Aller au contenuAller au menuAller à la rechercheAller à la page d'actualités

Anciens de l'IUT - Université Angers

50 ans de l'IUT

  • Partager la page sur les réseaux sociaux
  • Envoyer cette page par mail

    Envoyer par mail


    Séparés par des virgules
  • Imprimer cette page

L'IUT, « l'école qui nous a fait grandir »

Thierry Sachot a reçu son diplôme, 41 ans après l'avoir obtenu

L’IUT Angers-Cholet a invité ses anciens diplômés le 16 septembre, date officielle retenue en France pour célébrer le cinquantième anniversaire de la naissance des Instituts universitaires de technologie (IUT). Près de 200 ont fait le déplacement.

Armand a quitté l’IUT il y a presque un demi-siècle, en 1968. Avec une vingtaine d’autres présents vendredi, il a fait partie de la toute première promotion du département Génie électrique et informatique industrielle (GEII). La toute première de l’IUT Angers-Cholet. « On a conservé des liens entre nous, bon gré mal gré », explique le retraité, qui a eu bien du mal à reconnaître « l’école qui nous a fait grandir ». Et pour cause.

« Quand on est arrivés ici, les locaux étaient quasiment vides, il n’y avait qu’un seul bâtiment, et rien autour », se souvient Armand, qui a fait carrière dans la maintenance informatique en région parisienne. « On venait en bottes tellement il y avait de boue dehors », complète Guy, un camarade de promotion. Aujourd'hui, l'IUT s'étale sur une demi-douzaine de bâtiments aux lignes architecturales contemporaines, au cœur du campus Belle-Beille. Le département GEII est abrité dans des locaux inaugurés en 2014. Quand Lionel Leduc, ex-directeur du département présente au groupe de retraités une salle de TD équipée d’ordinateurs et divers matériels, Guy et Armand ouvrent de grands yeux admiratifs. « Par contre, il y a une chose qui n’a pas changé : l’odeur, l’odeur de l’électronique ».

23 600 diplômés

Thierry Sachot connaît bien ce parfum. Et a lui aussi du mal à se repérer. « Je me souviens qu’en entrant, on tombait sur les amphis. Ils ne sont plus là ? » Si, ils n’ont pas bougé. Mais l’enveloppe du bâtiment D a été entièrement modifiée. Le directeur de l’entreprise d’électronique Eolane (3 500 salariés en France et dans le monde), également président de la Cité de l’Objet connecté d’Angers compte parmi les 23 600 diplômés de l’IUT. Promotion 1975 de GEII. « Je garde un très bon souvenir de mon passage à l’IUT. Je me souviens d’y avoir touché mon premier ordinateur, coder mon premier programme ».

« C’était de bonnes années », résume Sonia, qui a l’âge d’être sa fille. Elle est venue de Rennes, où elle travaille dans une entreprise d’agroalimentaire, au service Recherche et développement. « C’est ce que je voulais faire ». Sortie en 2009 avec un DUT Génie biologique, elle est revenue vendredi sur le lieu de sa formation pour « voir ce qui avait changé », « revoir les profs », et « retrouver des amis ».

« Un attachement »

« Le diplôme de l’IUT ne signifie pas qu’un passage à l’IUT, analyse Christian Roblédo, président de l’Université d’Angers. Il y a un véritable attachement. Et tous ces anciens en sont la preuve ».
 

La soirée anniversaire en images

Les ex-étudiants ont découvert les nouveaux locaux de l'IUT
Lionel Leduc, directeur du département GEII a fait la visite à une vingtaine d'anciens du département (promotions 1966 et 68)
Découverte des laboratoires de biologie
Dans une salle de négociation, utilisée notamment par les étudiants en Techniques de commercialisation
Une exposition présentant l'évolution du site était visible dans les couloirs du bâtiment C
Lydie Bouvier, dircetrice de l'IUT, a accueilli les invités
Quelque 200 personnes avaient fait le déplacement
Christian Roblédo, président de l'Université d'Angers
Geneviève Rivoire, professeure de physique et "mère fondatrice" de l'IUT d'Angers
Diplômé de l'IUT, Hervé Fillon, expert-comptable membre du comité de direction du cabinet Strego, a présidé de 2009 à 2016 le conseil d'administration de l'IUT
Autre ancien diplômé : Thierry Sachot, président de la Cité de l'objet connecté
Deux ex-directeurs de l'IUT, Yves Meignen et Daniel Chéret ont remis les diplômes à ceux qui n'étaient jamais venus les chercher, parmi lesquels, Thierry Sachot

Les dates clés de l'IUT

7 janvier 1966 : décret donnant naissance aux Instituts universitaires de technologie (IUT).
Juin 1966 : lancement des travaux de construction de l'IUT d'Angers, à Belle-Beille.
Octobre 1966 : première rentrée, avec 140 étudiants répartis dans deux départements, Génie électrique et informatique industrielle et Gestion des entreprises et des administrations.
1974 : création d'un 3e département, Génie biologique.
1991 : ouverture du département Techniques de commercialisation.
1995 : création à Cholet du département Génie mécanique et productique.
2007 : un 6e département, Carrières sociales, voit le jour.
Septembre 2015 : déménagement à Angers, au sein des locaux de l'Ensam, du département Génie mécanique et productique, qui conserve une licence professionnelle à Cholet.

Ils ont dit…

  • « Les IUT sont portés par un élan créateur. Il faut se rendre compte de ce que représentait la création d’un IUT en 1966. Rien que le sigle : Institut universitaire de technologie. Ce sont trois mots qu’il était inenvisageable d’accoler. La technologie ne faisait pas partie de la culture. C’était très audacieux de lancer un enseignement à la technologie dans l’enseignement supérieur ».
    De Geneviève Rivoire, fondatrice du département GEII de l’IUT d’Angers


  • « En 50 ans, il y a quelque chose qui n’a pas changé : c’est l’esprit de l’IUT, un côté un peu familial où les étudiants, les stagiaires sont des entités à part entière, pas des pions. Avec des promotions à taille humaine. Avec des enseignants qui croient en leurs étudiants et qui les amènent vers la réussite ».
    De Lydie Bouvier, directrice de l’IUT Angers-Cholet

 

L'IUT aujourd'hui

  • 1 700 étudiants

  • 110 enseignants et enseignants-chercheurs, une cinquantaine d'agents administratifs et techniques, et plusieurs centaines d'intervenants extérieurs

  • 16 licences professionnelles (plus du tiers de l’offre de l’UA)

  • 6 diplômes universitaires de technologie (DUT)

  • 6 départements

  • 2 sites, Angers et Cholet

  • 1er en France pour son taux de réussite au DUT : 81,4 % des étudiants l’obtiennent en 2 ans (contre 65 % en moyenne au niveau national)