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Politique de l'UA en matière de plagiat - Université Angers

Politique de l'UA en matière de plagiat

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« Nous avons opté pour la sensibilisation »

Didier Petier, vice-président de l'UA

Pour lutter contre le plagiat, l’Université d'Angers mise sur la pédagogie. Elle a notamment décidé de renforcer la formation sur l'utilisation des sources et leur citation. Les explications de Didier Peltier, vice-président de l'UA.

Le plagiat n'est pas né avec les nouvelles technologies. Mais « l'abondance de ressources en ligne a rendu ce problème de plus en plus aigu », déplore Didier Peltier, vice-président de l'Université d'Angers en charge des formations et de la vie universitaire. Depuis plusieurs années, une réflexion a été engagée sur cette problématique « qui nous impacte aux niveaux pédagogique (difficulté d'évaluation des travaux), moral et juridique », avec un risque de poursuites contre l'établissement qui valide des productions contrevenant aux règles de la propriété intellectuelle.

La solution retenue « passe, avant la répression, par la sensibilisation des étudiants, estime Didier Peltier. Nous voulons leur donner les clés de compréhension de ce qu'est la contrefaçon et de l'usage normal, dans la tradition universitaire, de la citation des sources ».

Formation généralisée

Un ensemble de mesures a été mise en place pour traduire cette volonté de privilégier la pédagogie. Un module de 2 heures de formation à la recherche documentaire a été généralisé à la plupart des étudiants de 1re année (en 2e année, pour ceux inscrits en Paces). Objectif : « Apprendre à trouver des sources pertinentes, à les évaluer, et à les utiliser en respectant la propriété intellectuelle », explique Maud Puaud, responsable de la formation dispensée par la BU. Un module spécifique est également proposé aux jeunes chercheurs, par l'intermédiaire du collège doctoral.

Un espace dédié a été ouvert sur le site Internet de l'UA. Il comprend, entre autres, des modules d'autoformation, ainsi que la charte antiplagiat adoptée par l'UA et un engagement de non-plagiat qui doit être signé par les étudiants et inséré en première page de leurs rapports, dossiers ou mémoires (voir ci-contre).

Détecter les similitudes

En parallèle, l'UA a choisi de généraliser l'usage d'un logiciel de détection des similitudes pour tous les travaux déposés sur Moodle (lire l'encadré). « C'est un outil qui permet de détecter des similitudes, mais c'est à l'enseignant et à l'équipe pédagogique d’évaluer s'il s'agit ou non de plagiat, rappelle Didier Peltier. Un travail avec des citations fera apparaître des similitudes, mais il peut très bien s'agir d'une production originale. Dans d'autres cas, il pourra s'agir d'une mauvaise compréhension des règles de citation. On pourrait alors, par exemple, demander à l'étudiant de refaire son travail. Mais s'il s'agit d'une fraude intentionnelle, quelqu'un qui a cherché à gagner du temps, il peut y avoir transfert devant la section disciplinaire » avec, pour le fraudeur, une gamme de sanctions allant jusqu'à l'exclusion définitive de tout établissement public d'enseignement supérieur.

Il ne s'agit pas de « faire la chasse aux fraudeurs », mais d'être engagé dans « une politique de qualité », insiste Didier Peltier. Avec une sorte de label moral qui garantirait que tous les travaux produits par les membres de l'UA respectent la propriété intellectuelle.

Charte et engagement

L'engagement de non plagiat doit être inséré en première page de tous les rapports, dossiers et mémoires réalisés dans le cadre de vos études à l'UA.

Télécharger la charte de non plagiat

Télécharger l'engagement de non plagiat

Logiciel anti-plagiat

Après avoir étudié différentes solutions technologiques, et une année de test dans plusieurs composantes (Sciences pharmaceutiques, Istia, ITBS...), l'Université d'Angers a décidé de généraliser l'utilisation d'un logiciel de reconnaissance de similitudes, depuis la rentrée de septembre 2014. Par défaut, chaque document déposé sur Moodle (rapports, compte-rendus de TP, mémoires, thèses...) est scanné par le logiciel Ephorus. « Le programme permet la détection des copier/coller, mais aussi des reformulations », précise Nicolas Clere, enseignant-chercheur à l'UFR de Sciences pharmaceutiques et d'ingénierie de la santé, qui pilote le projet antiplagiat.

Sur un même écran, le logiciel affiche les passages suspects contenus dans les écrits d'un étudiant et la version originale supposée, puisée dans une vaste base de données documentaires. À l'enseignant d'évaluer la pertinence des informations fournies par le logiciel et, éventuellement, de prendre des mesures.