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Visite de Geneviève Fioraso - Université Angers

Visite de Geneviève Fioraso

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L'IUT fait la part belle aux bacs technos

Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche aux côtés de Morgane, issue d'un bac techno.

Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a vanté, lundi 9 septembre, l'ouverture importante de l'IUT d'Angers-Cholet aux baccalauréats technologiques. Une priorité qui illustre les grands axes de sa nouvelle réforme.

"Vous avez devancé la réforme en accueillant dès cette année nettement plus de bacheliers technologiques qu'ailleurs." Lors de son déplacement à l'IUT d'Angers-Cholet, Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté l'établissement comme exemplaire. Promulguée cet été, la nouvelle loi ESR prévoit des quotas de bacheliers pro et techno en BTS et IUT, à définir localement par les recteurs pour la rentrée 2014. Son objectif : démocratiser le supérieur en permettant à ces jeunes d'accéder à ces formations courtes, très encadrées et conçues pour eux, mais prises d'assaut par les bacheliers généraux. Car ces étudiants, "souvent issus de milieux modestes", se retrouvent par défaut à l'université sans y avoir été préparés et y échouent. "Les IUT ont été victimes de leur succès", a estimé Mme Fioraso, évoquant "une injustice d'orientation" et "une injustice sociale". La ministre a ainsi tenu à prendre l'établissement angevin en exemple qui défend "un projet d'ensemble".

Des dispositifs payants

L’IUT d’Angers s'investit pour attirer les bacheliers technos : la liaison lycée-université  permet à certains lycéens de découvrir l'UA et son IUT, ses filières et les métiers auxquels il prépare. Une fois les bacheliers techno inscrits, ils bénéficient de l'aide de tuteurs et de cours de soutien. Pour mener leurs projets, ils sont en binôme avec un bachelier général. Résultat : le nombre de bacheliers technos en première année est passé de 31 % à 36 % cette rentrée - contre 27 % à 30 % en moyenne nationale - et la réussite est au rendez-vous. "L'objectif est même d'atteindre les 40 %" assure Lydie Bouvier, directrice adjointe de l'IUT.

L'alternance au service de l'emploi

La ministre a également tenu à défendre l'alternance, bénéfique à ses yeux à l'insertion professionnelle des jeunes. Ainsi, Aurélien, qui a passé un bac techno en électrotechnique puis un DUT, fait désormais une licence professionnelle par apprentissage : "La fac, avec ses grands amphis, ça n’était pas fait pour moi, il faut être autonome. Ici, on est plus encadré et c’est rassurant. En plus, quand on fait de l’apprentissage, on s’insère mieux dans l’entreprise." Même son de cloche pour Jean-Luc Clédy, Directeur de l'IUT : "L'alternance permet la prise en compte de la réalité du monde de l'entreprise. Et ce, parce que le jeune est salarié et est donc déjà inséré."

Baptiste CROCHET
baptiste.crochet @ univ-angers.fr

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L'annonce

Geneviève Fioraso a annoncé la création de 35 postes par an sur 5 ans. Jean-Paul Saint-André, président de l'Université d'Angers, a reçu cette annonce comme "une bonne nouvelle sachant que cette dotation était prévue pour seulement trois ans". Finalement, elle durera toute la période du quinquennat.