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Escape game - Université Angers

Innovation pédagogique

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Escape game : l’insertion pro devient un jeu

Etudiants participants au 1er espace game du SUIO-IP

Le Service universitaire d’information, d’orientation et d’insertion professionnelle (SUIO-IP) de l’Université d'Angers s’appuie sur un escape game pour faire connaître aux étudiant·e·s ses dispositifs d’accompagnement et les clés d’une recherche d’emploi réussie.

Trouver des indices, pour résoudre des énigmes, dont les solutions vous permettront de vous échapper de la salle dans laquelle vous et votre groupe êtes enfermés : c’est le principe de l’escape game, particulièrement à la mode. Plus de 300 salles dédiées à cette forme de jeu ont ouvert ces dernières années en France. Des versions pour la maison ont également vu le jour, ainsi que des scénarios adaptés au monde de l’entreprise.

L’Université d’Angers s’est saisie du phénomène. Dès 2016, ses BU ont expérimenté un escape game permettant de faire connaissance avec les services des bibliothèques et leurs coulisses. D'autres expériences ont depuis été menées.

Aujourd’hui, c’est au tour du SUIO-IP de se lancer. Avec l’aide d’un prestataire, Happy Kits, un scénario a été imaginé. Il est destiné à « faire découvrir l’insertion professionnelle de manière ludique et signifier aux étudiant·e·s que nous pouvons les accompagner dans leurs démarches de professionnalisation, explique Virginie Grimault, conseillère en insertion professionnelle qui a porté le projet avec sa collègue Magali Anthoine. Une recherche d’emploi ou de stage peut s’apparenter à un jeu. Il faut définir un objectif, une stratégie et employer les bons outils ».

« Vraiment sympa »

Aidé par l'animatrice, le groupe d'étudiants est rapidement venu à bout du premier défi
La formule a été testée le 26 octobre 2017, au centre des congrès, à l’occasion du Forum des métiers de l’ingénierie et du numérique, coorganisé par l’Istia, la Faculté des sciences et l’IUT.

Deux salles avaient été spécialement réservées. Dans chacune, un groupe de huit personnes s’est retrouvé projeté en l’an 2100. Un message vidéo les a informés de leur mission : « Trouver les codes d’accès » leur permettant d’intégrer une unité d’élite.

Dès le début, Manon, l’animatrice, livre les premiers conseils : « Fouillez partout dans la salle, rassemblez un maximum d’éléments ». C’est parti. Rapidement, les participants collectent des indices cachés sous la poubelle ou au milieu de divers objets. Ici, une suite incompréhensible de lettres. Là, une carte de visite déchirée. Et des équations à résoudre : « CV+LM = … » 

Évoluant d’abord chacun dans leur coin, les joueurs se sont regroupés en petits noyaux au bout de quelques minutes, puis en une seule équipe. Ensemble, ils commencent à phosphorer. Les personnalités se révèlent : le leader, le bavard… « Même si on ne se connaissait pas, on a réussi à travailler ensemble », se félicite Alaa, étudiant en master 1 Data sciences.

Au bout de 25 minutes, le groupe est parvenu à relever son défi. Mais une surprise les attendait… Ils ne sortiront de la salle qu’après une nouvelle demi-heure de jeu.

L’expérience a plu. « Super », résume Romain, inscrit en DUT GEII. « Vraiment sympa, même si au début, c’était chaud », complète Eunice, également en master Data sciences.

Virginie Grimault a débriefé la mission avec les étudiant·e·s : « Ce que vous avez travaillé sans vous en rendre compte, ce sont vos soft skills : votre capacité à communiquer, à vous organiser, à travailler en groupe… Il est important de les repérer et de les mettre en avant. Les métiers que vous allez occuper après vos études vont évoluer. Ce qui va compter pour un recruteur, c’est votre capacité à vous adapter, à communiquer avec les autres, etc. »

La délégation tunisienne a été intéressée par cette expérience
Observateurs internationaux

L’autre groupe a échoué à sortir dans le temps imparti. Il s’agissait, pour la plupart, d’enseignant.e.s responsables de dispositifs d’insertion de jeunes diplômé·e·s, venus de Tunisie pour deux jours s’inspirer de ce qui se pratique à l’Istia. Ils ont apprécié cette découverte de l’escape game et des possibilités offertes par cette forme de médiation : « Je trouve ça très intéressant. Ça fait sortir l’étudiant du cadre habituel », indique Nabila Khlifi, en poste à l’Institut supérieur des études technologiques de Bizerte. Même sentiment chez son collègue de l’Université de Tunis, Slim Masmoudy : « Ça permet d’apprendre la gestion du stress, la résolution de problème, le leadership, l’organisation des tâches… Vraiment très bien ».

 

L’expérience va se poursuivre à l’UA. L’escape game devrait être de nouveau proposé lors de moments forts de la vie universitaire et notamment en début d’année, pour faire connaître les possibilités d’accompagnement offertes par le SUIO-IP. Le scénario pourra aussi être adapté, pour des ateliers plus spécifiques.

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