accès en 2e année et le déroulement des 3e et 4e semestres. L’occasion pour Isabelle Richard, doyen de l’UFR Santé, et Catherine Passirani, responsable de PluriPASS, de répondre pendant plus d’une heure, sans langue de bois, aux interrogations et doutes des étudiants qui forment la première promotion de cette alternative à la Paces.


  • Lors de la séance de questions, des étudiants ont fait part de leur sentiment d’être lésés par la mise en place de PluriPASS, que cette année ne leur offrait pas, à leurs yeux, les mêmes chances d’accès aux études de santé. Qu’en est-il ?

Isabelle Richard : La promotion 2015-16 a la particularité de comporter des primo-entrants – les deux-tiers environ – et des étudiants ayant déjà réalisé une Paces. Ce ne sera plus le cas par la suite.

Nous avons déjà parlé des conséquences de cette période transitoire lors de la précédente réunion d’information. Les primo-entrants regrettent d’être en concurrence avec des redoublants, alors qu’eux-mêmes ne deviendront pas redoublants, puisque s’ils obtiennent la moyenne, ils passeront automatiquement en 2e année de PluriPASS. Les redoublants reprochent quant à eux l’évolution des contenus, avec l’introduction de nouvelles matières, et donc de ne pas bénéficier d’un « vrai » redoublement.

De nombreux étudiants ont suivi ce temps d'information
Dans tous les cas, il faut savoir que le numerus clausus angevin est relativement élevé, qu’il a augmenté cette année pour les filières d’odontologie, kinésithérapie et ergothérapie, portant le total à 339 places. Ce qui conduit à des chances de succès plus élevées que dans beaucoup de Paces de France, même en médecine.

Les modifications du programme (même s’il reprend une grande part des contenus de la Paces), et l’évolution des modalités d’évaluation sont significatives, en particulier avec l’introduction d’oraux. Et nous pensons que cette redistribution des cartes équilibrera in fine les chances entre les étudiants entrés en 2014 et les primo-entrants de la promotion 2015-2016. Ces éléments pourront être évalués partiellement en juin, après les résultats du 2e semestre, et complètement en janvier 2017 après les épreuves du 3e semestre. Nous aurons des chiffres et nous les publierons.

  • Tout le monde n’est pas concerné par les oraux. Des étudiants sont étonnés de cette inégalité…

Isabelle Richard : À l’issue du 2e semestre, 257 des 339 places du numerus clausus seront attribuées, les autres le seront à la fin du 3e semestre. Près de la moitié, 127 places exactement, reviendront à ceux qui ont obtenu les meilleurs résultats aux examens écrits. Ils seront directement admis vers l’une des six filières des études de santé [médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique, kinésithérapie et ergothérapie]. Les 130 places restantes seront pourvues suite à des épreuves orales complémentaires.

Catherine Passirani, responsable de PluriPASS, et Isabelle Richard, directrice de l'UFR Santé
Catherine Passirani : Au moins 260 étudiants seront convoqués pour cette série de quatre mini-entrevues de 10 minutes, servant à évaluer leurs aptitudes à communiquer (l’une des grandes demandes des associations de patients), leur réflexion sur une situation complexe, leurs facultés d’analyse et de raisonnement. Le dernier oral portera sur la maturation de leurs projets personnels et professionnels (3PE), l’un en lien avec les six filières de santé, l’autre pas. Il ne s’agit pas d’un entretien de motivation, mais de vérifier qu’ils ont une juste connaissance des métiers qu’ils envisagent, de leurs points forts, de leurs points faibles…

Pour chaque candidat, le classement obtenu aux oraux sera additionné au classement des épreuves écrites, par filière, pour en faire une moyenne. C’est sur cette base que seront attribuées les 130 places.

Isabelle Richard : Pourquoi prendre un candidat sur deux ? Pourquoi ne pas convoquer tout le monde ?  C’est un compromis, notamment pour tenir compte des contraintes matérielles. Mais ce point pourra peut-être évoluer dans le futur.

  • Au 3e semestre, les compteurs seront remis à zéro et les étudiants non-retenus pourront retenter leur chance. Mais après ce 3e semestre ? Certains doutent qu’ils puissent facilement intégrer une formation en cours d’année puisqu’ils n’auront pas suivi la première partie du programme.

Isabelle Richard : Oui, nous avons été interrogés sur la faisabilité d’une orientation vers les six filières de santé en fin de 3e semestre (S3), d’une part, et, d’autre part, sur les chances de succès lors d’une orientation dans les autres filières au 4e semestre (S4) puis en troisième année de licence.

Les programmes de S3 et ceux de S4 sont conçus pour permettre cette orientation progressive. Ils sont élaborés avec les collègues des filières qui accueilleront les étudiants en S4 en santé ou dans d’autres composantes. Lors du Forum PluriPASS, certains ont pu rencontrer par exemple Philippe Leriche, assesseur à la pédagogie de la Faculté des sciences, tout à fait confiant dans le fait que les méthodes acquises par les étudiants de PluriPASS, leur capacité de travail, et leur bon niveau initial leur permettront de réussir dans d’autres filières.

La pluridisciplinarité est une option assumée du parcours PluriPASS. Elle est conforme aux standards internationaux où les premiers cycles universitaires sont majoritairement sur un mode majeure/mineure, et où des admissions tardives dans les études de santé ont démontré leur intérêt, notamment pour diversifier les publics.

Quid du 3e semestre ?

Condition d'accès

Tous ceux qui auront obtenu une moyenne de 10/20 ans en première année de PluriPASS pourront s’inscrire au 3e semestre, y compris si cette moyenne est obtenue à l’issue des rattrapages.

Le programme

Le programme sera concentré sur trois mois (septembre, octobre, novembre).

Chaque étudiant suivra trois blocs, comprenant chacun deux unités d’enseignement :

  • un bloc A, commun à tous, intitulé « Biologie santé »
  • un bloc B, que l’étudiant choisira en fonction de son projet, entre cinq propositions : Sciences du vivant ; Maths, physique, chimie, informatique ; Économie, gestion ; Psychologie ; Droit.
  • un bloc C, servant à renforcer le projet de l’étudiant ou à lui ouvrir des horizons, avec, au choix : Maths, physique, chimie, informatique ; Économie, gestion ; Psychologie ; Droit, Sciences sociales.

Au total huit parcours différents seront possibles à Angers et quatre au Mans.

Certains cours seront organisés en dehors de l’UFR Santé, dans les autres composantes de l’université, au contact des étudiants des autres filières.

Les examens

En fin de 3e semestre, une session d’examens écrits sera organisée (début décembre). Les 164 candidats à l’accès aux filières de santé ayant obtenu les meilleurs résultats sur le bloc Biologie santé, ayant une moyenne générale sur l’ensemble des trois blocs supérieure à 10/20 et pas de moyenne par bloc en dessous de 6/20, passeront une série de quatre oraux. Comme pour la première année, la moyenne des deux classements (écrit et oral) déterminera les 82 candidats retenus pour intégrer les filières de santé (257 à la fin du 2e semestre + 82 au 3e semestre = 339 places du numerus clausus angevin pour cette promotion).

Ceux non-retenus poursuivront leurs études en intégrant la 2e année d’une licence en milieu d’année, ou en préparant leur future intégration dans une autre filière grâce à un 4e semestre PluriPASS spécifique, par exemple pour les orientations vers les licences de sciences ou les écoles d’ingénieur.