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Not a number - Université Angers

Formation innovante

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Quand ingénieurs et artistes œuvrent ensemble

Des étudiants de l'Istia et de l'Esba travaillant ensemble

L’Istia, l’école d’ingénieurs de l’UA, et l’École supérieure des beaux-arts (Esba) développent encore les temps de travail commun entre leurs étudiants. Un croisement des compétences bénéfiques aux deux communautés, artistique et technologique.

Depuis la rentrée 2015, les contacts se multiplient entre élèves-ingénieurs et étudiants des beaux-arts. En janvier 2016, par exemple, 17 jeunes des deux établissements angevins se sont ainsi retrouvés pour 36 heures de workshop, où la créativité des uns a pu s’enrichir des compétences numériques des autres. Et inversement.

Le dispositif, expérimental à ses débuts, s’est depuis consolidé, avec notamment la signature d’une convention entre les deux écoles. Un module conjoint a été proposé durant l'année universitaire 2016-2017.

À compter de septembre 2017, nouvelle étape. Une option commune sera offerte aux étudiants de 1re année du cycle ingénieur (toutes spécialités) et à ceux de 2e et 3e années de l’Esba. Les volontaires se retrouveront tous les mardis après-midi pour des cours et des ateliers pratiques. Des workshops organisés le week-end et un défi créatif de 48 heures complèteront le programme. 

« Œuvrer avec la machine »

Durant tous ces temps, les étudiants seront invités « à œuvrer avec la machine, à explorer ses capacités, à détourner l’utilisation pour laquelle elle a été conçue », explique Sébastien Lahaye, professeur en automatique à l’Istia, et l’un des instigateurs de ce projet. « On attend des étudiants qu’ils sortent du simple rôle d’usager de l’outil numérique, qu’il se l’approprie et en fasse une utilisation singulière », complète Mathieu Delalle, enseignant à l’Esba Tours-Angers-Le Mans.

La confrontation des savoirs a de multiples avantages. « Les élèves-ingénieurs sont habitués à travailler à partir d’un cahier des charges. Dans un premier temps, ils sont souvent dépassés par ce que leur demandent les étudiants des beaux-arts, qui n’ont pas conscience des limites », constate Mehdi Lhommeau, maître de conférences en génie informatique à l’Istia. « Alors que pour tout projet, il faut se poser la question de sa faisabilité, rebondit Mathieu Delalle. La contrainte n’est pas toujours une mauvaise chose ». Généralement, les deux parties font un bout du chemin, les uns poussant les limites techniques, les autres prenant conscience de certains verrous.

Un atout pour le CV

Ce type de formation mêlant ingénierie et art est exceptionnel. Pour les étudiants, c’est aussi une manière de se démarquer. « À la sortie des écoles, les ingénieurs informatiques affichent à peu près tous le même CV. Une ouverture sur la pratique artistique peut faire la différence lors d’un recrutement », estime Sébastien Lahaye. Idem pour l‘école angevine des beaux-arts qui souhaite donner une patine numérique au parcours de ses étudiants.

 

Avec le soutien du RFI Ouest Industries Créatives

Baptisé NAN (Not a number), ce programme d’enseignement conjoint entre l’Istia et l’Esba a été retenu dans le cadre de l’appel à projets « Formation initiale innovante » lancé par le RFI Ouest Industries Créatives. Il bénéficiera à ce titre d’une aide de 8 000 euros, dédiés à l’acquisition d’équipements.

Sont également partenaires du projet : les espaces culturels du Chabada et du Quai, et l’association nantaise Ping.

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Associés au Festival D

Les étudiants de l’Istia et de l’Esba impliqués dans les ateliers conjoints seront partie prenante du Festival D (comme « Débrouillle » ou « Do it yourself »). Organisé les 21 et 22 octobre 2017 au Quai, il permettra au public de découvrir les projets menés par différents créateurs en lien avec le numérique et la dynamique fablab, de participer à des ateliers et d'échanger avec les acteurs à travers des débats.

Plus d’informations :
http://www.festivald.net

 

Un exemple de création

Dans le cadre du module commun Istia-Esba proposé cette année, des étudiants ont imaginé une machine associant trois bras manipulateurs coopérant : l'un dessine, un autre manipule le dessin et le troisième le détruit à l'aide d'un Taser. Voici un aperçu :