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Sciences de l'ingénieur au féminin - Université Angers

6e journée Les Sciences de l'ingénieur au féminin

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Ingénieures au féminin

Des élèves ingénieures de l’Istia ont témoigné de leur parcours devant des lycéennes scientifiques, le 29 novembre 2018, à l’occasion de la 6e journée Les Sciences de l’ingénieur au féminin. Objectif : susciter des vocations.

Osez entreprendre des études d’ingénieur ! C’est le message qu’ont porté une dizaine d’étudiantes de l’Istia auprès du public féminin du lycée manceau Montesquieu et de trois lycées angevins, Chevrolier, David-d’Angers et Joachim-du-Bellay.

Dans ce dernier, 75 élèves de Première et Terminale scientifiques ont pris part à la rencontre programmée dans le cadre de l’opération nationale imaginée par les associations Elles bougent et UPSTI. En face d’elles, huit ingénieures, en formation ou en activité, sont venues échanger sur leurs études, leur travail. Elles ont aussi tenté de convaincre leurs cadettes de ne pas s’auto-censurer dans leurs ambitions et de dépasser les stéréotypes de genre. Car, comme l’a rappelé une des enseignantes du lycée Joachim-du-Bellay à l’origine de cette matinée, la professeure de mathématiques Caroline Renault, « les filles réussissent mieux au bac scientifique, mais on ne les retrouve pas après dans les études scientifiques. Moins de 29 % des élèves des écoles d’ingénieur sont des femmes ».

« Les ingénieures sont très recherchées »

Charlyne et deux autres étudiantes de l'Istia ont dialogué durant 1h30 avec des lycéennes
Alicia et Charlyne, en 4e année à l’Istia, en savent quelque chose. « Nous étions 8 sur 70 en première année, et 6 sur 50 aujourd’hui dans notre spécialité Qualité, innovation, fiabilité », explique Alicia. « Alors que les femmes apportent une autre vision dans ces métiers, poursuit Charlyne. Les ingénieures sont d’ailleurs très recherchées par les entreprises. Moi, on m’a déjà proposé plusieurs stages, sans que je n’en cherche réellement ».

Durant 1h30, Charlyne, Alicia et Élisa, leur camarade de la spécialité Génie biologique et santé, ont dialogué avec des petits groupes de lycéennes. Conditions d’accès aux cycles préparatoires, charge de travail, stages en France ou à l’étranger… les questions et les réponses se sont multipliées.

« C’était vraiment intéressant, avoue l’une des lycéennes, Magali. Et on a eu le point de vue d’une étudiante, pas d’un professeur ». « Je ne savais pas qu’il y avait autant de chemins différents pour accéder aux écoles d’ingénieurs », s’étonne Rozenn, en Première S.

Alice, elle, hésite encore entre la faculté et une école d’ingénieurs. « Il ne faut pas avoir peur de viser plus haut, l’encourage Charlyne. Aujourd’hui, il y a de nombreuses passerelles vers d’autres formations si ça ne se passe pas bien ou que tu as envie de faire autre chose ».

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Faire bouger les lignes

Lors du Forum Étudiants-entreprises qui s'est tenu le 22 novembre à l'Istia (64 entreprises présentes), une table ronde a été organisée et animée par quatre élèves ingénieures adhérentes de l'association Elles bougent.

Deux anciennes étudiantes, le responsable développement RH de SPIE Ouest, la directrice d'un Ehpad et la directrice régionale Elles bougent ont répondu à des questions sur la place des femmes dans l'industrie, l'expérience et le ressenti de femmes managers ou dirigeantes.

Un stand présentant l'association  mettant en avant des portraits d’étudiantes de l’Istia a également été tenu. Les élèves sont aussi allées à la rencontre d'entreprises pour leur présenter les actions de Elles bougent en région.