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ECNi - Université Angers

Épreuves classantes nationales informatisées

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Médecine : ECNi, le concours 2.0

191 candidats ont passé l'examen sur tablettes à l'UA

Pour la première fois cette année, les étudiants de 6e année de médecine passaient leurs Épreuves classantes nationales (ECN) sur tablettes. Un défi aussi bien relevé par les services informatiques que par les 191 candidats de l’Université d'Angers.

Les ECN représentent un tournant dans la carrière d’un jeune médecin. Ses résultats et le classement national qui en découle déterminent l'université dans laquelle il effectuera son 3e cycle, et donc sa ville d'affectation, mais aussi sa spécialité (cardiologie, médecine généraliste, pédiatrie…). Les premiers auront la priorité. L’enjeu est important, à la mesure du stress qu’il génère.

L’édition 2016 comprenait une nouveauté de taille. Pour ces deux jours et demi de contrôle des connaissances et d'analyses, les 8139 candidats français ont abandonné le stylo pour la tablette.

La première version de ces ECNi (« i » pour « informatisées ») s’est déroulée du 20 au 22 juin, simultanément dans 34 universités françaises, dont l'UA.

Des tests en amont

À Angers, trois amphis de l’UFR Santé avaient été réquisitionnés pour l’occasion. À l’issue de l’ultime épreuve, Marine avouait son soulagement : « C’est passé », confiait-elle, sans réelle certitude sur sa performance.

Comme les 190 autres candidats angevins, Marine n’a pas été décontenancée par le nouvel outil numérique. « On était habitués puisqu’on s’entraine depuis 3 ans maintenant sur ces tablettes ». Pour les tester en conditions réelles d’examen, deux ECNi blancs avaient été organisés au plan national en décembre et mars derniers. Ils ont été l’occasion d’améliorer certains points techniques ou d’organisation (comme la distribution sous format papier du support de la Lecture critique d’article, par exemple).

Bilan satisfaisant

Nicolas Lerolle, président du jury de l'ECNi angevin
« Au final, tout s’est plutôt bien passé »,
estime Nicolas Lerolle, président du jury des ECNi à l'UA. Le responsable du département Médecine de l’UFR Santé d’Angers souligne les avantages du nouveau système :

  • Le gain est important en termes de logistique. Auparavant, il fallait réunir dans un même lieu les 1200 candidats du Grand Ouest, et louer des complexes capables de les accueillir (au parc des expositions d'Angers en 2015).
  • Les corrections des ECNi seront plus fiables, moins longues et moins coûteuses. « Avec le papier, il fallait un mois, c’était épouvantable ». Cette année, les candidats auront leurs résultats au bout d’une semaine, le 29 juin.
  • Enfin, l’introduction des tablettes a eu un impact positif d’un point de vue pédagogique. « Depuis qu’on les utilise en cours, on a re-rempli pas mal d’amphis, constate Nicolas Lerolle. Cela crée une interaction, les étudiants peuvent effectuer un exercice et avoir la correction l’instant d’après, par exemple. La qualité perçue de l’enseignement est bien meilleure ».

Pas de gros bugs

Pour les services informatiques des universités et le Centre national de gestion (CNG), organisateur de l’épreuve, ces premières ECNi représentaient un challenge. Mais aucun incident majeur n’a été observé durant ces trois jours en France.

À Angers non plus. Même si la toute première épreuve a été interrompue une quarantaine de minutes en raison d’un encombrement du réseau. Il était dû à une attaque informatique (par déni de service), rapidement maîtrisée par les informaticiens de la Direction du développement du numérique de l'UA qui ont été sur le pont pendant les trois jours pour garantir le bon déroulement de l'épreuve.