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Aipu 2018 - Université Angers

Journée de l'Association internationale de pédagogie universitaire

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La pédagogie à l’ère du numérique

Nathalie Debski

L’Université d’Angers a accueilli le 28 mars 2018 la journée scientifique annuelle de l’Association internationale de pédagogie universitaire (Aipu). Elle avait pour thème « Accompagner la transformation pédagogique à l’ère du numérique ». Quelque 170 personnes venues de toute la France se sont retrouvées à la Faculté de droit, d’économie et de gestion.
Nathalie Debski, vice-présidente de l’UA déléguée à l’Innovation pédagogique fait le point sur cette journée.

 

Pourquoi cette journée de l’Aipu s’est-elle tenue à Angers ?

Nathalie Debski : Une fois par an, l’Aipu organise une journée scientifique en France, et tous les 2 ans un congrès dans le monde francophone. L’UA avait déjà accueilli le rendez-vous international, en 2011, mais jamais l’événement national. Nous avons candidaté il y a un an et nous avons été retenus. L’Aipu a été sensible au fait que le dossier soit porté, non pas par un établissement unique, mais par plusieurs : ceux qui ont formé il y a 3 ans le « groupe pédagogie » d’Angers Loire Campus, à savoir l’UA, l’ESA, l’Ensam, l’Esaip, l’Eseo et depuis peu l’École du génie qui nous a rejoint il y a 9 mois. Ce groupe organise régulièrement des rencontres locales autour des enjeux liés à la pédagogie, échange sur l’évolution des pratiques et la façon d’accompagner les enseignants et enseignants-chercheurs notamment dans le contexte de transition numérique.

C'était justement le thème de cette journée 2018 de l'Aipu…

ND : Oui. En ouverture, André Tricot, professeur à l'École supérieure du professorat et de l'éducation de Toulouse a donné une conférence sur l’impact des outils numériques. Modifient-ils la façon d'enseigner ? La façon d'apprendre ?

Christian Roblédo, président de l'UA, a accueilli les participants
La vingtaine d’organisateurs et les 150 participants - la moitié venant d’Angers, les autres du reste de la France – ont ensuite pris part à cinq ateliers thématiques. Un atelier était proposé sur le rôle de la gouvernance des établissements dans le processus, d'autres sur le ressenti des étudiants, sur la perception des enseignants, sur les questions d’éthique liées au numérique, et enfin, sur le partage au sein de la communauté enseignante. L’après-midi, des world cafés ont été organisés : à tour de rôle, différents groupes se sont penchés sur un même sujet et ont amélioré la production du groupe précédent.

C’est à partir de tout ce corpus que nous allons tirer les conclusions de cette journée. Chaque participant recevra la synthèse d’ici un mois, et des publications sont prévues notamment dans la revue de l’Aipu mais aussi dans la nouvelle Revue angevine de pédagogie.

Comment l’UA aborde-t-elle cette question de l’accompagnement de la transformation pédagogique ?

ND : Pour mémoire, nous nous sommes engagés à transformer un quart de nos enseignements d’ici 2020. Et nous avons adopté une approche systémique. Ce qui est ressorti de la conférence d’André Tricot, c’est que le tout-numérique n’améliore pas la façon d’apprendre. La pédagogie, l’humain reste au centre. Nous souscrivons à cette idée. Aujourd’hui, la pédagogie sans le numérique n’est pas possible. Il faut donc faire de la pédagogie avec, en faisant en sorte que le numérique serve la pédagogie.

Tout cela passe par une acculturation des enseignants notamment. C’est pourquoi nous avons mis en place un accompagnement, assuré par des ingénieurs pédagogiques, une communauté de pratique et par des pairs. C’est une approche globale d’accompagnement à l’usage.

Commentaire de Howa posté le 4 avril 2018 à 09:29

Bonjour, je vous écris d'une salle de visio-conférence où je devais faire un enseignement à distance (suivi d'une pédagogie inversée) avec des étudiants de Rennes 1. Malheureusement, les étudiants sont seuls dans une salle sans aucun support technique. Hors cette salle est sous la responsabilité du "Pole numérique de Rennes", inclut dans le "c@mplus numérique de Bretagne", site de l'UBL .... donc ce n'est pas une structure anodine .... et cela ne marche pas !!!!

Donc avant de penser à la pédagogie, pensez donc à la technique qui est loin d'être opérationnelle + le support humain qui va avec

Commentaire de Daniel Bourrion posté le 7 avril 2018 à 10:38

Bonjour. Petites précisions à Howa sur les problématiques de visio.

1. Par définition, l'Université d'Angers ne peut être responsable d'éventuels dysfonctionnements techniques se produisant sur les sites Rennais ;

2. Nos collègues Bretons disposent d'une infrastructure visio dédiée (le campus numérique évoqué) qui repose entre autres éléments sur une conciergerie téléphonique constituant le support technique. Il n'y a donc pas de support technique physique dans les espaces de visio bretons, mais en principe, il suffit de décrocher le téléphone présent dans la salle pour avoir accès à cette conciergerie, qui prend alors toute mesure pour régler les soucis qui lui sont signalés. Pour ce qui me concerne, les deux fois où j'ai utilisé ce service de conciergerie, la réponse et la régulation ont été immédiates. Dans la situation évoquée, peut-être que la signalétique de la salle n'a pas permis aux présents de prendre conscience de la démarche à suivre (décrocher le téléphone). Il est difficile de répondre sur ce point sans être sur place, après l'incident, et sans appartenir aux équipes bretonnes.

3. Sur la dernière partie de votre commentaire : un projet reproduisant l'infrastructure bretonne en la déployant sur les pays de la loire, le projet ICC, est en cours de mise en place. Ce projet, une fois abouti, devrait régler nombre des problèmes technique et de support que vous évoquez. L'infra ICC (projet se chiffrant, infra + salles, en millions d'euros) devrait commencer à être mise en place dans les mois qui arrivent. Cette infra a pour ambition de régler les questions techniques et support humain.

4. Gardons à l'esprit que mettre en place des visios entre plusieurs universités, avec tous les points de ruptures techniques et humaines que cela représente, n'est jamais simple. Mais nous travaillons tous les jours avec nos collègues des autres universités, à améliorer les choses.

Pour finir : les visios, pour l'UA, sont gérées dans mon service, par un collègue spécialisé sur ces questions. Vous avez mon mail, nous serons ravis de répondre à toutes vos questions en direct.

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Le Lab'UA en première ligne

À l'UA, l'accompagnement de la transformation pédagogique passe notamment par le Lab'UA. S'appuyant sur une dizaine d’ingénieurs pédagogiques et de développeurs numériques, il organise à destination des enseignants et enseignants-chercheurs des ateliers de formation numérique, depuis la réalisation d’un cours à distance jusqu’à l’évaluation par les pairs. Il anime par ailleurs la communauté de pratique par l’organisation des « matinales » et des « midis du Lab » sur les sujets d’actualité de la pédagogie universitaire.

Le Lab'UA participe également à la réalisation des projets retenus lors des appels à projets internes en Innovation pédagogique favorisant la réussite en licence, l’autonomisation des étudiants, l’individualisation de leurs suivis et la ludification, pour une meilleure acquisition des apprentissages.

Il permet enfin de valoriser et de rendre visibles les initiatives d'enseignants, d’une part par l’ouverture des cours à la visite pour tous les personnels avec Fenêtre sur cours et, d’autre part, par la création de la première revue en ligne de pédagogie universitaire, la Revue angevine de pédagogie, qui permet aux enseignants de publier un article sur leurs expériences.

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