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Formation continue : l’UA en pointe

Visuel portes ouvertes de la formation continue

Lauréate de l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le ministère, l'Université d'Angers intègre le réseau d’établissements pilotes pour le développement de la formation continue dans l’enseignement supérieur.

En novembre 2015, François Germinet, président de l’Université de Cergy-Pontoise, remettait à la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, et au secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon, son rapport sur « Le développement de la formation continue dans les universités ». Complétant les préconisations du rapport émis par l’IGAENR en juillet 2014, le rapport Germinet livre des recommandations pour promouvoir et accroître l'implication des universités dans la formation professionnelle tout au long de la vie.

L'enjeu est simple. À ce jour, les établissements d’enseignement supérieur publics ne représentent que 3% du marché de la formation continue en France, soit un chiffre d’affaires annuel de 400 millions d’euros environ. L’objectif est d’atteindre 1,5 milliard à l’horizon 2020.

« Ce changement de dimension nécessite de se positionner non plus sur le seul marché des formations diplômantes, mais d’entrer sur le marché concurrentiel, basé sur des modules courts, et d’offrir une plus-value, par exemple grâce à notre proximité avec la recherche. Ce lien entre formation et recherche constitue l’un des points forts des universités, et il est certainement actuellement sous-exploité », analyse Thierry Latouche, directeur de la formation continue à l’Université d’Angers.

François Germinet, Thierry Mandon et le président de l'UA, Jean-Paul Saint-André, lors du point presse du 19 janvier 2016
Le 12 novembre, le ministère a lancé un appel à manifestation d'intérêt (AMI) afin de constituer un groupe pilote d’établissements, capable d’expérimenter les recommandations du rapport Germinet. Une cinquantaine d’universités, de Comue, et d’établissements d’enseignement supérieur ont candidaté. Douze ont été retenus, parmi lesquels l’Université d’Angers.

Les noms ont été dévoilés le 19 janvier, lors d’une conférence de presse donnée par Thierry Mandon.

« Contribuer à la réflexion »

Les lauréats vont se réunir une fois par mois pour réfléchir aux conditions d’un changement d’échelle de la formation continue universitaire. D’ici un an, ils devront produire un vade-mecum, un guide pratique de réussite à destination des autres établissements.

Pour faire valoir sa candidature, l’UA s’est appuyée sur « le travail accompli depuis 3 ans pour restructurer notre formation continue, explique Thierry Latouche. Durant cette période, nous avons aussi bien avancé sur les dimensions ingénierie pédagogique, financière, marketing que sur le lien avec le monde économique local. Et ceci a porté ces fruits, avec un chiffre d’affaires qui a doublé. Donc, nous avons montré au jury de sélection que nous étions déjà engagés dans cette dynamique de refonte, et que nous pourrions certainement contribuer à la réflexion ».

Nouvelle formation sur le big data

Le dossier de l’UA s’appuyait également sur une nouvelle offre de formation sur « le big data », le traitement de grands volumes de données numériques. « Un axe stratégique aujourd’hui pour les entreprises. Nous avons travaillé sur ce projet avec Syntec Numérique, le syndicat professionnel du secteur, qui nous a apporté son soutien car il a identifié un manque de formations dans ce domaine ».

La future offre de l’UA reposera sur deux éléments :

  • des modules courts de spécialisation, qui devraient être proposés dès septembre 2016 ;
  • à partir de la rentrée 2017, un master accessible en formation initiale ou continue, composé de plusieurs modules à valider. Il s’appuiera sur un socle de connaissances transverses autour des méthodes d’analyses des données, et, d'autre part, sur l’acquisition de compétences propres à certains domaines d’application : le secteur de la banque, des finances et de l’assurance ; le secteur de la santé ; du végétal ; des objets connectés ; du tourisme ; ou des archives. Autant d’axes forts de l’Université d’Angers.

Pour mener à bien ce projet, l’UA s’est vu attribuer deux postes, suite à l’appel à manifestation d’intérêt. « L’idée, complète Thierry Latouche, c’est que ce premier élément puisse faire effet de levier ».

Les douze lauréats

• Université d'Angers

• Université Bretagne Occidentale (UBO)

• Comue Paris Sciences et Lettres associée à l’université Paris Dauphine

• Université de Cergy-Pontoise

• Association Toulouse Tech (INP Toulouse, Insa Toulouse, ENI Tarbes)

• Université de Strasbourg (Unistra)

• Comue Sorbonne Universités

• Université de La Rochelle

• UPEC – UPEM

• Université de Picardie Jules-Verne

• Comue Université de Côte d'Azur

• Comue Université de Lyon.