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L'administrateur provisoire - Université Angers

Rentrée littéraire

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Parution : L’administrateur provisoire

Alexandre Seurat, auteur de L'administrateur provisoire

Un an après La Maladroite, Alexandre Seurat, qui enseigne le français à l’IUT, publie son 2e roman, L’administrateur provisoire. Une fiction inspirée par des documents d’archives qui revient sur le rôle joué par certains Français dans la spoliation des biens juifs durant l’Occupation.

En juin 1941, Raoul H. se met au service du Commissariat général aux questions juives. Pour hâter la libération de son fils détenu dans un camp de prisonniers allemand. Ou avec quelques arrière-pensées personnelles. En qualité d’administrateur provisoire, il se substitue aux propriétaires juifs d’entreprises, participant de ce fait à « l’aryanisation » de l’économie. Appliquant les règlements de Vichy, il ne sera guère inquiété par la justice à la Libération, même s’il apparaît qu’il a vraisemblablement tiré profit de sa situation. Dans sa famille, l’épisode est passé sous silence. Jusqu’à ce que l’arrière-petit-fils mène l’enquête.

Un secret de famille toxique

L’administrateur provisoire, c’est « l’histoire d’un secret de famille, un secret qui ravage une vie, explique Alexandre Seurat. Et l’enquête familiale va se transformer en enquête historique ».

Comme pour La Maladroite, qui racontait le calvaire de la petite Marina et la défaillance des adultes qui auraient pu la protéger, Alexandre Seurat est parti de faits réels pour construire son récit. « Le personnage de l’arrière-grand-père est basé sur des documents que j’ai retrouvé aux Archives nationales, confie l’agrégé de lettres modernes, grand lecteur d’historiens et de fictions qui portent sur les années 1940. Pour La Maladroite, la matière était journalistique. Ici, elle est historique. L’enjeu était de trouver une intention romanesque, un mode de narration qui motive la découverte de documents relativement arides ».

Agréable à lire

Entamée en 2009, « l’écriture a été plus difficile, car la matière surabondante ». Ceux qui ont apprécié La Maladroite retrouveront le style concis d’Alexandre Seurat. Des jeux de flash back, des rêves, des souvenirs permettent de voyager d’une époque à l’autre.

« Il s'agit d'un roman, pas d'un roman historique. Ce qui m’intéresse, c’est de produire un choc sur le lecteur. Que l’histoire puisse avoir un impact individuel des années après est quelque chose qui m’importe », précise l’auteur, qui a pris la précaution de faire relire le manuscrit par Laurent Joly, historien spécialiste de l’étude de l’antisémitisme. Dans un souci d’exactitude et par respect pour les victimes. « Même si leurs noms ont été changés, les victimes de Raoul H. sont bien réelles ».

 

La couverture du livre L'administrateur provisoire

 

 

L’administrateur provisoire, d’Alexandre Seurat,
est sorti le 17 août 2016
aux éditions du Rouergue,
dans la collection La brune au Rouergue.
183 pages
Prix : 18,50 euros
N° ISBN : 978-2-8126-1104-9

 

Découvrir des extraits

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Bio-express

Originaire de Paris, ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de lettres modernes, Alexandre Seurat, 36 ans, a soutenu en 2010 une thèse de littérature générale et comparée (« Le roman du délire. Hallucinations et délires dans le roman européen [années 1920-1940] ») à l'Université de Paris III-Sorbonne nouvelle.

Il a enseigné durant 4 ans à l'IUT de Paris-Est Créteil, avant de rejoindre l'Université d'Angers en septembre 2013. Il donne des cours d'expression, de communication et de culture générale à l'IUT d'Angers-Cholet.

Son premier roman, La Maladroite, est sorti en librairie en août 2015.
Il s’est vendu à près de 20 000 exemplaires en un an.
Inspiré par « l’affaire Marina », cette fillette morte sous les coups de ses parents à l’âge de 8 ans après presque autant d’années de sévices, ce roman choral a été salué par la critique lors de la rentrée littéraire 2015. Il a notamment été récompensé de la 1re édition du prix Envoyé par la Poste.