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Le CJB s'exporte - Université Angers

Le CJB s'exporte

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Arnaud De LAJARTRE au 4e colloque du réseau des Cliniques juridiques francophones

Lomé - Togo

Du 6 mars 2018 au 7 mars 2018


Les 6 et 7 mars derniers se tenait à Lomé (Togo) le 4ème colloque du réseau des Cliniques juridiques francophones.
Arnaud de Lajartre y représentait la Faculté de droit et le CJB, au nom de l’Université d’Angers mais aussi de l’association Boutique de droit d’Angers dont il est président depuis plus de 15 ans.

La communication présentée portait sur la passerelle établie depuis une dizaine d’années entre la formation des étudiants et l’engagement associatif en matière d’accès au droit : la Boutique de droit, créée en 1976, accueille des M1 et M2 en droit afin de les initier - par la pratique - à l’information juridique et en partie à la consultation en droit.

Les permanences hebdomadaires assurées par binôme permettent d’écouter, d’aider, de conseiller juridiquement et d’orienter les habitants confrontés à des problèmes de droit. Dans d’autres universités françaises ou étrangères (et pas seulement francophones), cette activité s’exerce dans le cadre des « cliniques juridiques ». Modèle inventé aux Etats-Unis il y a un siècle, les legal clinics se sont répandues à travers le monde, mais plus tardivement en Europe dans les années 1990. Il en existe aujourd’hui seulement quelques unes en France (Caen, Bordeaux, Saint Denis, etc.), renforçant l’effectivité de l’accès au droit dans notre société mais aussi la qualité de la formation des étudiants en droit : cette mise en pratique des connaissances (à l’instar des démarches cliniques de la formation médicale) au « chevet » des habitants venus consulter les étudiants, encadrés par les enseignants et/ou des avocats dans une maquette de formation plus ou moins inclusive, va fortement contribuer à la professionnalisation des juristes sortant de l’Université.

Face à un tel dispositif, la Boutique de droit d’Angers présente des ressemblances mais aussi quelques écarts : totalement hors cursus universitaire, l’association contribue pourtant à la formation professionnelle des M1 et M2, mais dans le cadre d’un engagement extérieur militant pour l’accès au droit et peut être avec une parole plus libre vis-à-vis du monde institutionnel du droit : justice, avocats, etc. et même Facultés de droit…

Néanmoins, à terme, pourquoi ne pas envisager de poursuivre la trajectoire de rapprochement de cette structure associative avec les étudiants en droit vers une clinique juridique (ou une autre appellation) ?

Pourquoi pas, mais les enjeux sont aussi ceux des moyens humains et financiers nécessaires pour une clinique juridique…