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Le jardin et ses mythes, retour de colloque - Université Angers

Le jardin et ses mythes, retour de colloque

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affiche du colloque

Des enseignants-chercheurs français, américains et anglais étaient réunis du 29 novembre au 1er décembre pour échanger sur le thème du jardin et ses mythes aux USA et en Grande-Bretagne. Ces journées internationales organisées par le Crila proposaient d'étudier le jardin, fictionnel, idéal ou existant, dans ses rapports aux archétypes des récits bibliques et des mythes grecs.

Interviews de Sandrine Baudry, Jean-Michel Yvard qui abordent deux types de représentations du jardin. Andrew Isenberg, de l'Université de Temple aux États-Unis, s'intéresse lui aux déserts, un genre un peu particulier.

Propos recueillis par Thérèse Rosset

Les jardins, nouveaux lieux commémoratifs

Sandrine Baudry, post-doctorante à l'Université Paris 7 dans le domaine de l'ethnologie urbaine, a consacré sa thèse aux community gardens (jardins communautaires) de New-York. Elle s'est également intéressée aux jardins commémoratifs du 11 septembre qui sont apparus quelques mois après le drame. Sandrine Baudry explique en quoi cette pratique peut aider à « guérir » d'une catastrophe comme des attentats.

  • Les jardins commémoratifs (living memorials), qu'est-ce que c'est ?

  • Pourquoi le jardin a-t-il été choisi comme forme de mémorial ?

  • Quels sont les impacts de ces jardins commémoratifs sur le deuil des new-yorkais ?

Le jardin, métaphore de l'anti-Darwinisme social

Jean-Michel Yvard s'est penché sur un texte du scientifique T. H. Huxley, surnommé le « bulldog de Darwin », en raison de son implication dans la vulgarisation de l’œuvre de Darwin. Il remet en cause dans un article la notion de Darwinsime social, selon laquelle la sélection naturelle devrait être appliquée sans réserve aux sociétés humaines. L'auteur utilise l'image du jardin pour montrer que les lois à l'intérieur du jardin ne sont plus celles de la sélection naturelle.

  • Quel rapport entre l'entretien d'un jardin et la théorie de l'évolution ?

Une conquête du désert manquée

Andrew Isenberg, historien de l'environnement à l'Université de Temple se fait l'écho d'une drôle d'histoire dans laquelle les chameaux tiennent le premier rôle. Récit.

Les États-Unis ont acquis des terres désertiques en 1848, après la guerre qui les opposa au Mexique. Le désert était un environnement inconnu pour les américains de l'époque si bien qu'ils ont assimilé ce nouveau territoire  à celui de la Terre promise dont parle la Bible. Ces déserts devenant par là-même une version américaine de la Terre sainte.

Les instances politiques de l'époque ont permis la création d'une expédition militaire contre les indiens résidents dans le désert. Ils ont choisi de partir à dos de chameaux plutôt que de chevaux ou mules. L'itinéraire prévu partait du Bassin du Mojave au désert de Californie. Leur vision romantique du monde arabe a conduit les américains à attribuer aux chameaux des qualités "magiques". Ils parlaient de ces animaux comme d'un mythe, exagérant leurs capacités de résistance à la soif et d'endurance.

C'est ainsi que 75 chameaux furent importés par le gouvernement. Mais cette "conquête" du désert a échoué pour deux raisons. Une terrible sécheresse a tué un grand nombre d'animaux puis les survivants ont été vendus à des particuliers (dont des zoos) après l'éclatement de la guerre civile.

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