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Prévention en collège et lycée - Université Angers

Prévention en collège et lycée

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Santé : les étudiants éclairent les ados

Dialogue entre une étudiante en santé et des collégiens à Jean-Vilar

L’expérience est inédite. De février à avril, 20 étudiant.e.s en médecine, pharmacie, maïeutique et soins infirmiers sont intervenu.e.s pour des séances de prévention auprès de collégiens et lycéens d’Angers. Sans tabou.

Les futurs professionnels de santé ont animé des séances de prévention auprès d’adolescents de 3e du collège Jean-Vilar et de 2nde au lycée Simone-Veil.

Grâce à un questionnaire anonyme, la première intervention a permis d’évaluer les connaissances des jeunes sur les addictions (tabac, alcool, drogues) et la vie affective et sexuelle. Les réponses ont mis en lumière les sujets à aborder prioritairement lors des deux séances suivantes.

Au collège Jean-Vilar, la sexualité a été au cœur des débats. Marcel, un grand gaillard, a découvert « plein de choses. Comme ce que prenaient les filles pour ne pas tomber enceinte ». La faible différence d’âge avec les intervenants a favorisé le dialogue. Contraception, consentement, MST… « C’est des choses taboues. Beaucoup de personnes n’osent pas parler de ça avec un adulte ou avec leurs parents », avoue Marie.

Les étudiant.e.s ont, eux aussi, appris beaucoup. « Le plus dur était d’expliquer des choses compliquées avec des mots simples », avoue l’une des initiatrices du projet, Camille Chevron, vice-présidente Santé publique de l’association des étudiants en médecine, l’Adema.

Mieux qu’un cours

L’expérience a reçu l’appui du CHU et de l’Université d’Angers. Tous les intervenants ont été formés par le Sumpps, le Service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé, rompu au dialogue avec les jeunes, à travers ses étudiants relais-santé. Ils ont également été activement accompagnés par Jean-Paul Saint-André, ex-doyen de la Faculté de médecine et ex-président de l’UA, qui y voit l’occasion de donner aux professionnels de demain « une expérience pratique de la prévention ». « En France, on est très bons sur le soin, nettement moins sur la prévention », appuie Yann Bubien, directeur du CHU.

À l’heure du bilan, l’initiative a été saluée par tous les protagonistes et par Benoît Dechambre, directeur académique des services de l’éducation nationale dans le Maine-et-Loire : « On sait qu’il y a une corrélation étroite entre niveau de réussite scolaire et de santé. Cette expérience concourt à la réduction des inégalités en matière de santé, et donc en matière scolaire ».

Elle devrait être poursuivie et élargie à d’autres établissements dès l’année prochaine. 

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