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Journée E-pédagogie 2016 - Université Angers

Journée E-pédagogie 2016

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Pédagogie : la transformation est lancée

L'utilisation de Votar à l'Universitré d'Angers

La 4e Journée E-pédagogie organisée par l’Université d’Angers s’est tenue le 2 juin 2016 à la Faculté de droit, d’économie et de gestion. Une vingtaine d’acteurs angevins de la formation ont témoigné de leurs expériences pour enseigner différemment.

Peut-on apprendre l’histoire de la chimie grâce à un jeu de cartes ? Oui, c’est possible a répondu Thomas Cauchy, enseignant-chercheur à la Faculté des sciences, qui a imaginé un jeu s'appuyant sur 400 dates clés de sa discipline. Peut-on développer les facultés des futurs ingénieurs grâce au théâtre, en s’inspirant de la série télévisée Dr House ? Là aussi, Valérie Billaudeau, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Istia, a répondu par l’affirmatif.

Et pendant qu’on y est : les étudiants peuvent-ils assurer eux-mêmes une partie du cours ? Oui, affirment Yamina Chikh, enseignante en économie-gestion et Erwan Le Dû, l’un de ses étudiants inscrits en 2e année de licence : « La prof nous envoyait les éléments par mail, et on devait présenter le cours aux autres étudiants, résume le jeune homme. Ça nous a permis de nous intéresser davantage au contenu et d’échanger entre nous ».

Voir la vidéo avec les explications de Yamina Chikh sur l'amphi inversé, réalisée par Thomas Donadieu

Retours d'expérience

Stéphane Amiard, Nathalie Debski et Christophe Daniel ont ouvert la journée
Ces initiatives, et bien d’autres, ont été présentées lors de l’après-midi de la 4e journée E-pédagogie orchestrée par le Lab’UA. Différents acteurs de la formation de l’UA ou issus d'établissements supérieurs angevins sont intervenus lors d’une session montrant des voies possibles pour « mettre les étudiants en action ».

Une partie de la matinée avait également permis d’entendre des retours d’expérience et d’échanger sur des pratiques pédagogiques novatrices, notamment celles déployées dans le cadre de PluriPASS, l’alternative à la Première année commune aux études de santé (Paces) testée à l’UFR Santé depuis septembre dernier : un tiers des cours sont assurés à distance, grâce aux outils numériques.

De la souris à l'écran

Autre temps fort de la journée : le nom des quatre lauréats du 1er appel à projets Innovation pédagogique lancé par l’UA a été dévoilé. Durant les deux prochaines années, les enseignants investis dans ces expérimentations collectives vont bénéficier de temps (décharge partielle d’enseignement) et de l’accompagnement d’ingénieurs pédagogiques pour concrétiser leur idée. Parmi les dossiers sélectionnés : Exavir, nom de code pour EXpérimentation Animale VIRtuelle. L’objectif : remplacer les expérimentations pratiquées à des fins pédagogiques sur des souris, rats et autres grenouilles par des manipulations virtuelles, grâce à la mise au point d’un serious game (jeu sérieux). « Nous avons défini différents scénarios. Nous recherchons à présent un coup de main au sein de l’UA, notamment pour la modélisation informatique », explique Sébastien Faure (sebastien.faure @ univ-angers.fr), l’un des six enseignants-chercheurs de physiologie et de pharmacologie porteurs du projet.

Près de 1500 étudiants de la Faculté des sciences, de l’IUT et de l’UFR Santé pourraient rapidement suivre ces TP sur écran. « L’enjeu est à la fois éthique, financier (on divise par deux le coût par rapport à des animaux vivants) et pédagogique, car c’est compliqué pour un étudiant de gérer un animal et de réfléchir en même temps, poursuit Sébastien Faure. Et puis avec un serious game, si l’étudiant se trompe et que l’animal succombe, ce sera moins grave. Il aura la possibilité d’un autre essai ». Seules quelques souris d'ordinateur pourraient rendre l’âme.

 

L'ensemble des interventions de la 4e journée E-pédagogie sera très prochainement
disponible en vidéo sur Canal UA

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Priorité à l'innovation pédagogique

L’Université d’Angers a fait de l’innovation pédagogique l’une de ses priorités. Christian Roblédo et la nouvelle équipe à la tête de l’UA espèrent transformer un quart des enseignements d’ici 2020 (amphi inversé, dématérialisation, évaluation par les pairs…).

Lancé en 2015, le Lab’UA, centre d’expérimentation et de diffusion des nouvelles formes d’apprentissage, a pour mission d’accompagner ce changement. Il organise régulièrement des rencontres centrées sur les pratiques pédagogiques (Les Matinales du Lab’UA) ou les nouveaux outils numériques à disposition des enseignants (Les Midis du Lab’UA). Son forum permet d’échanger sur les expériences, les ressources pédagogiques, les modalités d’évaluation…

Imaginer, tester, partager, « c’est risqué et ça prend du temps, reconnaît Nathalie Debski, vice-présidente de l’UA déléguée à l’innovation pédagogique. C’est pourquoi nous voulons valoriser l’investissement des enseignants, en temps et dans leur carrière, notamment grâce la publication scientifique. Nous voulons les accompagner pour faire en sorte que les outils, les pratiques qu’ils expérimentent deviennent des objets de recherche, et qu’ils soient valorisés par une publication scientifique ». Pour ce faire, une revue en ligne sera mise en place à l’automne sur le site du Lab’UA.

L’accompagnement au changement passera également par « des investissements sur les infrastructures, indique Stéphane Amiard, vice-président Numérique et patrimoine, et notamment le déploiement du wifi haut-début sur tous les campus, y compris Cholet et Saumur. Nous reverrons aussi certains espaces. Parfois, c’est le mobilier, l’équipement numérique d’une salle, qui permet de tester de nouvelles pédagogies ».