Organisées par le SUIO-IP et l’association Courroie du 30 juin au 2 juillet, les JNU de l’orientation et de l’insertion professionnelle ont rassemblé près de 400 membres de SCUIO-IP de 75 universités françaises.
Cette édition 2011 avait pour thème « Répondre à la diversité des attentes et des besoins du public ». Durant 3 jours, les participants ont assisté à des conférences : service public de l’orientation, égalité d’accès à l’information, nouvelles technologies et comportement des étudiants, etc. Mais ils ont aussi pris part à divers ateliers : entrepreneuriat étudiant, liaisons lycée-universités, accompagnement des réorientations, etc.
Voici un aperçu des conférences tenues lors de ces journées.

Service public de l’orientation : enjeux
Jean-Robert Pitte, délégué à l’information et à l’orientation (DIO) auprès du premier ministre était présent pour aborder la question du Service public de l’orientation avec les professionnels universitaires.
La loi du 24 novembre 2009 a institué le Service public de l’orientation (SPO) tout au long de la vie. Elle créée le droit à être informé, conseillé et accompagné en matière d’orientation professionnelle. Un décret du 4 mai 2011 instaure la labellisation. Pièce-maîtresse du SPO, le label national « orientation pour tous » sera attribué aux organismes s’engageant à accueillir gratuitement et anonymement tous les usagers, quels que soient leur âge et statut. Avec comme objectif, la coordination entre les différents organismes d’orientation et d’insertion à l’échelle locale. Les universités et donc les SCUIO-IP sont à ce titre largement incitées à intégrer ces « ensembles dynamiques de coordination ».
Lors de la conférence du 30 juin à la Faculté de droit, d’économie et de gestion, le « dossier SPO » a provoqué de nombreuses réactions chez les membres de SCUIO-IP : ils ont notamment soulevé l’épineuse question du manque de moyen de leurs services face à l’accroissement de leurs missions. Jean-Robert Pitte a tenté de dissiper les inquiétudes en insistant sur le fait que les universités ne vivront qu’à condition que les étudiants connaissent les débouchés des formations. Il a invité les universités à allouer plus de fonds aux services d’orientation et d’insertion professionnelle.
Le DIO a pris quelques minutes pour revenir sur les caractéristiques du SPO et les transformations qu’il engendre pour les SCUIO-IP.
Thérèse Rosset






