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Journée d'étude sur le terrain - Université Angers

Journée d'étude sur le terrain

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Les étudiants du Master 2 NTCI à la découverte des vignes du Layon

Crédit photo : Marine Priou

Vendredi 26 septembre, les bords du Layon ont accueilli les étudiants du Master 2 Négociateur trilingue en commerce international de la Faculté des lettres, langues et sciences humaines le temps d’une journée d’étude sur le terrain.

Existe-t-il meilleure façon d’effectuer sa rentrée universitaire que de partir à la rencontre des vignes de la région et des professionnels du métier ? Profitant de la douceur angevine de ce début d’automne, ce groupe de négociateurs trilingues en formation partaient en visite dans la vallée du Layon, accompagné de Fabrice Redois, géologue, et de Sandrine Travier, biologiste (Faculté des sciences). L’objectif était de comprendre l’influence de facteurs tels que la géodiversité et la biodiversité sur les vignes d’Anjou. L’occasion également pour les nouveaux arrivants de cette promotion d'apprendre à se connaître davantage.

Le premier arrêt s’effectuait à Chalonnes-sur-Loire, à l’endroit même où le Layon plonge dans la Loire. Fabrice Redois a profité de ce court arrêt pour faire une brève ébauche de l’histoire de cet affluent si important et de ses caractéristiques avant de reprendre la route pour la vallée du Layon. C’est au “Godinet” que les étudiants se sont vus énumérer les principaux cépages présents dans la région: Chenin, Sauvignon, Cabernet, Grolleau… Sandrine Travier abordait alors avec eux les multiples facteurs biotiques (par exemple, le Phylloxera) et abiotiques (conditions climatiques, main de l'homme) qui affectent ou ont affecté la vigne française.

En fin de matinée ils arrivaient au musée de la Vigne et du Vin d’Anjou et de Saumur de Saint-Lambert-du-Lattay où les attendait Luc Arenou (ancien vigneron et actuel président de l'association des Amis de la vigne et du vin). Pendant plus d’une heure le groupe d’étudiants s’est vu expliquer les techniques de production et leurs évolutions avant d’évoquer avec eux ses craintes concernant l’arrivée de la jeune génération: “ les jeunes qui arrivent ont besoin de se ré-approprier le vin, malheureusement ils ont parfois tendance à vouloir tout effacer, c’est pourquoi il me parait essentiel de partager les savoir-faire traditionnels afin qu’ils ne tombent pas dans l’oubli”.

Riches des connaissances acquises durant la matinée, les étudiants guidés par leurs accompagnateurs s’en allaient pique-niquer au Pont-Barrée, un lieu historique sur les bords du Canal de Monsieur. Le groupe entamait ensuite l'après-midi par une première halte à la Chauvière, où ils en apprenaient davantage sur les différents procédés de production du vin et l’incidence des choix du vigneron sur la vigne. L’occasion également de se rendre sur les Coteaux des Treilles, une parcelle quelque peu atypique de la région du Layon car située sur une pente très abrupte. Le domaine de l'emblématique Joe Piton, véritable figure du vin en Anjou étonnait les étudiants tant par le panorama proposé que par le travail mis en oeuvre pour le remettre en état (après la guerre, la nature avait reprit ses droits et envahit la quasi-totalité des hectares vinicoles, alors en friches).

L’après-midi s’achevait par un dernier rendez-vous à Chaudefonds-sur-Layon, chez une autre personnalité reconnue du paysage viticole angevin, Patrick Baudouin (vigneron, propriétaire du domaine Patrick Baudouin, sur les terres de Princé). Ce viticulteur bio leur expliquait avec passion ses difficultés à faire reconnaître le haut de gamme en Anjou: “il existe aujourd’hui un vrai problème de segmentation, et pas seulement en Anjou mais dans la France entière”. Il évoquait également avec les étudiants les incohérences entre des régions comme Bordeaux, avec des vins aux prix exorbitants mais qui se vendent, et l’Anjou qui n’arrive pas à vendre des vins haut-de-gamme, en tout cas pas sur le marché local. “La solution que nous avons trouvée, c’est d’exporter. Aujourd’hui on travaille avec les États-Unis, le Québec, le Japon, la Russie, etc…”. Une situation forcément intéressante pour ces Négociateurs Trilingues en formation, dont une partie se destine aux métiers en lien avec le secteur du vin. Les propos de Patrick Baudouin rejoignait enfin le discours de Luc Arenou à l’heure d’évoquer le futur du vin en Anjou “les jeunes qui arrivent aujourd’hui pensent tout inventer, en oubliant souvent la tradition qui a donné à ce produit ses lettres de renom. Mais certains apportent également de l’innovation, et c’est nécessaire pour être compétitifs aujourd’hui”. Le groupe terminait finalement cette journée par une dégustation proposée par leur hôte, l’occasion pour certains de s’initier à la science de l’œnologie et de se laisser tenter en rapportant avec eux un peu de Princé en bouteille.

C’est la tête pleine de nouvelles connaissances et de souvenirs que nos futurs Négociateurs Trilingues en Commerce International prenaient le chemin du retour pour clôturer cette belle journée, qui aura permis de créer un groupe de travail homogène afin d’aborder leur dernière année dans les meilleures conditions.

 

Article proposé par deux étudiants en Master 2 Négociateur trilingue en commerce international : Clément Simoneau et Clément Guichard

La journée en images

Crédit photo : Marine Priou
Crédit photo : Marine Priou
Crédit photo : Marine Priou
Crédit photo : Marine Priou
Crédit photo : Marine Priou
Crédit photo : Marine Priou
Crédit photo : Marine Priou
Crédit photo : Marine Priou
Crédit photo : Marine Priou