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AMI SHS - Université Angers

Insertion des diplômés de sciences humaines et sociales

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SHS : pour une insertion de qualité

Développer l'entrepreneuriat est l'une des pistes explorées

L’Université d'Angers, en partenariat avec des acteurs du monde économique, va déployer un ensemble de mesures visant à améliorer l’insertion professionnelle des diplômé.e.s de lettres, langues et sciences humaines. Un plan d’actions qui suscite l’intérêt au plan national.

Les taux d’insertion des diplômés de lettres, langues et sciences humaines sont supérieurs à la moyenne nationale à l’UA. À titre d'exemple, 89% ont un emploi 18 mois après achevé leur master, contre 80% en moyenne en France. Mais, des marges de progression sont encore possibles, notamment « sur la stabilité de l’emploi et le niveau de rémunération qui est moindre que pour le reste de l’université », note Christian Roblédo, le président de l’UA.

L'Université d'Angers, qui a fait de la réussite de ses étudiant.e.s une priorité, a décidé d’agir. Elle a imaginé un plan visant à « révéler les compétences transversales des étudiants de lettres, langues et sciences humaines, poursuit le président Roblédo, dont eux-mêmes n’ont pas toujours conscience : leur savoir-être, leur capacité à travailler avec les autres, à mener des projets, à comprendre les enjeux sociétaux… » Tout un socle de compétences qui permet de s’adapter dans un monde professionnel en mutation, et qui peut être valorisé auprès de recruteurs.

Valoriser les compétences transversales

Le projet qui associe la Faculté des lettres, langues et sciences humaines, le service universitaire d’orientation et d’insertion professionnelle (SUIO-IP), mais aussi une banque et des instances représentatives des entreprises, repose sur trois axes :

  • La formation, l’auto-formation et l’auto-évaluation
    En lien avec le SUIO-IP, qui fournit déjà des outils d’aide à l’insertion professionnelle (préparation du CV, de lettre de motivation…), des formations spécifiques vont être construites pour les étudiants de SHS, afin de développer et de valoriser leurs compétences transversales (ou soft skills). Elles prendront notamment la forme de capsules numériques. Des simulations d’entretien de recrutement leur seront également proposées.
  • Les partenaires se sont retrouvés en avril pour un premier comité de pilotage
    La co-construction des compétences avec les entreprises
    Simulations d’entretien, matinales avec des DRH, mini-soutenances de stage devant des professionnels, parrainages de promotions… Le Crédit Mutuel, la confédération des PME (CPME), le syndicat patronal Medef, et la Chambre de commerce et d’industrie de Maine-et-Loire (CCI) s'impliqueront dans diverses actions pour aider les étudiants à se familiariser aux codes de l’entreprise. Par ce biais, les échanges avec les équipes pédagogiques devraient s'intensifier. Les deux mondes, économique et universitaire, se sont engagés à adopter un vocabulaire commun pour définir les différentes compétences.
  • La généralisation de l’approche par compétences
    Les formations seront traduites en compétences, disciplinaires, professionnelles et transversales. Les étudiants seront évalués sur ces différents pans. « C’est une petite révolution dans le monde universitaire où l’on a l’habitude de valider des connaissances, pas forcément des compétences », reconnaît Didier Boisson qui dirige, jusqu'au 15 mai, la Faculté des lettres, langues et sciences humaines.
Formations pilotes

Ce dispositif concernera dans un premier temps quatre formations :

Il sera par la suite progressivement étendu aux 4000 étudiants de la Faculté des lettres, langues et sciences humaines, et aux 120 doctorants relevant de son périmètre.

Pour mener à bien ce projet, deux postes ont été alloués à l’UA par le ministère (lire ci-dessous). Un.e ingénieur.e pédagogique et un.e chargé.e de relations avec les entreprises seront prochainement recruté.e.s.

 

Un projet primé au plan national

Le projet de l’UA constitue la réponse apportée à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI), lancé par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à destination des établissements du supérieur souhaitant expérimenter des dispositifs d’appui à l’insertion des étudiants et diplômés en sciences humaines et sociales.

Le résultat de cet appel a été rendu public le 20 mars 2017. L’Université d’Angers figure parmi les 11 lauréats. Deux postes lui ont été octroyés.

En parallèle de leurs propres actions, les 11 établissements sélectionnés formeront durant l’année 2017 un groupe pilote chargé de capitaliser les pratiques et dispositifs les plus pertinents, pour les mettre au service de l’ensemble de la communauté.

Commentaire de CAMILLE BAULANT posté le 21 avril 2017 à 15:45

Bravo pour cette belle initiative d’insertion des étudiants en SHS menée par nos collègues de la Fac de Lettre ! Elle pourrait être aussi être fertilisée avec les démarches menées à la Fac de DEG qui enseigne aussi les SHS et qui développe pour ses étudiants des partenariats avec le monde des entreprises et collectivités locales, des approches fondées sur la pluridisciplinarité, les NTIC (veille, big data, data visualisation, stratégie digitale…) et le développement à l’international. Camille Baulant, DEG.

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« Faire connaître l'entreprise »

Que ce soit le Crédit Mutuel ou la CPME, les partenaires économiques de ce projet ont choisi de s’y investir « pour mieux faire connaître le monde de l’entreprise ». Et pour préparer l’avenir.

Le Crédit Mutuel Anjou comptent recruter « plus de 100 collaborateurs d’ici 3 ans, indique sa directrice générale Isabelle Pitto. Il nous importe que les établissements d’Anjou forment des gens de qualité ». Le chemin qui mène à une carrière bancaire après des études de SHS ne saute pas immédiatement aux yeux. Il est pourtant loin d’être exceptionnel, selon Isabelle Pitto. « Nous recrutons des diplômés de SHS. Nous leur apportons une formation technique, en banque ou assurances, mais ils ont à la base développer un savoir-être, des qualités de questionnement, de synthèse, d’analyse qui sont très importantes à nos yeux ».

Dominique Poirier, représentant la confédération des PME de Maine-et-Loire, voit encore à plus long terme : « C’est important d’ouvrir les entreprises aux étudiants, de leur donner le goût d’entreprendre, car il ne faut pas oublier que ce sont eux qui reprendront les entreprises de demain ».

Au Mans et ailleurs

L’Université du Maine est associée au comité de pilotage du dispositif lancé à l’UA pour améliorer la qualité de l’insertion professionnelle de ses diplômés de SHS. Elle prévoit également de le mettre en place auprès des étudiants sarthois. Une première étape. « L’idée, c’est que si le dispositif fonctionne, il puisse être déployé à terme dans d’autres universités françaises », indique le président de l’UA, Christian Roblédo.