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Istiabot - Université Angers

Projet Istiabot

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Les robots de l’Istia au Festival D

Du 21 octobre 2017 au 22 octobre 2017

L'un des robots du projet Istiabot

En marge du World Electonics Forum, la 1re édition angevine du Festival D se tiendra au Quai, en ouverture de la Connected Week. Le temps d’un week-end, le public est invité à découvrir une trentaine de créateurs utilisant les technologies numériques pour fabriquer, recycler ou détourner des objets. Les élèves et enseignants de l’Istia, école d’ingénieurs de l’UA, seront sur le pont. Ils présenteront notamment leur projet Istiabot, avec des robots cartographes utilisés à des fins pédagogique et de recherche.

Dans Kaamelott !, Perceval « mélange les directions et les points cardinaux, ne comprend rien aux cartes et manque cruellement de vocabulaire… », rappelle l'un des sites consacrés à la série TV à succès. À l’Istia, Perceval est un robot expérimental chargé de… cartographier des bâtiments. Tout comme Karadoc et Bohort dont les noms sont tous inspirés de la légende arthurienne et de son pastiche.

Malgré les apparences, le projet Istiabot est on ne peut plus sérieux. Il est né il y un an et demi au sein de l'Istia, l’école d’ingénieurs de l’UA, avec une double vocation. « L’idée était d’avoir une plateforme de robotique mobile que l’on puisse aussi bien utiliser pour de la pédagogie que de la recherche », explique Rémy Guyonneau, maître de conférences en charge du projet.

« L’écurie » Istiabot compte aujourd’hui cinq robots, que les étudiants montent, démontent, testent, améliorent… « C’est une source inépuisable pour nos les projets étudiants ».

Trois des machines capables de voir à 360° sont équipées d’un capteur Lidar, outil de télédétection par laser qui permet de mesurer les distances séparant le capteur et les obstacles. Les données qu’ils enregistrent sont précieuses pour la recherche menée par l’équipe du Laris dans le domaine encore balbutiant de la cartographie des bâtiments. « À l’heure actuelle, il n’existe à ma connaissance aucune méthode capable de cartographier n’importe quel environnement intérieur (bâtiments, grottes...). Il est toujours possible de trouver une configuration qui mettra le robot ou la méthode de cartographie en défaut. Un environnement trop grand, un espace encombré ou encore un environnement qui évolue dans le temps (avec le déplacement de personnes par exemple) sont autant de situations qui peuvent poser des problèmes. Il reste encore du travail pour trouver la solution idéale qui fonctionne à tous les coups », constate Rémy Guyonneau.

Algorithme de cartographie

Franck Mercier, l'ingénieur qui fait vivre le projet Istiabot, a présenté les robots lors de la Fête de la science
Les chercheurs du Laris tentent de relever ce défi. Ils travaillent à l’amélioration d’un algorithme développé dans le cadre d’un précédent programme de recherche (Cart-O-matic). Leur solution est comparée avec d’autres méthodes existantes. « Pour effectuer ces comparaisons, nous avons besoin de jeux de mesures. C’est à cela que nous servent les relevés effectués par nos robots ».

Malgré leur haute technicité, Perceval et ses semblables restent d’une conception relativement simple. « Il faut compter 1500 à 2000 euros pour chacun, calcule Rémy Guyonneau. L'élément le plus cher, c’est le capteur acheté sur des sites grand public, autour de 500 euros ». Les cartes électroniques nécessaires au fonctionnement de l’engin ont été dessinées et imprimées à l’Istia. Chaque robot fonctionne grâce à un logiciel en open source… Bref, du bidouillage numérique de haute volée qui a toute sa place au Festival D.
 

Retrouvez les différents événements organisés par l'UA
dans le cadre de la Connected Week sur la page dédiée

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Au programme du Festival D

Le Festival D est né à Nantes en 2015 à l’initiative de l’association Ping. Objectif : faire découvrir au grand public la nouvelle génération de créateurs, qui développent des projets variés autour du numérique : robots, mobiliers connectés, machines à imprimer en 3D, installations artistiques…

La 3e édition est pour la première fois organisée à Angers. Elle s‘est construite sous l’impulsion de l’Istia et de l’École supérieure des beaux-arts TALM Angers, deux établissements qui collaborent depuis 2014 sur des projets alliant art et technologies numériques. D’autres acteurs angevins se sont joints aux organisateurs, à commencer par le Quai, qui accueille l’événement dans ses murs.

Les visiteurs pourront échanger avec les créateurs, mais également mette la main à la pâte en participant à dix ateliers (dès 4 ans) pensés par Terre des sciences. Une conférence-performée et des concerts de musiciens bidouilleurs, repérés par la Chabada, complètent la programmation.

 

• Stands et ateliers le samedi 21 octobre, de 10h à 18h30.
Conférence performée « Faire avec ? Le numérique et ses outils », à 16h30.
Concerts dès 20 h.

• Stands, ateliers dimanche 22 octobre, de 10h à 18h.

Entrée libre.