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Journée recherche - Université Angers

Journée recherche 2018

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La thèse, un plus pour les ingénieurs

David Bigaud

Le 1er mars, les 120 étudiants de 4e année de l’Istia, toutes spécialités confondues, étaient invités à participer à un après-midi de découverte des activités de recherche menées dans le giron de l’école. Objectif : faire comprendre aux futurs ingénieurs qu’il est possible de poursuivre leurs études par une thèse de doctorat. Les explications de David Bigaud, enseignant-chercheur à la tête du département Maintenance immobilière et sécurité, et directeur de la recherche de l’Istia.

Pourquoi avez-vous décidé d’organiser un après-midi consacré à la recherche ?

David Bigaud : Selon les statistiques des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, en France, un ingénieur sur vingt poursuit ses études par un doctorat. Or à l’Istia, selon les spécialités, nous sommes à deux voire trois fois moins. L’objectif était donc d’expliquer à nos élèves ingénieurs que cela était possible, et de leur dire : pourquoi pas vous ?

Nous ne cherchions pas à susciter à tout prix de nouvelles vocations de chercheurs, mais surtout démystifier certains a priori qu’ils peuvent avoir. Aujourd’hui, il faut savoir que les fonctions Recherche et développement dans les grandes entreprises sont portées par des ingénieurs qui ont un doctorat. Donc, nous voulions aussi leur montrer cette perspective, qu’on peut faire de la recherche pour intégrer une grande entreprise, ou bien pour épouser une carrière internationale. À peu près un tiers des titulaires de doctorat partent à l’étranger après leur thèse. C’est un bon passeport pour l’international. Les ingénieurs à la française sont appréciés dans le monde, les ingénieurs-docteurs le sont encore plus, avec un flux important de départs vers les États-Unis ou le Canada…

Les élèves ingénieurs ont assisté à la présentation des laboratoires travaillant en lien avec l'Istia
Comment s’est organisé cet après-midi ?

DB : Nous avons présenté aux élèves de 4e année l’ensemble des actions de recherche qui sont menées par les laboratoires en lien avec les métiers auxquels nous les formons. Les trois équipes du Laris, comprenant de nombreux enseignants-chercheurs de l’Istia, étaient représentées, ainsi que les laboratoires Mint, GEIHP et CRCINA intervenant dans le domaine de santé, et le Lampa porté par les Arts et métiers. Des ingénieurs-docteurs, aujourd’hui en poste chez l'équipementier automobile Valeo ou ayant eu un parcours scientifique en Australie, sont aussi venus témoigner. Dans un second temps, les étudiants ont également pu échanger en direct avec des doctorants actuels, autour de posters présentant leur laboratoire et ses activités.

Quel est le poids de la recherche à l’Istia ?

DB : Les enseignements à l’Istia sont portés par des enseignants-chercheurs, ce sont en partie la restitution de résultats de recherche. Dans de nombreux domaines. On l’a vu lors de cette journée, avec des travaux sur les systèmes dynamiques, la sûreté de fonctionnement, la réalité virtuelle, avec des applications dans l’automobile, le végétal, la santé… autant de domaines en lien direct avec l’économie régionale. Le panel est très large.

C’est d’ailleurs l’une des missions de la direction de la recherche créée il y a peu à l’Istia : bâtir des ponts entre les différents groupes de chercheurs. Pour voir par exemple, comment nos compétences dans le numérique peuvent se mettre aux services des métiers de la santé, ou comment la réalité virtuelle, autre exemple, peut être utilisée dans le domaine de la sécurité des bâtiments.

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