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Equipe Rousseau - Université Angers

33e concours de procès simulé en droit international

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Plaidoiries : l’UA à l’assaut du Rousseau

L'équipe de l'UA engagée dans le Charles-Rousseau

Du 30 avril au 6 mai 2018, l’UA accueille les plaidoiries du 33e concours Charles-Rousseau, plus important concours francophone de procès simulé en droit international. Une compétition durant laquelle l’équipe angevine espère bien jouer les premiers rôles. Rencontre.

Coralie Beauchard, Léna Kim, Léa Vernerey et Aboubacar Coulibaly défendront les couleurs de l’UA lors des joutes verbales organisées à la Faculté de droit, d’économie de gestion et dans deux lieux symboliques de la ville d’Angers. Un rendez-vous que les quatre étudiants de master 2 Droit international et européen préparent depuis l’automne.

En octobre, les organisateurs de ce concours annuel créé en 1985 ont dévoilé le cas fictif sur lequel des équipes du monde entier étaient invitées à plancher, en français.

Le sujet rédigé par deux professeures de l’UA, Alina Miron et Bérangère Taxil, s’inspire de leurs travaux de recherche et de l’actualité. Pour résumer les 12 pages du document : des naufragés sont récupérés par un navire scientifique battant pavillon saumuréen (un État fictif). Le bateau se dirige vers le port le plus proche, situé sur le territoire du Takaramé. Mais son gouvernement nationaliste refuse de laisser débarquer les réfugiés. « A-t-il le droit de les refuser ? » C’est sur cette question qu’ont travaillé d’arrache-pied Coralie, Léna, Aboubacar et Léa.

Droits de la mer et des réfugiés

Pour éviter tout conflit d’intérêts, l’équipe angevine a été encadrée par un doctorant de la Sorbonne, Edoardo Stoppioni, en poste à l’Institut Max Planck ; « un très bon coach sur le plan académique et personnel », jugent ses protégés.

Après 6 mois de recherche, ils ont rendu deux mémoires sur ce conflit imaginaire, présentant chacun les arguments des deux camps, en défense et en requête. « C’est très intéressant de voir l’articulation entre le droit de la mer et celui des réfugiés qui paraissent totalement différents, mais que finalement on arrive à concilier », explique Léna.

Depuis le dépôt de leurs copies, le 20 mars, le groupe se prépare à la phase orale de la compétition, disputée pour la première fois à Angers. La perspective de ces plaidoiries a été l’une des principales motivations des quatre membres au moment de l’inscription. Objectif : « S’améliorer encore à l’oral ».

Dans la dernière ligne droite, l’entraînement est intensif. « On se réserve un créneau de 2h30 par jour », confie Coralie. Pour mettre toutes les chances de son côté, l’équipe s’est même rendue à Paris, pour plaider devant un parterre d’avocats et subir le feu de leurs questions. Une répétition générale avant le grand jour.

 Vingt-deux équipes internationales

Les premières joutes de 1h30 auront lieu le 1er mai. Vingt-deux universités - françaises pour huit d’entre elles mais aussi belges, russe, grecque, congolaise ou canadiennes - vont s’affronter pour décrocher une place en quarts de finale. Durant toute cette phase éliminatoire, les équipes seront divisées : deux membres représenteront « les humanistes » tandis que deux défendront les intérêts de l’État du Takaramé.

Seules quatre formations se retrouveront en demi-finales le samedi à la Cour d’appel d’Angers et deux en finale au musée Jean-Lurçat le dimanche. Une finale qu’a récemment atteint l’équipe de l’UA engagée dans une autre épreuve, le concours René-Cassin. « Nous étions vraiment contents pour elles », s'enthousiasme Léna. « Ça nous donne encore plus de détermination pour notre concours », renchérit Léa, candidate du Cassin en 2017 et présidente du Réseau angevin de droit international et européen, le Radie qui soutient les concurrents dans ces aventures.

« Aller le plus loin possible »

Comme les participantes du Cassin, l’équipe du Rousseau vise le prix du meilleur mémoire. Pour les plaidoiries, « on ne se met pas la pression, mais on veut aller le plus loin possible », affirme le déterminé Aboubacar qui lorgne sur « la première place ».

Une nouvelle fois, il faudra se méfier des universités québécoises. L’an dernier, c’est celle de Sherbrooke qui l’avait emporté.

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Le programme en bref

Le concours Charles-Rousseau s’ouvrira l’après-midi du 30 avril, à la Faculté de droit, d’économie et de gestion, par le 15e colloque annuel du Réseau francophone de droit international, qui portera sur les thématiques soulevées par le sujet du concours : « Les réfugiés en mer : droit des réfugiés ou droit de la mer ? »

La phase éliminatoire des plaidoiries, non ouverte au public, débutera le 1er mai et se poursuivra jusqu’au 4 mai.

L’après-midi du vendredi 5 mai, les meilleures formations disputeront les quarts de finale, de 13h30 à 16h, dans les amphis Inca et Quartz de la Faculté. Événement ouvert au public.

Les demi-finales se dérouleront le lendemain après-midi à la Cour d’appel d’Angers, et la finale le dimanche, à partir de 14 h, au musée Jean-Lurçat.

Voir le détail du programme


Podcasts

Revoir le colloque d'ouverture "Les réfugiés en mer : droit des réfugiés ou droit de la mer ?"
Partie 1 | Partie 2

Réécouter l'émission spéciale concours Charles Rousseau réalisée par Radio Campus Angers :