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Un funambule - Université Angers

L'enseignant sort son 3e roman

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Parution : Un Funambule, d’Alexandre Seurat

Alexandre Seurat

Après La Maladroite et L’Administrateur provisoire, Alexandre Seurat, enseignant à l’IUT Angers-Cholet, publie son troisième roman aux éditions du Rouergue. Sorti le 3 janvier 2018, il emmène le lecteur au bord d’un précipice, celui de la folie.

Un homme sans prénom, plutôt jeune. Une maison de vacances en bord de mer qu’il quitte pour rejoindre, plus loin, une ville. Le souvenir d’un amour perdu. Un embryon de carrière universitaire qui n’a jamais pris forme. Des parents, pour le moins distants, qui l’attendent pour la Fête des mères et un rendez-vous mystérieux. « Le dialogue entre nous reste désespérément bloqué depuis une époque de ma vie que je ne saurais définir », explique le personnage central. Nous voilà bien avancés.

Dans Un Funambule, récit à la troisième personne, Alexandre Seurat livre un minimum de repères au lecteur, pour mieux lui laisser ressentir la perception troublée d’un grand garçon bizarre, dépourvu de confiance en lui, incapable de dire les choses… « Il est étranger à lui-même. Quand il parle, il n’est jamais sûr de ce sur quoi il s’appuie. C’est un personnage en grande souffrance psychique, précise l’écrivain. Je voulais un texte qui fasse perdre pied, qui brûle les limites entre le réel et l’hallucination ».

Délires

Ce n’est pas la première fois qu’Alexandre Seurat s’aventure sur les versants de la psychologie. Dans sa thèse déjà, soutenue en 2010 et publiée en 2016 sous le titre La perte des limites, il traitait des « hallucinations et délires » dans la littérature européenne de l’entre-deux-guerres. Des expériences plus personnelles - « des gens autour de moi qui ont connu la psychiatrie » - ont également nourri sa réflexion.

Au-delà de ce thème, celui qui n’est ni psychiatre, ni psychologue, mais un auteur de fiction interroge une nouvelle fois les rapports familiaux. Des rapports violents, maltraitants dans son premier roman La Maladroite (inspiré par « l’affaire Marina »), honteux et bâtis sur des non-dits dans L’Administrateur provisoire (sur la spoliation des biens juifs par des Français). Un Funambule ne fait rien pour redorer le blason de la famille.

Alexandre Seurat a débuté la rédaction de ce roman il y a plus de 10 ans, dès 2005. Mais « le ton, la forme sont venus assez tard ». Le style s’inscrit dans la veine des deux précédents : d'une intense sobriété, plein d’émotions, vif, tendu comme un fil.

 


 

 

Un Funambule, d’Alexandre Seurat,
est sorti le 3 janvier 2018
aux éditions du Rouergue,
dans la collection La brune au Rouergue.
96 pages
Prix : 12 euros
N° ISBN : 978-2-8126-1508-5

 

Découvrir des extraits

 

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Bio-express

Originaire de Paris, ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de lettres modernes, Alexandre Seurat, 38 ans, a soutenu en 2010 une thèse de littérature générale et comparée (« Le roman du délire. Hallucinations et délires dans le roman européen [années 1920-1940] ») à l'Université de Paris III-Sorbonne nouvelle.

Il a enseigné durant 4 ans à l'IUT de Paris-Est Créteil, avant de rejoindre l'Université d'Angers en septembre 2013. Il donne des cours d'expression, de communication et de culture générale à l'IUT d'Angers-Cholet.

Son premier roman, La Maladroite, est sorti en librairie en août 2015. Inspiré par « l’affaire Marina », cette fillette morte sous les coups de ses parents à l’âge de 8 ans après presque autant d’années de sévices, ce roman choral a été salué par la critique lors de la rentrée littéraire 2015. Il a notamment été récompensé de la 1re édition du prix Envoyé par la Poste.